Soit, en francs, 422 et 342 millions
3 . En 1 904, le commerce de la France avec le ZoUverein a été : 1° d'après la statistique allemande : à l'importation (en Allemagne), 424 millions de marks (530 millions de francs) ; à l'exportation (de l'Allemagne), 271 millions de marks (342 millions de francs) ; 2° d'après la statistique française (commerce spécial) il a été de 555 millions à l'exportation de France et 429 millions à fimportatioii en France.
La différence entre les deux statistiques est grande pour l'exportation de France, sans doute parce que beaucoup de marchandises déclarées pour l'Allemagne à Texportation ne font que transiter par l'Allemagne pour se rendre en Russie.
pour rexporlation (par des chiffres plus ou moins autlientiques), jusqu'en 1790 el date de 1821 pour l'iniporlation. J.cs Élats-Unis importaient alors presque chaque année et ont importé jusqu'en 1874 (à l'exception de douze années) plus qu'ils n'exportaient ('). Jusqu'en 18/32 l'importation a rarement (sept fois) dépassé 100 millions de dollars ; elle a été fortement affectée par l'embargo de 1808-1809 et par la guerre avec l'Angleterre en 1812-1814. Jusqu'en 1834, l'exportation est restée au-dessous de 100 millions de dollars (excepté en 1800 et 1807).
Par les tarifs de 1816 et surtout par ceux de 1824 et de 1828 le commerce extérieur des Etats-Unis a été placé sous un régime protectionniste dont les droits ont été à plusieui's reprises aggravés (-). La réfoi'me douanière de 1832-1833 (compromis de Glay) lui i)ermit de prendre un plus large essor : 168 millions de dollars en 1832, 301 en 1836. La crise de 1837 le rabattit à 201 millions en 1838. En 1846 fut voté un tarif tiscal plus élevé que le précédent; en 1857, au contraire, un tarif réduit. La disette de 1847 en Eiu'ope tit monter l'expoilation à 156 millions. Le commerce progressait; il atteignait 687 millions de dollars (354 à l'importation, 333 à l'exportation) en 1860.
La guerre civile le fit tomber à 380 millions en 1 862. Au commencement de la lutte, le parti l'épuhlicain, dans lequel dominait réli'inent manufactiu'ier des Ktats du nordest et qui était en conséquenc*; protectionniste pendant que le [)arti sudiste et démocrate, exportateur de denrées agricoles, soutenait la liberté commerciale, vota un tarif protectionniste, d'abord modéré (tai'if Mori iH, mars 1861), mais dont il augmenta à plusieurs reprises les taxes el qui se résuma dans le tarif du 3 mars 1883.
Malgré la cri.se causée par l'abus du papier-monnaie, le commerce se développa jusqu'en 1873. Il fléchit de 1873 à 1876 comme le commerce européen. Il se releva lors de la ropri.se du payement on espèces et, favorisé par l'énorme demande de grains de l'Europe en 1880 et années suivantes, il dé|)assa I milliard et demi de dollars. Nouveaux fléchissements en 1884-1887, puis en 1893-1805; ce qui n'a pas empêché les Etats-Unis de dépasser 2 milliards en 1900, et d'enregistrer en 1904 un total de 2 452 millions de dollars, soil 12 milliards 750 millions de francs.
Depuis 1876, l'exportation a été presque constamment (excepté en 1888, 1889 et 1893) supérieure à l'impoi'lation. L'excédent s'est élevé jusqu'à 665 millions de dollars, soit près de 3 milliards de francs en 1901 ; il était encore de 470 millions de dollars en 1904. Si l'on additionne l'excédent des exportations sur les importations dans la dernière décade (189.5-1904), on trouve un total de plus de 4 milliards de dollars, soit 21 milliards de francs (").
