‹ Aperçu général sur l'ÉgypteChapitre 42 sur 110 · MARINE ÉGYPTIENNE · texte numérisé non relu

MARINE ÉGYPTIENNE

Création de la marine égyptienne. — État de la marine et des construc - (ions nayales ayant l'arrivée de M. de Gerisy-Bey en Egypte. — Formation de l'arsenal d'Alexandrie. — Obstacles que dut vaincre M. de Gerisy. — Travaux , constructions et établissements de l'arsenal. — Navires de guerre mis en chantier. — Ouvriers arabes de l'arsenaL — Bassins de radoub. — Les marins et la flotte. — Forces navales de l'Egypte et de la Turquie.

36. Création de la marine égyptienne. — L'organisation du service de la marine a été postérieure de quelque temps à celle de Tarmée de terre. A Fépoqiie de la guerre de Morée , le vice-roi avait déjà une flotte ; mais la plupart des navires qui la composaient avaient été construits et achetés à Marseille^ à Livourne, à Trieste; et d'ailleurs, la bataille de Navarin lui porta un coup terrible. La marine n'acquit de l'importance que lorsqu'un habile ingénieur de Toulon , M. de Cerisy, eut été chargé de former l'arsenal d'Alexandrie et de diriger les constructions. Elle fut vraiment improvisée, et c'est peut-être dans cette création féerique , enfantée par une volonté indomptable, que le génie de Méhémet-Ali s'est manifesté de la manière la plus éclatante.

37. Étal de la marine et des constructions navales avant Varrivée de M. de Cerisy-Bey en Egypte. — A son arrivée en Egypte, en avril 1829, M. de Cerisy

trouva la marine du vice-roi composée seulement de quelques bâtiments échappés au désastre de Navarin. Il restait encore une frégate de 60, construite à Venise, une frégate de Livourne, plusieurs corvettes et bricks. Ces navires, construits dans des ports de commerce, manquaient de tout ce qui est nécessaire pour la guerre. M. de Cerisy dut refaire entièrement les soutes à poudre, les emménagements intérieurs, rinstallation de Tartillerie. Alexandrie n'avait pas d'arsenal; — sur une plage de sable, où, à 200 mètres, on trouvait à peine 2 mètres d'eau, on construisait en bois de sapin une espèce de corvette, un brick et un gros bâtiment, que l'on transforma plus tard en frégate. Les ateliers étaient de simples baraques en bois. Les objets nécessaires à la marine <3taient livrés par des fournisseurs qui faisaient tout venir d'Europe.

Un vieil Arabe, Haggi Omar, brave homme, qui ne manquait pas de moyens naturels , était à la tète des constructions et des réparations de l'escadre ; il seconda plus tard M. de Cerisy. Il y avait aussi une espèce d'ingénieur turc , d'une ignorance extrême , qu'il fallut bientôt renvoyer. On construisait encore pour le pacha plusieurs bâtiments de guerre à Livourne , à Marseille et à Londres.

38. Formation de l'arsenal d'Alexandrie. — Le viee-roi , qui sentait toute l'importance de la marine pour la guerre de Syrie et pour se défendre des attaques de Conslantinople , était sans cesse contrarié des retards et des obstacles de toute nature qu'é-

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