Fabrique de bonnets. — Cest à Fouah que se
trouve établie la fabrique de tarbouchs fondée par le vice-roi ; cet élablissement a parfaitement réussi. Il donne à peu de frais des produits excellents. Dans le principe , il fut mis sous la direction d’un négociant barbaresque , et les ouvriers qu’on y employa furent appelés de Tunis, qui jouit dans tout l'Orient d’une réputation méritée pour la fabrication des fezs ou tarbouchs. Les Arabes ont été initiés à leur confection. Les laines employées pour ces bonnets sont celles d’Alicante ; après avoir été tricotés et foulés, les tarbouchs sont teints en rouge avec du kermès, de la noix de galle, du tartre et de l’alun. La fabrique de Fouah donne par jour soixante douzaines de bonnels qui servent à la coiffure de l’armée et à la consommation du pays.
30. Fabriques de sucre. — Le sucre est produit en assez grande quantite dans la haute Égypte, mais les procédés au moyen desquels on en fait l'extraction sont encore arriérés; c’est à Reyremoun, dans la province de Minieh, que le gouvernement établit en 1818 une fabrique sur le modèle de celles des Antilles. Plus tard, on en a établi deux autres à Sakiet-Moucé, dans la province du Minieh, et à El-Roudah. A Reyremoun, on a fabriqué, en 1855, douze mille neuf cent quatrevingt-quinze quintaux de sucre brut ; à Sakiet-Moucé, cinq mille deux cents ; et à El-Roudah, trois mille deux cents. — On distille dans ces usines d'assez grandes quantités de rhum.
51. Indigoteries. — Des fabriques d’indigo ont été récemment fondées, des Indiens ont été appelés en Égypte pour apprendre aux Arabes la préparation de
l'indigo. Un sixième de la récolte de cette plante est consacré au besoin de ces fabriques qui sont établies à Schoubra, Chahabyeh, dans la province de Kélioub, à Azaziehs, dans la province de Garbieh, à Midgamar, à Mansourah, à Menouf, à Biar, à Achmouneïn, à Birket-el-Kassab, à Mehallet-el-Kebir, à Giseh, à Aboutig, à Tahta, à Syout, à Mellaouy, à Monfalout et à Fechn.
52. Moulins d'huile. — La basse Égypte contient cent vingt moulins destinés à extraire l'huile de la graine de lin. Il y a aussi des machines pour extraire l'huile de sésame ; quarante moulins sont consacrés, au Caire, à faire de l'huile de carthame. Dans la haute Égypte, on en extrait de la laitue. Les huiles entrent dans le monopole du gouvernement.
35. Fabrique de poudre, de salpêtre et de produits chimiques. — Il y a au Mékyas, à la pointe de l'ile de Raondah , une fabrique de poudre , placée sous la direction d’un Français, ancien employé de la poudrière de Saint-Chamas , dans le département des Bouches-du- Rhône ; le gouvernement en tire la poudre nécessaire à ses besoins. |
M. Haim, chimiste français , a formé plusieurs établissements importants pour la fabrication des produits chimiques des manufactures, et principalement de l’acide sulfurique. Il a sous sa direction plusieurs salpétrières, où, comme je l’ai déjà dit :, on obtient le salpêtre par le moyen de l’évaporation. Les fabriques de ce genre sont au nombre de six. Je vais les énumérer
1 Tome T, page 146.
en indiquant le chiffre des produits qu’elles ont donnés pendant l’année 1855 :
Fabrique du Caire. . . . . .. quintaux 9,621
RAM Bedrihrymnn 2%, 0 4 4. 1,689
EMMA rhmMmoutEyN. er ce LU 1,535
in ‘Si NORS RSR ERCANRE ESS 1,279