‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 32 sur 115 · IA XX · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION HISTORIQUE

SébasLia ii i et beaucoup d’autres officiers français qui conçurent une haute idée de sa capacité militaire. 11 sut au reste tirer un excellent parti de ses revers. Jusqu’alors on croyait en Orient que la cavalerie turque était supérieure à la cavalerie régulière des Européens. Ibrahim-Pacha comprit bientôt la fausseté de cette opinion, et que des cavaliers en ligne, se formant en pelotons et manœuvrant par masses, d’après une tactique précise, devaient obtenir, sur un champ de bataille, les mêmes avantages que l’infanterie façonnée à de savantes et sévères évolutions. Aussi , dès son arrivée en Égypte, s’occupa-t-il immédiatement de l’organisation de la cavalerie régulière. Il voulut avoir les principales armes, et il a formé des régiments de chasseurs, île lanciers, de dragons et de cuirassiers.

Peu de temps après son retour de la Grèce, Ibrahim-Pacha commença l’expédition de Syrie. On sait combien celte conquête et les victoires qu’il remporta ont fait honneur à son courage et à ses talents guerriers.

La conquête des armes achevée, Ibrahim-Pacha en entreprit une autre qui, pour avoir moins d’éclat et de renom, n’en était ni moins difficile ni moins honorable. Je veux dire qu’il organisa complètement les pays conquis ; il opéra pour cela plusieurs actes de haute politique , il soumit toute la Syrie à l’unité de gouvernement et à la centralisation de l’administration. 11 la débarrassa d’une infinité de petits chefs féodaux (jui étaient autant de tyrans et entretenaient, dans celle grande cl riche province, une anarchie sans fin. Il désarma toutes les tribus, qui ne se servaient de

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