‹ Aperçu des résultats de la statistique comparée du commerce extérieurChapitre 8 sur 22 · I. ('biffies pruvisoires · texte numérisé non relu

I. ('biffies pruvisoires

calculés d'après les valeurs de 1904.

Depuis un demi-siècle le mouvement des enlrepôts et du transit a donc élé en ci'oissance plus rapide que le mouvement de la consommation, accroissement d'autant plus réel que, sous l'influence de la suppression de droits, certaines marchandises destinées au transit que les négociants déclaraient jiour le commerce général le sont aujoiird'liui pour le commerce spécial.

Hausses et baisses. — Peu ou beaucoup, la courbe monte d'une année à l'autre. Il y a cejjeudant des exceptions et il est intéressant de les sigaaler.

A la fin de la Restauration et après la révolution de Juillet, l'exportation a fléchi, en 1829 et 1830; à la suite de la crise de iS:iO, l'importation a fléchi en 1831.

Sous le règne de Louis-Philippe il y a diminution en 1833 à l'importation et en 1834 à l'exportation, ainsi qu'en 1837, année de crise commerciale. L'importation présente aussi une diminution sur l'année précédente en 1839, en 1843, en 1845,

et l'exportation en IH'iS et en 1847 : lé£;èros différences d'ailleurs d'une année à l'antre parce que le connnerce ne portait pas alors sur un total de valeurs aussi considérable que dans les temps postérieurs.

Beaucoup plus forte est la chute occasionnée par la révolution de 1848. Kn 1847 l'importation avait été de 956 millions et l'exiiortation de 720 ; en 1848, la statistique enregistre 474 et 690 millions. Il faut aller jusqu'en 4852 pour retrouver une importation supérieure à celle delà dernière année du règne de Louis-Philippe.

Sous le second Empire, l'exportation a faibli en 1854, année de choléra, de disette et de guerre ; la crise de 1857 a amené une réduction de l'importation et de l'exportation ; le changement de régime douanier en a ameni' une dans l'exporlation en 1861 et dans l'importai ion (quoique celle-ci ait sen.'^ihlement progressé dans les aimées qui ont suivi le traité de commerce) en 1862. Eu 1867 et 1808, années de crise qui ont suivi la bataille de Sadowa, il y a eu fléchissemeut de l'expoi talion, et en 1869 fléchissement de riin|)ortation.

La g-uerre franco-allemande a causé un effondrement : en 1870 l'importation diminue de 586 millions et l'exportation de 27."3 millions, f-a courbe remonte suliitemeut en 1871 et 1872 ; mais la crise de 1873 fait descendre en deux ans, 187r3 et 1874, l'importation d'une soixantaine de millions et l'exporlation de 61 millions; l'exportation remonte en 1876, pour retomhei' ensin'Ie jusqu'en 1878, perdant 693 millions en trois années, tandis que l'importation ne diminue ((u'vme anni'e, en 1877. L'exportation, qui est encore en décroissance en 1883, 1884, 1885, ne s'est relevée qu'en 1899 au-dessus du niveau qu'elle avait atteint en 1875 (*). T/importation, que l'achat de céréales à l'étranger avait gonflée démesurément (il a été •importé dans les cinq années 1878-1883 pour 3 226 millions de céréales ["]), se dégonfle en 1881 et décroît d'année en année jusqu'à 4 088 millions en 1885. L'année 1887 éprouve une réduction légère à l'exportation, plus marquée à l'iuiportalion.

L'application du tarif des douanes de 18!)2 a été concomitante d'une autre série de diminutions. De 1892 à 1895, l'importation, que les nouveaux droits rendaient plus difficile, a décru de 1048 millions, pendant que, de 1891 à 1894, l'exportation, que le protectionnisme s'a[)pliquait cependant à favoriser, perdait 675 millions.

Depuis 1895 le commerce extérieur a remonté la pente. Cependant la courbe fait voir un fléchissement de l'importation en 1901 et en 1904, et im fléchissement de l'exporlation en 1898, en 1900 et en 1901.

Quand on compare les courbes du commerce extérieur avec la courbe des nombres-indices dn prix moyen des marchandises en gros, on constate le plus souvent une coïncidence entre les mouvements de baisse et de hausse des deux courbes. Nous reviendrons sur cette remarque dans la seconde partie de ce travail.

Résumés décennaux. — La seconde manière de présenter le commerce extérieur est la condensation pur périodes : on domine ainsi l'influence des circonstances accidentelles.

1. En 1875, rexportation au commerce spécial a été de 3 873 millions; de 1876 à 1878, elle n'a jamais atteint 3 800 millions. En 1899, re.\poi tation s'est élevée à 4 152 millions.

2. Dans les cinq années précédentes il n'avait été importé que pour 1 I4.=> millions de céréale».

sTATisr. COUP. 2

Voici le tableau par périodes décennales :

P^KIODUS

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