‹ Aperçu général sur l'ÉgypteChapitre 43 sur 110 · MARINE ÉGYPTIENNE · texte numérisé non relu

MARINE ÉGYPTIENNE

Création de la marine égyptienne. — État de la marine et des eonstr''^ tions navales ayant l'arrivée de M. de Gerisy-Bey en Egypte. ^- 1 mation de l'arsenal d'Alexandrie. — Obstacles que dut vaincre > " Gerisy. — Travaux , constructions et établissements de Tarian ^ Navires de guerre mis en chantier. — Ouvriers arabes de Fane -. Bassins de radoub. — Les marins et la flotte. — Forces IM> TÉgypte et de la Turquie.

36. Création de la marine égyptienne. — I sation du service de la marine a été poster quelque temps à celle de Tarmée de terre, que de la guerre de Morée , le vice-roi ava» flotte ; mais la plupart des navires qui la c avaient été construits et achetés à Mars vourne, à Trieste; et d'ailleurs, la ba Tarin lui porta un coup terrible. La m:

de rimportance que lorsqu'un habile Toulon , M. de Cerisy, eut été chr r arsenal d'Alexandrie et de diriger le Elle fut vraiment improvisée, et c'e cette création féerique , enfantée pn domptable, que le génie de Méh nifesté de la manière la plus écl?

37. État de la marine et des f -àn avant Varrivée de M. de Cerisy son arrivée en Egypte, en avr?

338 GaUVERNCMEM , INSTITUTIONS,

prouvaient les bâtiments qu'il faisait construire dans les ports étrangers. H résolut d'avoir un arsenal. II avait apprécié F habileté de M. de C^risy dans les travaux qui s'exécutaient à Marseille pour l'Egypte, et fit demander pour cet ingénieur au gouvernement français l'autorisation de venir à Alexandrie créer sa marine.

Tout ce qu'on avait dit jusqu'alors sur l'impossibilité où étaient les vaisseaux de guerre d'entrer dans le port d- Alexandrie , le manque absolu de tout matériel naval et d'ouvriers des diverses professions pour la construction , avaient d'abord fait concevoir à Méhémét-Àli le projet de ne construire que de grandes frégates. Les premières demandes étaient basées sur ces projets. Son Altesse, après avoir examiné les plans et écouté les observations de M. de Cerisy sur ces constructions, entra entièrement dans ses idées et voulut avoir les plus gros vaisseaux de guerre* C'est alors qu'il fallut penser à la création d'un grand arsenal.

Pendant que les objets nécessaires à cette immense entreprise se préparaient au loin, M. de Cerisy s'occupait à sonder la rade pour découvrir l'emplacement qui conviendrait le mieux au futur arsenal. La côte du Marabout présentait l'eau nécessaire , mais elle était battue par la grosse mer, et son éloignement de la ville aurait exigé un système de défense spécial. Déjà les soldats travaillaient pour donner à la côte, qui est de formation calcaire tendre, les inclinaisons nécessaires pour les cales de construction ;

au flan ar fAru^fuI H' At^oeattawir

AVANT L£ PROJET ADOPTÉ EN ra29

r^r^ puhllr.

Itoiilique,

Moiquée.

Aielier en mironncrfe.

rianchcr qui lervall |tour la coiisli'iicll

Baraque en tmia pour \a forge*.

Baraque en boi* pour ta tonnellerie.

Moiqu^

HagaBliu eUtabliMemeiil (le verrerie.

Ancien mOle en partie dégrade^.

HÔIea eu boU pour le débarque m en I.

itureaux des employât àv» douaneH.

Maganin du gauvcrnenienl.

Magaaint particuliers.

l'arlie de la ville.

h rrai>ç

DKsro.SJTiox UK.s ur.i-y.

<lapri".'i lr.-«|iii'Li l'Ar.iciinl d'.MrnuiJiic

on extrayait les pierres qui devaient servir pour les différents édifices; tout annonçait un commencement d'exécution imposé par la nécessité d'avoir prompte* ment des vaisseaux. Néanmoins M. de Cerîsy n'était pas encore satisfait et cherchait toujours un emplacement plijfô convenable. La plage où Ton construisait les barques était parfaitement à l'abri des vents et de la mer ; on ne pouvait l'attaquer directement; mais elle n'avait pas d'eau. M. de Cerisy eut l'idée de Ihire forer le terrain, et reconnaissant qu'on ne rencontrait les rochers qu'au-delà de 30 pieds de profondeur, que les sables pouvaient s'enlever avec des machines^ sans retarder les travaux des constructions , son intention d'y fixer l'arsenal fut définitivement arrêtée. Il travailla sans relâche à tracer les plans des chantiers et des édifices où devaient un jour s'exécuter les vastes projets du vice-roi. Le 9 juin 1829 il put i^résenter tout l'ensemble de son travail à S. À. , qui Fapprouva en entier ; et , une heure après , des milliers de soldats étaient occupés à creuser les fondations des premiers édifices. Il fit commencer immédiatement les machines pour piloter les quais et pour creuser les darses.

Le vice-roi faisait venir pendant ce temps des diverses provinces de l'Egypte les jeunes gens destinés à devenir les ouvriers de la marine. Dès qu^ils furent réunis, ils furent organisés militairement : des compagnies de charpentiers , de perceurs, de calfats, de menuisiers , de forgerons , de fondeurs , de mécaniciens , de poulieurs , de cordiers , etc. , furent

successivement formées, et à mesure que l'instruction des hommes s'augmentait, les caporaux, les sergents, les of&ciers étaient choisis parmi les plus actifs et les plus intelligents.

C'est dans la création du personnel de l'arsenal que M. de Cerisy a rendu les plus grands services au vice-roi. Ses goûts , qui l'avaient porté à apprendre à manier les outils des diverses professions , lui servirent à initier lui-même les ouvriers à la pratique des métiers auxquels on les employait. Ainsi, la construction des édiûces, l'instruction des hommes, les travaux du matériel , tout marchait à la fois , et le 3 janvier 1831 un vaisseau de iOO canons était lancé à la mer.

Dès lors la question d'une marine en Egypte était résolue. Il restait cependant encore à prouver combien était erronée l'opinion européenne qui prétendait que les vaisseaux de 74 eux-mêmes ne pouvaient pas franchir les passes d'Alexandrie. M. de Cerisy fut en butte à bien des reproches : on l'accusait d'avoir trompé le vice-roi et abusé de sa bienveillance. Cependant la possibilité du passage , mais avec de grandes précautions , fut reconnue. Le vaisseau s'armait, et, peu de temps après , il sortit en pleine mer.

Dès cette époque , M. de Cerisy eut toute la confiance du vice-roi , qui , émerveillé du bonheur des premiers résultats , lui fit accorder une autorité ab* solue dans l'arsenal. Son ambition de faire quelque chose de grand et de mériter l'amitié de Méhémet^

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