‹ Aperçu général sur l'ÉgypteChapitre 80 sur 103 · T ANTIQUITÉS · texte numérisé non relu

T ANTIQUITÉS

L'architecture égyptienne en général. — Obélisques. — Pyramides. — Antiquités d'Alexandrie. — Ruines de Saïs, -- de Bubaste, — d Heliopolis. — Pyramides de Giseh, — Sakkarah et Memphis. — Groties

de Beni-Hassan, — Syuut, — Denderah, — Thèbes, — Karnac , — Erment ( Æermonthis) , — Esneh, — El-Kab, — Edfou, — Gebel Selzeleh , — Koum-Ombou, — Ile de Philæ.— Carrières de Syène. —

Diverses antiquités.

1. Une grande partie de l'intérêt qui se porte généralement sur l'Égypte est due aux nombreuses ruines que son immense et glorieux passé a léguées à son sol. L’antiquité de ces magnifiques débris, pages énigmatiques, où une érudition nouvelle commence à deviner le mot d'une civilisation qui aima à s’envelopper de mystères; l'antiquité, dis-je, de ces débris en augmente encore la valeur et présente un attrait de

plus à la curiosité. On sait que , deux mille ans avant notre ère, la plupart des colossaux monuments qui couvrent l'Égypte étaient déjà construits ; où sait que l'Égypte a donné, pour me servir de lexpression de l’illustre Fourier, un caractère sublime à son architecture , dont les proportions grandioses frappent à la fois de stupeur et d’admiration. Le grandiose est leur qualité spéciale; le triomphe des efforts de l’homme sur l'étendue, sur les forces de la matière, est le grand fait qui ressort à leur vue. Certes, ce n’est pas le lieu dans ce livre de parler longuement de ces monuments dont une étude approfondie a suffi à remplir la vie de plusieurs savants et a nécessité de nombreux volumes; mais je ne puis néanmoins passer sous un silence absolu l’un des côtés les plus intéressants de l'Égypte. Pour adapter ce sujet à l'étendue de cet ouvrage, voici donc le plan que je me propose de suivre; je veux , me bornant aux antiquités que l’on rencontre jusqu’à la première cataracte, c’est-à-dire dans V'Égypite proprement dite , indiquer , en remontant depuis Alexandrie jusqu’à l'ile de Philæ, les principaux lieux où elles se trouvent. Je pense qu'ainsi conçu ce chapitre pourra être de quelque utilité aux voyageurs et leur servir en quelque sorte de guide.

2. L’architecture égyptienne en général. — On sait que les principaux matériaux dont se servaient les anciens Égyptiens sont le calcaire , le grès rouge, et le granit. On sait aussi dans quelles dimensions énormes ils employaient les blocs que leur fournissaient leurs carrières, et quelle profusion ils faisaient des monolithes. Ils ont eu des obélisques de cent pieds de

486 MCONUMENTS ET RUINES.

hauteur, des statues de cinquante-cinq et de soixante et dix pieds de proportion. Peut-être faut-il attribuer à la facilité que leurs moyens mécaniquesleur donnaient d'avoir ces grands blocs , l'absence du système des voûtes que l'on remarque dans leur architecture. Leurs plates-formes et leurs plafonds, d’une vaste surface, et formés de ces énormes pièces de pierre, ont pu être établis sans le secours de voûtes , soulenus seulement par de fortes colonnes. Sans doute s'ils n'avaient eu à leur disposition que des matériaux de petites dimensions , et qu'ils eussent voulu néanmoims unir dans leurs édifices la grandeur à la solidité, la nécessité les eùt forcés à découvrir et à employer le système des voütes. Cependant on a reconnu des voütes à voussoirs dans quelques constructions de la haute Égypte, et on a découvert sur les bords du Nil des quais à voûte horizontale , dont la concavité tournée du côté de l’eau oppose une inébranlable résistance à la poussée des terres. Il est donc probable qu'il eùt fallu peu d'efforts d'invention aux Égyptiens pour employer la voûte dans leurs constructions. — Du reste , cerlaines parties de l'architecture égyptienne se ressentent nécessairement de l'absence des voûtes ; ainsi les colonnes de l'Égypte, répandues en très-grand nombre dans les édifices, présentent un caractère particulier ; elles diminuent d’une manière uniforme de la base au chapiteau ; c’est une condition de solidité dont la durée des monuments a prouvé l'importance. Une chose bien remarquable dans ces monuments , c’est l’immense quantité de sculptures et d’ornements dont 1is sont surchargés. Ainsi le mur de circonvalla-

| PO € WT PTE

tion d’un seul de ces temples est décoré de cinquante mille pieds carrés de sculptures symboliques ou religieuses. On est étonné du défaut apparent de symétrie qui se trouve dans la disposition des colonnes : on dirait, à les voir, que les Égyptiens furent privés du sens précieux de la régularité.

Les principaux monuments que l’on rencontre en Égypte sont les temples, les palais, les nécropoles , les obélisques , les pyramides , les colosses, les autels monolithes.

