‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 87 sur 142 · PLANTES FOURRAGÈRES · texte numérisé non relu

PLANTES FOURRAGÈRES

Avoine (Avena sativa, Linn.), Zammeyr.

Trefle (Trifolium alexandrinum, Linn.), Bersym.

Chiendent (Digitaria dactylon, Linn.), Negrl.

Luzerne ( Medicago sativa, Linn.), Bersym heggiasy.

Cléome (Cleomen pentaphylla, Linn.), 4réreg.

Pois-gris (Pisum arveum, Linn.), Bésilleh.

Nous avons déjà cité plusieurs plantes qui fournissent du fourrage; nous les complétons en énonçant celles qui précèdent.

Il n’y a pas en Égypte de prairies naturelles , parce que, si on en laissait se développer, elles seraient bientôt couvertes de plantes épineuses et de roseaux. On cultive donc des prairies artificielles , parmi lesquelles le trèfle, appelé bersym par les Arabes , joue un trèsgrand rôle. Le bersym est semé vers la fin de l’inondation ; il arrive à une hauteur d'environ deux pieds ; il est plus tendre que le trèfle des prés de France; ses

fleurs sont blanches. Depuis le mois d'octobre jusqu’au mois d'avril, on le coupe trois ou quatre fois; on s’en sert aussi pour faire du foin. Nous avons parlé plus haut du fenugrec, qui entre à la fois dans la nourriture des hommes et dans celle des animaux. Il ressemble assez au trèfle, mais il ne dure qu'environ deux mois.

Depuis le gouvernement de Méhémet-Ali, beaucoup de plantes fourragères ont été introduites ; telles sont la luzerne, le sainfoin, dix variétés d’avoine, autant de trèfle. Parmi ces semences étrangères, il en est une qui mérite d’être distinguée : c’est une luzerne cultivée depuis longtemps à la Mecque, qui est d’une fécondité presque incroyable. En été lorsqu’elle est bien arrosée, on peut la faucher jusqu’à trois fois par mois.

Page 1