Du Habbe-NiL — Spus ce npm arabe, qni
signifie bouton du Nil, |e§ j^gyptiens çlé«gnenl «ne
nialadip particuUèr.e II leur pçiys, pansée pap Tqsîge de Veau du Nil en bpi^§Qn.
Cette maladie^ qui n'est point nne affection ^aw treusfi, ainsi que Pugnet Va prétendu^ mais nna pruptipn çutanpQ d'nne nainre et d'un caraptèr* 4ifférfiRU, §ç présente sons là fQrme de petits bttu-.
356 MALADIES ET MÉDECiiNE
tons inflammatoires, plus ou moins volumineux, plus ou moins confluents , qui donnent lieu à un prurit très-incommode. Ces boutons, qui se transforment quelquefois en de véritables furoncles, se développent sur toutes les parties du corps, et attaquent de préférence les étrangers. L'époque de leur apparition coïncide avec celle du débordement du Nil. Ce sont les eaux du fleuve qui les produisent ; ils disparaissent avec Tinondation.
De même que Téléphantiasis, le habbe-Nil est plus fréquent dans la Basse-Égyple que dans la Moyenne; il est très-rare dans la Haute. Personne n'a pu dire encore la cause de cette particularité.
i7. Lèpre. — La lèpre est une maladie de l'Orient qui, depuis les âges passés, a considérablement perdu de sa fréquence. Toutefois, les pays des Indes, diverses côtes de l'Afrique, la Syrie, l'Egypte, et surtout la Crète, jouissent encore du falal privilège de donner naissance à cette affection. Cette maladie, qu'on a souvent confondue avec l'éléphantiasis , bien qu'elle en soit entièrement distincte, se présente sous deux formes principales, ce qui lui a valu les deux dénominations de lèpre tuberculeuse des Arabes et lèpre rongeante des Grecs.
La lèpre tuberculeuse , qu'on observe surtout en Egypte, se présente avec la physionomie suivante: de petits corps durs, tuberculeux, se développent dans le tissu cellulaire, et font saillir la peau, à laquelle ils donnent une teinte rougeâtre. La maladie commence par la face et les membres; rarement elle
attaque le tronc ; elle suit à peu près la marche des aflections scrofuleuses, occasionnant des symptômes et des lésions analogues à ceux que ces afTections produisent: ainsi les tubercules s'enflamment, suppurent, et donnent lieu à des cicatrices hideuses, à la déformation des membres et même à la perte, à la chute de ceux-ci, quand les tubercules se sont développés dans les articulations. La lèpre rongeante des Grecs, qui, par sa nature, se rapproche davantage des maladies dartreuses, se rencontre moins souvent en Egypte; elle est plus propre aux pays de la Grèce. Elle produit, comme l'autre, des désordres plus ou moins grands dans l'économie.
La lèpre, que beaucoup de médecins regardent comme contagieuse, n'est point telle qu'ils le prétendent. Les recherches que j'ai faites à ce sujet, les malades que j'ai été à même d'observer dans nos hôpitaux ou en Crète, m'ont convaincu , moi comme mes confrères d'Egypte, que la maladie ne présente en aucune façon le caractère contagieux; cette opinion a d'ailleurs de tous temps prévalu parmi les peuples du Levant.
d8. Dartres et scrofules. — Les affections dartreuses existent en Egypte; mais elles y sont rares et disséminées; il en est de même des maladies scrofuleuses. Gela tient sans doute au tempérament des Égyptiens et à la nature du climat qu'ils habitent. Gomme ces affections ne présentent aucune particularité, nous ne nous y arrêterons pas davantage.