En 1890, Mac-Kinley, président républicain, fit remplacer le tarif de 1883 par un
1. Cependant en 1840, en 1843, surtout en 18i7, il y a eu une forte exportation de céréales.
Rapport de llamilUm (5 septembre 1791). loi du 8 mni 179?, lois de 1794-1808 ; tarif du 27 avril ISlfi, premier tarif vraiment protecteur; tarif du 24 mai 1S24: tarif du 22 avril 1828 (Jackson, président); compromis de 1832; tarif libéral de 1842; tarifs de 1842, 1816, 1857 (ce dernier moins élevé que les précédents). Après la guerre de Sécession, tarif du 2 mars 1861 (tarif MorriH), tarifs de 1862, 1863, 1864 et actes du 14 juillet 1870, du 6 juin 1872, du 3 mars 1883, du 6 octobre 1890 (tarif Mac-Kinley), de septembre 1894 (tarif Wilson), du 24 juillet 1897 (tarif Dingley)
3. 4,01 milliiirds de dollars (51,:J milliards de fnincs). L'accroissement de l'exporlation des produits manufacturés a porlé principalement, dcjniis vingt ans, sur les machines agricoles (3,4 millions de dollars en 1884, 22,7 en 1904), le cuivre et ks objets en cuivre (2,6 millions et 57,1), les articles en coton (11,9 et ?2,4), les objets en fer et en acier (21,9 et 111,9), le cuir et les objets en cuir (8,3 et 33,9).
tarif Irès protectionniste auquel, (jualre ans après, son successeur, Cleveland, président démocrate, parvint à substituer à son tour un tarif (tarif Wilson) semilibéral (1894). Mais le parti républicain recouvra le [pouvoir à l'élection suivante et, parle tarif Dingley du 2-1 juillet 1897, les Etuts-Unis sont rentrés sous un régime très protectionniste.
Ce régime aurait eu vraisemblablement une influence compressive sur le développement économique d'un pays de moyenne étendue et de moyenne activité. Aux Etals-Unis, vu l'étendue d'un territoire qui est plus de seize fois celui de la France, et le chiffre de la population qui est aujourd'hui double de la population française, vu la condition des habitants des Etats-Unis qui consomment en moyenne par tète jilus que les Européens, vu la richesse du sol en produits agricoles et en minéraux et l'esprit d'entreprise des Américains, les gènes du tarif n'ont pas entravé l'essor du commerce extérieur.
En 1904, le commerce extérieur des États-Unis a été, à l'importation de 991 millions de dollars, à l'exportation de I 460 millions (1 435 millions de produits domestiques et 25, G millions de produits étrangers), au total 2451 millions de dollars ('). Eu outre, rimporlalion de métaux précieux a été de 22 millions de dollars, l'exportation de 81 ,4 millions (^).
Ce commerce, qui, en 1869, était de 18 dollars (94 fr.) par tète, s'est élevé à environ 31 dollars (161 fr.) en 1904.
D'api'ès la statistique française, la France, depuis 1876, importe beaucoup plus des Etats-Unis qu'elle n'exporte aux États-Unis {^). Il n'en ('lait i)as de mémo avant 1876 (^). Le commerce général a augmenté, de 150 millions de francs en 1827-1830, à 650 millions (même 790 en 1856 à cause d'une grande importation de blé) en 1855- 1860. La guerre de Sécession a fait tomber ce commerce au-dessous de 200 millions. Il s'est relevé rapidement à près de 600 millions ; la mauvaise récolte de 1879 l'a môme fait monter exceptionnellement jusqu'à 1 275 millions. Depuis 188i, il a oscillé entre 600 millions (1894) et 955 millions (1898, grande importation de blé). En 1904, le commerce général a été de 808 millions de francs et le commerce spécial de 733 (483 millions à l'importation, 256 à l'exportation). La France avait un traité de commerce avec les États-Unis; mais ce traité est nul, le sénat américain en ayant contesté la validité.
1. La statistuiiie du coiiiniorce extérieur des États-Uais comprend : à riuiportation, les marclianclises importées direclcmcat pour la coiisomuiatioii ou sorties des entrepôts (avec distinction de celles qui payent et de celles qui ne payent pas un droit); à Texporlation, les produits domestiques et les produits étrangers : c'est donc un commerce général. La valeur des articles importés (depuis le mois d'août 1S90) est le prix moyen dans le pays d'importation, y compris remballage et les frais de transport. La valeur des produits exportés est le prix de ces produits rendus au port d"embarquement.
