MALADIES DE LA PEAU
Les affections cutanées sont très -communes en
Egypte et se présentent sous des formes variées. Celles qu'on rencontre le plus souvent sont Téléphanliasis des membres et des organes de la génération , le habbe-Ml, ou bouton du Nil, la lèpre, les dartres, la variole, la gale, etc.
15. Uéléphantiasis j GusamowJusam des Arabes, connu en Europe sous les divers noms de hernie charme (Prosper Alpin), de maladie des Barbades , de sarcocèle d'Egypte , et appelé par M. Allard maladie du système lymphatique^ est une affection assez commune en Egypte, mais qui n'est point propre seulement à son climat. La dénomination d'éléphantiasis qu'on lui a assignée provient de la forme que présentent les parties qu'elle envahit, et de la ressemblance grossière qu'on a voulu voir entre le membre éléphantiaque et le pied de l'éléphant. Cette dénomination, qui pourrait jusqu'à un certain point convenir à la maladie , quand celle-ci se développe sur les jambes, est vicieuse quand elle s'applique à la même affection située dans d'autres parties du corps , dans les bourses , par exemple : les noms de hernie charnue, de sarcocèle, d'hydrocèle, ne lui conviennent pas davantage , ainsi que nous le ferons voir en indiquant la nature de la maladie. Quant à celui de maladie du système lymphatique, il est également inexact; car le système lymphatique n'est point le siège des désordres pathologiques.
L'éléphantiasis^ qu'on a proposé d'appeler avec raison, selon nous, du nom d'œdémasarque, est une affection qui a son siège dans le tissu cellulaire sous-
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cqtané. Cp tissu , sous Tinfluence de conditions di-; irers^Sy le plus SQuvenl de causes d'irritation, se pénètre d'uqe qqsiaUté plus ou moins considérable de sérosité, qui s'açcumu)e davantage à mesure que les parties solides acquièrent plus de développement. C'e^t en vertu de celte dpul)|p coRdition que Félcphsintiasis prend naissance : la ipaladie est donc è^ la fpis le résultat d'upei infiltratiou et d'une hyperl^^opbie du tissu cellulaire* C'est ce que démontre Vin- GJsÎQn de^ ces tumeurs, qui, donnant issue à une très-grande quantité de sérosité^ diminue ponsidér^blefnent leur volume, ainsi que les dissections attentives qui ont été faites sqr les parties splidps.
Les çhQm «P p^sseqt dfi la \^èm, wanière^ ^ç^\\ qqe }^ pial^die sp développe sur jps extréiflités inffi-r rj^urps, lîpil qq-elle établisse soq sipge sur les pqvp- Iflppps dp§ testicules. C'p^t dan^ pe çlPrOÎ^r 9^^ Sup^RHt que rpléphanti^çis acqujprt uq déyplQpppipeut f\^^ cpqçidérahle. ^'^i yw des tupieurç (}e peUp «aturp (Jb poid^ (Je plus ^e cpRt livrer; j -pn ai extjrpé dp spqiblables qui £iV£(ieqt açqpis 4fs di^n^nsipqs ^ gfjffldes que jeur diamétcp vpftical ^^teignait la p?>rtip iflfprienrp dp la janabe.
Qpelles sont le$ causes dp l'élépliantiasis? sou§i gqpljes cpuditions prend-elle naissance? C'est ce gu'oft n'a point encore incoutes^ableipent établi. Parmi les causes diyer§e§ auxqupUes on a attribué §on développement , uup 4p§ plqs prp|)al}|es est Tac- Ijpp du frpid hwmifie, des bains frpids, dp lavage, etc., m\ Wl BflHF efliêt dp yppprpjtpr la tr«nspiraMQ«.
Mais ces conditions ne suffisent point seules pouf faire naître la maladie; s'il en était ainsi, réléphanliasis serait la plus commune des lésions pathqlogj-? ques; cî^r le phénomène de la transpir^itian est souvent interrompu en Égyplc s^ns que cependapt cela donne naissance à raflectipn.
Pour que le traitement de Téléphantiasi^ soit e(Br cace, il convient qu'il soit employé aq début. Dan» la première période, on peut espérer la guérisQn en ayant recours à des ippyens r^itipnnels. \\qv^^ on pbtiendra nl'heureui^ résultats de Tiisag^ dos 9Qh? phlogistiqijes, des saignées^ des topiques émojlifiRtsi, de bandages convenablement aippliqués; on a(i(qi-5 lustrera les merçpriaqx si Ton ^oupçpnnei qqe la nialadie se rattache à une atïectipn siyphilitiquç. D^u^ une période plus avancée, on aj^ra rgppwrs ?^u^ îfl-, cisions, qui ne guérissent ppiflt, mai$ qui prpdui^iQol du soulagement. Msiis , qustqd la (nala^^lip est 4rnYéf^ au d^gré que nous avons indiqué, qu^nd ellpîittîjqHe
Ips testiculps , PU elle proclnit ces énorme? iupiPHv«,
il n'est plus qu'un seul moyen à tenter, c'e^t Ve^j^tir^ pation.