5. Obélisques. — Les obélisques, les plus simples des monuments de l'architecture égyptienne, étaient placés ordinairement sur le front des temples et des palais. Ils n'étaient jamais isolés , mais accouplés, chacun occupant lun des côtés de l'entrée principale. Ils portaient des inscriptions annonçant la destination de l'édifice auquel ils avaient été annexés ; ils en faisaient en quelque sorie l'histoire, car on inscrivail sur leur surface les diverses réparations, les embellissements variés que ces édifices avaient reçus. On Lirait ces beaux monolithes des carrières de granit rose de Syène. Leur forme est celle d’un tronc allongé de pyramide quadrangulaire, se terminant en une petite pyramide appelée pyramidion. Les plus anciennes de ces aiguilles aujourd'hui existantes remontent au dix-neuvième siècle avant notre ère. Un grand nombre d’ebélisques ont été transportés dans diverses villes de l'Europe ; Auguste en fit venir trois à Rome, et cette ville en contient aujourd'hui quatorze. On en trouve dans plusieurs villes d'Italie. Constantin en placa à Constantinople. Paris admire sur la place de la Con-

488 MONUMENTS ET RUIXNES.

corde l'un des deux qui figuraient devant le pylône du temple de Louqsor :.

4. Pyramides. — On rencontre en Égypte un grand nombre de pyramides; les plus importantes sont celles de Gisen et de Sakkarah. Nous indiquerons, eu remontant le Nil, celles que l’on trouve dans le désert à peu de distance du fleuve. On a formé sur ces monuments beaucoup de conjectures. Les masses de ceux de Giseh sont tellement colossales qu’on a été jusqu’à croire qu'ils ne sortaient pas de la main de lPhomme. Sans nous arrêter à cette absurde opinion, nous rappellerons qu’il y a eu beaucoup de controverses sur la destination des pyramides; quelques-uns ont cru qu'elles étaient des observatoires astronomiques, et ils croyaient trouver un argument en faveur de leur opinion dans l'exactitude avec laquelle leurs quatre faces sont tournées vers les quatre points cardinaux. D’autres ont pensé que c'étaient des temples d’une espèce différente où les prêtres cachaient les mystères les plus profonds de leurs initiations. Un écrivain a prétendu

: L’obélisque de la place de la Concorde a éié donné à la France par Méhémet-Ali sous la restauration M. le baron Taylor fut chargé de Île demander au vice-roi M, le baron Taylor, cet homme d'esprit. de science et de goût éclairé, qui a recueilli pour la France de si belles moissons artistiques. ne pouvait manquer de réussir auprès de Méhémet-Ali. L'expédition du Longsor et les travaux de l'irgérieur, M Lebas, chargé d'enlever le monclitke, ont occupé, depuis, l'attention publique M. Île baron Taylor venait pour la seconde fois en Égypte lorsqu'il alla y de-

mander l'obélisque. Il visita ensuite la Syrie. Nous devons à cet heureux ,

voyage deux beanx volumes, où les mœurs. les monuments, les paysages de la Svrie et de l'Egypte sunt décrits avec une scrupuleuse exactilude, et reproduits par de magnifiques gravures. Cette publication de M. le baron Taylor est une des plus importantes et des plus précieuses qui aient élé faites sur cette partie si intéressante de l'Orient.

tchat Eten d si rélachabte ns» …,

que la grande pyramide n’était qu'un immense réservoir pour les eaux du Nil. Ces hypothèses sont toutes plus ou moins invraisemblables ; mais la plus généra lement répandue est celle qui veut que les pyramides n'aient été que des tombeaux. On a trouvé, dans quelques-unes de ces pyramides, des sarcophages. La forme pyramidale a été adoptée parce que c’est la plus solide. Elles sont construites en général en assises de pierre calcaire, et quelques-unes en briques. L’extérieur en était couvert d’un revêtement plus ou moins poli. On a cru que les Égyptiens ont dù, pour élever à de si grandes haulcurs des masses aussi énormes de pierre, posséder des moyens mécaniques qui nous sont demeurés inconnus ; mais il n’en est rien. (est avec le nombre et la force des bras que tout a été fait. Nous voyons dans les peintures et dans les sculptures des temples que ies monolithes étaient transportés sur des traineaux auxquels étaient attelés une immense quanté d'hommes. Il est probable que, pour porter ces pierres sur le haut des monuments, ils formaient des monticules en plans inclinés sur lesquels ils les faisaient glisser.

