SCIENCES . AGRICULTURE, INDUSTRIE ,; COMMERCE
19. Sciences. — Les sciences étaient cultivées exclusivement par les prêtres; j’ai indiqué celles auxquelles ils avaient fait faire des progrès, je ne puis pas entrer dans plus de détails; je dirai seulement que les Égyptiens paraissent avoir eu des connaissances très-avancées sur les sciences physiques et mathématiques. Leurs zodiaques prouvent que les faits astronomiques les plus saïllants leur étaient familiers. Des colléges spéciaux de prêtres étaient occupés, à Héliopolis et dans plusieurs autres villes, à observer les astres. — C’est d’eux , au rapport de Strabon, que vient l’usage de régler le temps, non d’après la révolution de la lune, mais d’après celle du soleil; ils comptaient douze mois de trente jours chacun, auxquels ils ajoutaient cinq jours épagoniens , qu'ils ap-
INTRODUCTION HISTORIQUE. XXXY
pelaient célestes. Ils distinguaient deux sortes d’années : l’année solaire de 565 jours un quart, et l’année civile ou vague de 565 jours seulement; la rétrogradation de celle-ci donnait un mois de différence tous les 120 ans, et une année de 565 jours après 1460 ans. Cette longue période était connue sous le nom de sothique. Les Égyptiens étaient parvenus à déterminer exactement l’année solaire, à la suite d'observations intéressantes sur le lever héliaque de l'étoile Sirius. Ils ne divisaient pas l’année en quatre saisons comme nous, mais en trois de 120 jours chacune.
20. Agriculture, industrie, arts, commerce. — L’'agriculture était la vie de l'Égypte. Les travaux qu’elle exigeait n'étaient pas pénibles : ils commencaient après l'écoulement des eaux du Nil. « Chacun, dit Hérodote, vient alors jeter les semences dans ses terres et y lâche ensuite des animaux ; la semence est ainsi retournée et enterrée et il n’y a plus qu’à attendre la moisson. Les Égyptiens , particulièrement ceux qui habitent audessous de Memphis, sont ceux qui recueillent avec le moins de travail les fruits les plus abondants; ils n’ont point à creuser inutilement les sillonsavec la charrue ; ils n’ont ni la fatigue de retourner la terre ni celle de la bêcher. » Les principales récoltes se composaient de céréales.
Les arts et l’industrie avaient été portés à un trèshaut point de perfection. Je ne parlerai pas des magnifiques monuments qui furent élevés sur toute la surface du sol , il en sera question au chapitre des antiquités. Je rappellerai que les Égyptiens surent mettre en œuvre les métaux par des procédés chimi-