Le commerce avec Porto-llico, les îles Hawaii (depuis 1900) et l'Alaska, qui sont des territoires, n'est pas compris dans les relevés du commerce extérieur, puisqu'ils sont parties intégrantes des États-Unis. L'or et l'argent font l'objet d'une statistique à part.
Le transit est l'objet d'un relevé spécial qui ne figure jias dans le tolal du commerce.
2. De I84S à 1877, l'importation des métaux précieux a été chaque année supérieure à l'exportation. L'importation l'a emporté, de 1878 à 1888, à l'époque de la lutte entre les mono-métallistes et les silvéristes. Elle l'emporte, depuis 1897, à cause de l'excédent des exportations de marchandises.
3. Depuis IS7C, l'cxportalion n'a été supérieure, et supérieure de très peu, qu'en 1890 et en 1895.
4. L'exportalion, de 1850 à 1876, a été supérieure presque tous les ans, excepté en I8G1 et I8R2 (guerre civile), 1860 et 1868.
La France occupe aujourd'liui dans le commerce des États-Unis (d'après la statistique des États-Unis) le qualrième rang, après l'Angleterre, l'Allemagne et le Canada. En 1869, son importation, d'après la statistique américaine, avait été de 30 millions de dollars et son exportation de 33 millions. En 1903-1904, elle a importé aux Étals-Unis 81 millions et demi de dollars et exporté des États-Unis 83 millions (').
Pays-Bas. — La statistique du commerce des Pays-Bas accuse depuis un demisiècle un essor vigoureux et à peu près continu qui surprend au premier abord. Le commerce dit spécial de cet État représentait 196 fr. par tète en 1847 et 1 644 fr. en 1903. En effet, il était évalué à 600 millions de franoe en 1847 (commencement de la statistique) et il a été de 8 876 millions de francs en 1903 (2 777 millions de florins à l'imporlalion et 1 954 à l'exportation), soit une augmentation de 148 millions de francs en moyenne par an.
Les Pays-Bas distinguent le commerce général et le commerce spécial (^) ; mais, en fait, la distinction est très incomplètement observée parce que, le tarif des Pays- Bas étant fondé sur le principe de la liberté, un très grand nombre des marchandises, qui se trouvent exemptées de droits, sont déclarées au commerce spécial, bien qu'elles ne soient entrées que pour le transit. En cuire, dans le commerce spécial sont compris les métaux précieux que la plupart des États comptent à part. C'est par suite d'une confusion du commerce général avec le commerce spécial qu'on voit figurer les céréales pour 175 millions de florins à l'entrée et pour 150 millions à la sortie en 1903, le café pour 51 et 36 millions, le fer et les ouvrages en fer et acier pour 260 et 191 millions, etc.; c'est en partie pour la même raison que les pays avec lesquels les Pays-Bas enregistrent le commerce le plus actif sont l'Allemagne (602 millions de florins à l'importation, 972 à l'exportation), le Royaume- Uni (257 et 460 millions), la Belgique (227 et 213 millions), etc., pays auxquels il faut ajouter pour l'importation les Indes néerlandaises (337 millions).
La France ne prend qu'une très petite part à ce commerce (22 millions de florins à l'importation et 17 à l'exportation en 1903) et cette part ne s'accroît pour ainsi dire p<as (*). La France n'est pas liée par un traité de commerce avec les Pays-Bas.
\. Ea 1903-1904, le commerce de la France avec les États-Unis a été : 1° d'après la statistique américaine : à l'importation (aux États-Unis) 81,9 millions do dollars (409 millions de francs), à l exportation (lies États-Unis) S2,2 raillions de dollars (427 millions de francs) ; 2° en 1904, d'après la statistique fran- (.■aise (commerce spécial), le commerce a été à Texpoitatiou de France de 2jl millions de francs et à l'importation en France de 483 millions.
La statistique française donne pour roxportation de France aux États-Unis un chiffre bien inférieur à celui de la statistique américaine pour Fiaiportation de France aux États-Unis, sans doute parce que beaucoup de marchandises françaises sont exportées par voie d'Angleterre ou même de Belgique, sans que le véritable pays de destination soit déclaré.
