‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 36 sur 115 · LXXX V · texte numérisé non relu

LXXX V

pas voulu se remarier. Elle passe sa vie dans l’exercice des vertus qui parent le plus les femmes et se fait aimer surtout par sa bienfaisance.

Méhéinet- Ali a eu en Egypte un grand nombre d’enfants. Le plus âgé de ceux qui survivent estSaïd-Bcy, né en 1822.

Ce jeune prince est d’un fort bon caractère, d’un physique agréable, et qui plairait davantage si ses yeux n’avaient quelques taches, suite d’une maladie de ces organes, affection très-commune en Égypte chez les enfants. 11 a reçu une très-belle éducation. Après avoir étudié les langues orientales, il s’est appliqué aux mathématiques, au dessin, à la nautique, et a reçu toute l’instruction que l’on donne aux officiers de marine. 11 a passé au concours par tous les grades de cette arme. Il parle notre langue comme un Français et a tout à fait nos manières. Saïd-Bey est destiné probablement à être à la tête de la marine égyptienne, soit comme ministre, soit comme amiral.

Les autres enfants de Méhémet-Ali sont : une fille née en 1824; Hussein-Bey, né en 1823; Halim-Bey, en 1826; Méhémet-Aii-Bey, en 1853.

Ces jeunes princes out tous des figures très-agréables. Ils ont beaucoup d’intelligence. Personne plus que moi, qui les ai vus si souvent, n’a pu être témoin de leur gentillesse et des traits charmants de leur vivacité enfantine.

Ibrahim-Pacha a trois fils, dont l’aîné, Achmcd-Bey, est né en 1823. Il ressemble beaucoup à son père; mais il sera moins grand que lui. 11 a fait de bonnes études. Il a plus de bon sens que n’en comporle son

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INTRODUCTION HISTORIQUE

âge. Ibrahim-Patha l’a déjà fait voyager avec lui. Sc s autres (ils, Ismaïl-Bey, né en 1830, et Mustapha-Bey , né en 1832, sont de gentils enfants ; mais ils sont trop jeunes pour qu’on puisse porter encore sur eux un jugement précis.

Abbas-Pacha, fils de Toussoun dont nous avons parlé tout à l’heure, a hérité des manières de son père, auquel il ressemble beaucoup. Ce jeune prince a été mis très-jeune dans les affaires : il a été intendant général de province. Le poste de gouverneur du Caire, qu’il occupe aujourd’hui , est des plus importants, et il le remplit à la satisfaction générale. C’est à tort qu’on l’a représenté comme en rivalité, sur la question d’hérédité, avec Ibrahim-Pacha. Il est au contraire très-attaché à son oncle , qui ne peut pas avoir d’ailleurs de concurrent sérieux; car il a pour lui le droit de naissance, l’armée, la puissance de l’opinion publique et l’ascendant de son nom consacré par la victoire.

Je me contente d’indiquer les autres membres delà nombreuse famille de Méhémct-Ali ; car leur position ne les appelle pas à jouer les premiers rôles. Ce sont , tous neveux du vice-roi , Aclunet-Pacha , gouverneur de la Mecque (quarante ans); Ibrahim-Pacha, général de division ; Isinaïl-Pacha , gouverneur d’Alep (trentedeux ans); Ilusseiu-Bcy, sans fonctions (quarante-deux ans) ; deux autres neveux assez jeunes.

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