‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 63 sur 115 · PLANTES FOURRAGÈRES · texte numérisé non relu

PLANTES FOURRAGÈRES

Avoine (Avena sativa, Linn.), Zammeyr.

Trèfle (Trifolium alexandrinum, Linn.), Bersym.

Chiendent (Digitaria dactylon, Linn.), Ncgyl.

Luzerne ( Medicago saliva, Linn.), Bersym heggiasy.

Cléomc (Clcomcn pentaphylla, Linn.), Arârcg.

Pois-gris (Pisurn arveum, Linn.), Bèsilleli.

Nous avons déjà cité plusieurs plantes qui fournissent du fourrage; nous les complétons en énonçant celles qui précèdent.

Il n’y a pas en Lgypte de prairies naturelles , parce que, si on en laissait se développer, elles seraient bientôt couvertes de plantes épineuses et de roseaux. On cultive donc des prairies artificielles , parmi lesquelles le trèfle, appelé bersym par les Arabes , joue un trèsgrand rôle. Le bersym est semé vers la fin de l’inondation ; il arrive à une hauteur d’environ deux pieds ; il est plus tendre que le trèfle des prés de France ; ses

HISTOIRE NATURELLE

fleurs sont blanches. Depuis le mois d’octobre jusqu au mois d'avril, on le coupe trois ou quatre fois; on s’en sert aussi pour faire du foin. Nous avons parlé plus haut du fenugrec, qui entre à la fois dans la nourriture des hommes et dans celle des animaux. Il ressemble assez au trèfle, mais il ne dure qu’environ deux mois.

Depuis le gouvernement de Méhémet-Àli, beaucoup de plantes fourragères ont été introduites; telles sont la luzerne, le sainfoin, dix variétés d’avoine, autant de trèfle. Parmi ces semences étrangères , il en est une qui mérite d’èlrc distinguée : c’est une luzerne cultivée depuis longtemps à la Mecque , qui est d’une fécondité presque incroyable. En été lorsqu’elle est bien arrosée, on peut la faucher jusqu’à trois fois par mois.

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