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MALADIES DE L'ÉGYPTE

Peste., — Affections des organes digestifs : dyssenterie , — hépatile, — hémorroïdes, etc.—Hernies.—Maladies de la peau : éléphantiasis, habbenil, —- lèpre, — variole. etc. — Dragonneau. — Maladies des yeux : Ophthalmie, — Entropion ; — Trichiasis, etc, — Maladies des organes génito-urinaires : calculs vésicaux, — hydrocèle, — syphilis. — Affections cancéreuses. — Affections de poitrine. — Affections cérébrales.— Affections mentales. — Affections nerveuses. — Rhumatisme,— goutte, — tétanos, — rage.

Avec leur tempérament , la constitution dont ils jouissent et le genre de vie qui leur est propre, les Égyptiens, comme nous l'avons déjà fait entrevoir, ne doivent être exposés qu’à un petit nombre de maladies. Toutefois, s’ils ne connaissent pas cette foule d’affections qui attaquent les Européens et les peuples civilisés, ils sont sujets à plusieurs autres, dont les unes sont particulières au pays qu’ils habitent , et dont les autres leur sont communes avec différentes nations. Nous allons en parler dans ce paragraphe.

7. Peste. — Si la peste n’est point l'affection la plus commune de l'Égypte, elle en est au moins une des plus meurtrières ; elle est en outre une de celles qui sont endémiques dans le Levant, et surtout dans l’ancienne terre des Pharaons.

L'Égypte est le berceau de la peste, etde tout temps, à l’époque de son ancienne splendeur comme à celle des siècles qui ont succédé, cette province a vu se développer la maladie dans son sein. Ce n’est donc point

la chute de la civilisation, ce n’est point l’oubli des lois hygiéniques autrefois mises en vigueur qui ont donné naissance à ce fléau si redoutable. Mais aujourd’hui, comme aux âges passés, les causes de son développement sont encore un mystère ; et comme celles d’une foule de maladies, elles semblent de longtemps vouloir se soustraire à toutes nos investigations.

La peste qui est endémique , non-seulement en

gypte, mais sur tout le littoral oriental et méridional de la Méditerranée (bien qu'à des degrés différents), la peste se montre presque chaque année en Orient vers la même époque et présente généralement alors peu d'intensité. Quand la maladie se développe sous la forme épidémique , ce qui arrive à des intervalles de six, huit et dix années, elle occasionne d’horribles ravages, et moissonne, à l'exemple du choléra, les populations au milieu desquelles elle sévit.

La peste n’est point contagieuse, et la grande majorité des médecins qui ont étudié la maïadie dans ces dernières années partagent notre opinion. Cette croyance d’ailleurs a toujours été celle des musulmans ; jamais ils n’ont évité le contact des pestiférés, et il répugne de croire que leurs idées soient la conséquence d’un fatalisme ridicule, et que de tout temps un peuple entier se soit volontairement exposé à un mal qu’il aurait reconnu contagieux , quand il pouvait facilement s'en garantir.

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