En dressant le graphique des importations et des exportations entre la France et les Etals-Unis, d'après la statistique de l'un et de l'autre pays, et eu les superposant (comme je l ai fait) nons avons été étonné, quoique nous sachions que la concordance ne peut exister, de la grande ditTérence qui apparaît entre les deux figures.
2. Les prix sont enregistrés conformément aux déclarations des importateurs pour les produits taxés, d'après les évaluations, non renouvelées annuellement, d'une commission des valeurs.
3. Soit 46,2 millions de francs à l'importation et 35,7 à l'exportation. La statistique française donne, pour 1903, 50 et 57 millions.
En 1903, le commerce de la France avec les Pays-Bas a été, d'après la statistique néerlandaise, de
Belgique, Autriche-Hongrie, Russie, Italie, Suisse, Espagne. — Aucun des auti es Etats a'a juscjii'ici atteint par son commerce spécial le cliiffre de 5 milliards en 1904.
La Belgique Lient la tête avec 4 965 millions de francs au commerce spécial en 1904 (non compris les métaux précieux et non compris le transit qui était de 1 606 millions). En 1840, son commerce n'était que de 345 millions (le transit était, en outre, de 44 millions) ; en 1870, il était de 1 611 millions, en 1890, il s'élevait à ."3 108 millions de francs (en outre, 1 374 millions pour le transit). De 1873 à 1894, il a pour ainsi dire piéliné; mais, depuis 1895, il a pris un grand essor.
En somme, il était, en 1903, de 682 fr. par tête, transit non comjjris. Celte proportion est très élevée, quoicjue beaucoup moins que celle des Pays-Lias. C'est que la Belgique est aussi, bien qu'à un moindre degré, un territoire de transit, que beaucoup de marchandises exemptes sont, quelle que soit leur destination, déclarées pour le commerce spécial et que d'ailleurs, en général, le commerce calculé par tête donne, à intensité commerciale égale, une proportion plus forte dans un petit pays que dans un grand, parce qu'à extension égale le commerce du petit pays dépasse plus vite la frontière que celui du grand pays.
Le commerce de la Belgique avec la France a presque constamment augmenté de 1850 à 1875, l'importation en France l'emportant d'ordinaire sur l'exportation en Belgique. D'après la statistique française, de 400 millions environ au commerce spécial, ce commerce était monté à plus de 950 millions. Il a fléchi ensuite jusqu'en 1895, sui tout pour l'importation qui a beaucoup baissé de 1890 à 1895, période d'afl'aissement général. En 1904, l'importation a été de 465 millions, l'exportation de 347 ; total : 812 millions (').
En 1831, le commerce extérieur de Y Autriche (commerce dans lequel étaient alors comprises la Lombardie et Venise) n'était que de 311 millions de couronnes (^), dont 129 avec la Hongrie ; en 1850, il était monté à 576 millions, dont 200 avec la Hongrie. L'Autriche, ayant adopté en 1851 un tarif libéral, traita avec le Zollverein en 1853, avec la Prusse en 1865; elle traita avec la France sur une base libérale, puis avec l'Italie et avec l'Angleterre. L'Autriche et la Hongrie, à la suite du nouveau pacte politique de 1867, ont formé une union douanière. En 1878, l'Autriche-Hongrie a adopté un tarif protectionniste, puis, en 1883, un tarif plus protectionniste, et un autre en 1887.
Cependant le gouvernement est revenu ensuite à la politique conventionnelle, et a conclu des traités avec plusieurs puissances.
L'Autriche et la Hongrie, entre lesquelles l'application du tai if a soulevé de fré- ([uentes difficultés, ont eu, réunies, un commerce total qui a progressé de 635 mil-
22 millions de florins (4,:, 2 millions de francs) à riruportation aux Pays-Bas et de 17 millions de floi'ins (35,7 millions de francs) à Texportaliou des Pays-Bas en France. D'après la statistique française, en 1903, Texportation de France aux Pays-Bas a été de 50 millions de francs et Pimportution des Pays-Bas en France de 57 millions.
