Oiseaux nocturnes
La chouette de l’Oural ;
L’effraie ;
Le grand duc;
Le moyen duc ;
Le hibou à aigrettes courtes ;
La chouette de Savigny ;
La chouette nébuleuse ;
La chouette chevêche ;
Et la chouette scops habitent également l’Egypte. Les oiseaux nocturnes, dont les ailes sont peu puissantes, dont les plumes sont lâches et peu serrées, ne sont pas habiles à entreprendre de longs voyages. On devrait en conclure qu’ils vivent sédentaires dans ce pays. L’apparition en Angleterre et sur d’autres points encore du Strix asculaphus , dont la demeure est plus particulièrement l’Afrique, vient cependant contrarier quelque peu celle assertion fondée sur l’observation physiologique.
83. Chauves-souris. — L’intérieur des pyramides , les vastes hypogées, les grottes , les temples antiques .
HISTOIRE NATURELLE
les arbres creux donnent asile à une infinité de chauvessouris dont une espèce, la roussette, acquiert de trèsgrandes dimensions.
Les naturalistes les ont divisées en plusieurs genres auxquels président des caractères distincts. Ce sont les Rhinopomes , les Rhinolophes, les Nyctères , les Taphiens, les Molosses , les Nyctinomes et les Roussettes.
86. Passereaux . — La plupart des oiseaux de cet ordre, propres à l’Europe, se montrent communément en Egypte, à l’époque de leurs migrations. Il devient donc inutile de les énumérer. Je me bornerai à citer exceptionnellement quelques espèces, entre autres, dans la famille des traqucls, le traquet leucomèle ; les fauvettes rubigineuses , de Ruppel, luscinoïde, etc., parmi les becs fins proprement dits ; ainsi que le pipil à gorge rousse du genre anthus; les conirostres me fourniront les alouettes bifasciei et isabellini offrant de jolies variétés, les bruants, le cendrillard, les fringilles ; le moineau espagnol, si différent du moineau ordinaire d’Europe, et qui, dans ses courses erratiques . semble suivre une route invariablement tracée ; le bouvreuil githagine, qui se répand assez abondamment dans la péninsule Italique; les fissirostres , Y hirondelle de Savigny, Y hirondelle rousseline, qui apparaît accidentellement sur les bords de Provence.
Les corbeaux ont des mœurs assez cosmopolites , pour qu’on puisse les citer sur bien des points éloignés du globe, à plus forte raison en Egypte. Dans cette famille, se trouvent encore le choucas, la corneille tiianlclée. impatronisée sur les maisons du Caire
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ol qui remonte jusque dans la haute Égypte; le voilier avec sa belle livrée d’un vert bleuâtre qui la fait ressembler à un oiseau des tropiques.
Dans la tribu des syndactyles, ces guêpiers brillants qui, en Égypte, rattachent , sous le rapport des produits zoologiques, l’Afrique occidentale à l’Afrique riveraine de la Méditerranée. Ce sont le merops Saviynii, le merops apiaster et le merops viridis , qui aime tant à faire scs évolutions gracieuses et ses chasses abondantes au-dessus des champs de doura, et tout auprès des mimosa, dans les touffes desquels il \ a se reposer.
Puis, dans les ténuirostres, la huppe, qui ne diffère en rien de celle d’Europe.
87. Grimpeurs. — Je ne citerai , parmi les grimpeurs, que le pivert, purement de passage en Egypte ; le coccysus pisnnus plus sédentaire, et le coucou commun.
88. Gallinacés. — Les fjanyas sont nombreux en Égypte. Ils habitent les limites du désert , et s’avancenlpar bandes nombreuses vers les champs cultivés et vers les bords du fleuve où ils viennent s’abreuver.
On y compte : Le ganga cula ;
Le ganga moucheté ;
Le ganga à ventre brûlé;
Le ganga Lichtenstein ;
Le ganga unibande.
fous également sédentaires et plus ou moins rares.
La caille abonde à certaines époques , et puis elle entreprend ces voyages lointains qui la font apparaître sur les points du globe les plus opposés.
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Deux espèces bien distinctes (le tourterelles peuvent être citées. C’est , d’une part, la tourterelle commune qui est de passage et dont la chair est estimée ; d’autre part, la tourterelle sédentaire à chair maigre et peu sapide. Celle-ci se rapprocherait de la tourterelle à collier de Barbarie, si sa partie inférieure n’était d’une couleur blanc sale au lieu du blanc pur de la première.
89. Échassiers. — Ce serait se lancer dans une interminable énumération que d’aborder cet ordre si nombreux d’oiseaux de tailles et de formes diverses. Presque tous sont les mêmes que ceux d’Europe, dont les mœurs, comme on sait, sont essentiellement \ orageuses. Le pluvier à tète noire, le pluvier armé, le court-vite, mériteront seuls une mention.
Je m’arrêterai plus complaisamment à parler de l’ibis sacré , espèce la plus célèbre des longirostres , dont le tour serait arrivé. C’était un oiseau vénéré dans l'antiquité, et dont les momies parfaitement conservées ont été trouvées dans plusieurs catacombes de l’Égypte. C’est encore lui que l’on trouve figuré dans les hiéroglyphes. Il n’est pas très-commun en Egypte aujourd’hui, et ce n’est guère qu’en remontant vers les cataractes qu’on peut espérer de le renconlrer. Entièrement nudicolle à l’état adulte, il est garni de plumes blanches assez serrées , dans toute la longueur de son cou. alors qu’il est jeune et quoique sa taille soit aussi développée que dans le premier cas.
J’apporterai la même restriction en parlant des palmipèdes. Pélicans, oies diverses, canards de toute espèce s’y rencontrent communément.
1IIST0IKE NATURELLE.
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