‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 28 sur 142 · JA ax JC · texte numérisé non relu

JA ax JC

Les règnes des Ptolémées sont tissus d'événements embrouillés , de querelles de famille, et n’offrent pas d'intérêt historique.

Cependant l'Égypte acquit , sous plusieurs de ces princes, une très-grande prospérité. De nouvelles voies s'ouvrirent à son commerce; elle eut le transit des produits de l'Inde dans la Méditerranée. Les sciences refleurirent et firent à Alexandrie des progrès importants. L’astronomie, la médecine, la philosophie , au point où les ont portées les Alexandrins , ont laissé d’ineffaçables souvenirs dans l’histoire intellectuelle de l'humanité. Pendant cette période, l'Égypte vit s’opérer en elle la fusion de plusieurs civilisations. Ouverte aux Grecs , aux Juifs , aux Asiatiques, aux Romains, les mœurs , les idées , les religions de ces peuples se mélèrent dans son sein. De ce mélange sortit une célèbre école philosophique , sous laquelle se réfugia le polythéisme transformé , pour opposer un dernier effort à la marche victorieuse de la religion chrétienne.

Mais la race des Ptolémées dégénéra bientôt ; les luttes intestines qui divisèrent ses derniers représenanis, appelèrent en Égypte l'intervention romaine. César, vainqueur de Pompée, s'arrêta avec complaisance à Alexandrie, où il mit sur le trône la fameuse Cléopâtre. Celle-ci, qui, lors de la guerre civile du second triumvirat , unit sa fortune à celle d'Antoine, succomba avec lui à la journée d’Actium; et l'Égypte devint, sous Auguste, province romaine.

XE INTRGDUCTIOX HISTORIQUE.

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HOMHINATION ROMAINE.

Politique romaine.— Le christianisme en Égypte. — Querelies religieuses. Les cophtes appellent l'invasion des Arabes.

25. La politique d’Auguste envers l'Égypte fut profonde; elle prouve que l’habile empereur avait bien compris le pays sur lequel il établissait son pouvoir. Elle mérite de fixer l’attention , même aujourd'hui; car, sous les Romains, comme de notre temps, il y. avait une question d'Orient d’une haute importance; alors aussi il fallait l’étudier et lui préparer une solution pratique : Orientem componi, suivant la majestueuse expression de Tacite.

La possession de l'Égypte fut considérée, par Auguste, comme d’un intérêt vital. À la valeur de sa position géographique se joignait celle de sa richesse agricole ; l'empereur en fit le grenier de Rome. Il chargea le gouverneur qu’il plaça à sa tête d’expédier chaque année, avant la fin du mois d'août , l’approvisionnement en céréales nécessaire à la capitale de l'univers. Les biens du gouverneur répondaient de exécution ée cet ordre.

Il fallait donc soigneusement s'assurer, par de puissants moyens, la possession d’une province aussi précieuse.

Auguste créa le précédent, suivi par ses successeurs. de ne jamais confier à un patricien influent l’'administration supérieure de l'Égypte. Il la donna à un sim-

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