1. D'après WUmanach de Golha (année 190G). Piuiportation, en 1901, a été de AG6 millions, et l'exportation de :î4G, sans les métaux précieux. 1° Kn 1903, d'après VAnnuaiie slatisli/ue de la ISelgique, rimpoitation de France en liolgique a été de 3-iO millions et l'exportation de Belgique en France de 393 millions; 2" d'après la statistique française l'exportation de France en Belgique a été de fi30 millions et l'importation de Belgique en France de 325 millions. Il est évident qu'une grande partie, près de la moitié peut-être, de l'exportation française enregistrée pour la Belgique a une destination plus lointaine.
2. On comptait alors par florins, le florin valant uu pau plus du d )ubls de la couronne.
lions (le couronnes en 1851 à I 71i millions en 1869. De 1871 à 1904, leur commerce a plus que doublé; car il s'est élevé à 4 136 millions (4 343 millions de francs) en 1904. Dans ce commerce, la pnvl de la Hongrie (2 684 millions de couronnes) est de plus de moitié.
Dans le commerce de l'Aulriclie-IIongrie, la France ne figure qu'au scplicme ou IiLiitième rang (67 millions et demi de couronnes à l'importalion et 03 millions à Texportalion en 1904) ['J ; mais il est probable qu'une certaine quantité de marcbandises, qui sont en réalité à destination de l'Autriche, sont enregistrées, à leur sortie de Fiance, pour le compl(> de la Suisse.
Dans ce commerce, l'importation en France paraît avoir toujours été supérieure à l'exportation en Autriche-Hongrie. D'après les relevés de la statistique française, cette imporlalion, qui avait un peu augmenté de 1870 à 1880 Jusqu'à dépasser 100 millions, a fléchi depuis 1891. L'exportation est lestée toujours très faible sur les tableaux de la statistique française ; elle est plus forte sur les relevés autrichiens, sans monter cependant juscju'au chifl're de rex|)ortation.
La Russie dont le dernier tarif, celui du 13/:20 janvier 1903, est entré en vigueur le 1°'' janvier 1906, a fait pendant un quart de siècle un commerce à peu près égal en valeur à celui de la Belgique, tout en ayant un territoire dix-sept fois plus étendu et une population dix-huit fois plus considérable. Depuis 1897, elle retarde un peu sur la Belgique. Toutefois, nous venons de dire — et il ne faut pas oublier — qu'im très grand pays suffît plus par lui-même aux besoins de sa population qu'un petit.
En 1869, le commerce de la Russie (Finlande non comprise) était d'environ 1 milliard et demi de francs ; en 1904, il a atteint 1 683 millions de l oubles (583 millions cl demi à l'importation, 955 millions à l'exportation), soit 4091 millions de francs (*).
1 . 1° En 190-i, d'après la statistique autricliienne, l'importation de France eu Autriche a élé de 67, ô millions de couronnes (70,9 millions de francs) cl rexportutiou d'Aiitriclie pour la Trancc de G?, 9 millions de couronnes (6G millions de francs) ; 2" d'après la statistique français:', l'exportation de France jioiir TAutriche a été de 37,1 millions de francs et l'importation d'Autriche en France rie 08,2 millions.
2. Les chiffres de 583 millions de roubles a Timportation et de 955 à rexportation sont ceux que donnent (Finlande comprise) les Annales du commerce extérieur, année 1905, et VAlmanach de Gotha, année 1906. Les chififres de cette statistique sont inférieurs à ceux qu'on trouve dans d'autres documents. L'année 1902 est la dernière dont les résultats soient insérés dans r.4/t/i!<a/Ve statistUiue de la Bussie, 190i, première année (rédigé en russe avec en-tête en français). Les cliilïics des principales pulilicalions ne concordent pas.
Aimée 1902 liiiporlatiou £xporlalion MiUioiis di> roubles
Annuaire stalislique de la Russie (p. 318). Commerce extérieur
par dislvicls et douanes de terre et de mer 599, t 8G0,3
Annales du commerce extérieur (p. G2). Ilussie d'Europe (Finlande
non comprise) 493,0 708, 4
Almanacti de Gotha, 1906 (p. 1057). Commerce extérieur de la
Ilussie 599,1 860,3
Ibidem (p. 1058). Commerce de la linssie d'Kurope passant la fron-
Uère d'Europe, y compris celle de Finlande et du Caucase sur la
mer Noire 583,5 955
Stalcsman's Yearbook, 1905. Commerce avec l'Europe, FAsie, la Finlande (non compris les métaux, les métaux précieux et le commerce extérieur de la Finlande) 599,1 860,3
Les métaux précieux ne sont pas comptés dans ces totaux. Kn 1902, ils figuraient ii l'importation pour 14,4 millions de roubles et à l'exportation pour 7,1.
La part de la France est loin d'être celle que les liens politiques permettaient d'espérer. En 1002, sur un total de 1 200 millions de roubles, elle n'est portée que pour 72 millions dans le tableau des Annales du commerce extérieur ('). L'éloignenient et le tiirif très restrictif de la Russie sont probablement les causes principales de cette infériorité. En février 1906 a été votée par le Parlement français une nouvelle convention avec la Russie.
Dans le commerce de la France avec la Russie, c'est aussi l'importation en France qui l'emporte, et de beaucoup. Cette importation avait été en général en croissant de 1 850 à 1 878, année où elle a approché de 3r>0 millions de francs ; elle a baissé durant les années suivantes entre 300 et 200 millions. L'exporlation, malgré une légère tendance à augmenter depuis une quinzaine d'années, est en somme à peu près stationnaire et ne dépasse pas une cinquantaine de millions. Il est vrai qu'une partie des marchandises adressées à la Russie sont enregistrées à destination des pays intermédiaires.
L'Italie unifiée est partie de 1406 millions de francs en 1862. En 1863, elle signait avec la France un traité libéral ; mais, ayant besoin d'argent, elle releva bientôt, à partir de 1866, plusieurs droits de ce tarif; et même, à la suile d'une longue enquête, elle promulgua le tarif de 1878 qui augmenta notablement le nombre des articles taxés.
La statistique régulière du commerce de l'Italie ne commence qu'en 1871 après l'annexion du territoire pontifical. Elle atliibue au commerce spécial 2 036 millions de francs, à savoir 961 millions à l'importation et 1 074 millions à l'exportation (non compris les métaux précieux). De 2 milliards et demi qu'elle avait atteint en 1876, elle tomba, à la suite de graves difficultés avec la France, à 2 milliards (chiffres de 1878, 1888, 1891) pendant les plus mauvaises années. Depuis 1896 et surtout à la suite de la reprise des relations régulières avec la France, le conmierce (non compi'is les métaux précieux) est remonté, en 1904, à 3 510 millions (1 913 à l'importation et 1 597 à l'exportation)
Dans les premières années de la troisième Républi([ue l'Italie et la Fi'ance négocièrent un traité de commerce que le Parlement français repoussa (1877), mais qui, après le vote du tarif de 1878, devint indispensable et amena la convention de 1879, transformée en traité en 1882. En 1887, nouveau tarif italien composé en vue de rendre l'industrie italienne indépendante de l'étranger. L'Italie dénonça alors le traité pour le 1" janvier 1888. La France, se trouvant lésée, éleva les droits sur les produits italiens ; l'Italie répondit par un tarif de guerre, et le commerce enire les deux pays baissa de plus de moitié (^). Un accord provisoire fut établi en 1890. Le traité ratifié en janvier 1899 a rétabli la paix commerciale.
1 . Le Statesman's Yearbook et VAlmanach. de Gotha, qui donnent pour le commerce de la Russie des totaux plus éleyés, s'accordent à attribuer 72 millions de roubles pour la France. 1° En 190?, d'après la statistique russe, l'importation de France en lîussie a été de 26,3 millions de roubles (70 millions de francs) ; l'exportation de Russie eu France a été de 55,1 millions de roubles (146 millions de francs) ; 2° d'après la statistique française, Texportalion de France en Russie a été de 45,8 millions de fiancs et l'importation de Russie en France de 202,5 millions.
Les diflérences sont considérables, en moins pour l'exporlalion de France et eu plus pour l'importation en France. L'importation qui comporte presque toujours le payement d'un droit de douane est plus exactement enregistrée que l'exportation dans ces deux pays.
2. En outre, eu 1904, la statistique a enregistré une importation de 44,5 millions de métaux précieux et une exportation de 9,7 millions.