Voici comment Hérodote raconte la manière dont fut opéré le revêtement de la plus grande pyramide :

« D’après le procédé employé dans la construction de la pyramide, ses faces représentaient d’abord un escalier en forme de gradins. Quand elle eut été achevée sur ce plan et qu'il fut question de la revêtir, on employa, pour élever successivement les pierres qui devaient servir à ce revêlement, des machines faites en bois et d’une petite dimension. Une de ces machines

enlevait la pierre du sol même et la transportait sur le premier rang de gradins. Lorsqu'elle y était parvenue, une autre la portait sur le second, et ainsi de suite. soit qu'il y eùt autant de machines que de rangs de gradins, soit que ce fût la même machine qui, facile à déplacer, servit au transport de toutes les pierres ; comme l'un et l’autre m'ont été dit, je dois les rapporter. De cette manière, on commenca par le revêtement de la partie supérieure, et l’on continua de travailler en descendant pour finir à la partie inférieure qui touche le terrain. » |

Lorsqu'on songe à l'origine des pyramides, aux moyens oppresseurs qui ont été employés pour ériger ces monuments de luxe, on ne peut se défendre d'un sentiment d'horreur et de dégoùt qui est bien juste, si le récit suivant d'Hérodote est véridique.

« Chéops fit d'abord fermer les temples et prohiba toute espèce de sacrifices ; ensuite il condamna les Égyptiens indistinctement à des travaux publics. Les uns furent contraints à tailler des pierres dans les carrières de la chaine Arabique, et à les traîner jusqu’au Nil; d’autres, à recevoir ces pierres, qui traversaient le fleuve sur des barques, et à les conduire, dans la montagne , du côté de la Libye. Cent mille hommes, relevés tous les trois mois, étaient continuellement occupés à ces travaux ; et dix années, pendant lesquelles le peuple ne cessa d’être accablé de fatigues de tout genre, furent employées à faire seulement un chemin pour voiturer les pierres, ouvrage qui ne parait pas inférieur même à l'élévation d’une pyramide. La longueur de cette chaussée élait de 5 stades (256 toises).

sa largeur de 10 orgyes (56 à 57 pieds), et sa hauteur, dans la position où elle est le plus relevée, de huit orgyes (45 pieds et demi). Elle était recouverte en pierres polies ornées de divers dessins sculptés. Dix années furent donc employées à cette construction et à celle de plusieurs chambres souterraines, ménagées dans la colline où sont élevées les pyramides. Ces souterrains élaient destinés par ce roi à sa sépulture, qu’il avait placée dans une ile formée par un canal tiré du fleuve. La construction de la pyramide qui porte son nom coùta vingt autres années de travaux.

« Chéops, pour subvenir à ces dépenses , en vint à de tels excès qu'il exigea que sa fille se prostituât et qu’elle lui procurât de cette manière autant d'argent qu'elle le pourrait. On ne m’a pas dit quelle somme elle amassa par ce moyen d’après les ordres de son père ; mais On in’a assuré que, ayant formé le projet de laisser après elle un monument sous son propre nom, elle avait exigé que chacun de ceux avec qui elle avait eu commerce lui fit don d’une pierre propre à être employée dans les ouvrages qui s’exécutaient alors , et qu'elle avait fait élever avec ces pierres la pyramide qui se trouve au milieu des trois, en face de la grande. Les côtés de cette petite pyramide ont chacun un plètre et demi de long :. »

5. Antiquités d’ Alexandrie. — Les monuments ou les ruines qu’on voit à Alexandrie sont : la colonne de Poinpée, les aiguilles de Cléopâtre , les catacombes et lhippodrome. La colonne, vulgairement connue sous

1 HÉROUDOTE, EVTERPE, CXXIV, CXXxVI.

le nom de colonne de Pompée, est haute de 114 pieds. Le füt est un monolithe de 90 pieds de long sur 9 de diamètre. Cette colonne, surmontée d’un chapiteau d'ordre corinthien d'environ 10 pieds de haut, devrait être justement appelée colonne de Dioclétien; car il parait que c'est cet empereur qui l’a érigée. Elle se trouve à quelques minutes de l’encéinte des Arabes, au sud de la ville, qu’elle domine majestueusement. Elle sert de signal aux vaisseaux qui arrivent.

Les deux aiguilles de Cléopâtre sont des obélisques de trois colonnes de caractères sur. chaque face. Les savants ne sont pas fixés sur leur origine; les uns les attribuent au roi Méæris , d’autres à un successeur de Sésostris. Ces deux monuments n'étaient pas égaux. L'un est encore debout, il a été donné à la France par le vice-roi d'Égypte ; l’autre est couché sur le sable. Il appartient aux Anglais. Ils sont d’un seul bloc en granit et longs d'environ 60 picds de haut sur 7 de diamètre à la base.

Les catacombes , situées à une demi-lieue à l'est de la colonne de Pompée, se composent de vastes salles creusées dans le sol, formant des galeries soutenues de distance en distance par d'énormes piliers. Elles sont remplies de décombres amassés. On n’y pénètre qu'avec peine, et on s’y perdrait si on n’avait la précaution de dérouler un fil qui sert au visiteur à retrouver sa route au milieu de ce labyrinthe sépulcral. Entre les catacombes et Alexandrie se trouvent sur le rivage quelques bains rongés par l’action des eaux, qu’on a pompeusement , et probablement à tort, décorés du nom de bains de Cléopâtre.

C'est aussi près de là que sont les vastes ruines de l'hippcdrome.

Le camp de César , situé entre Alexandrie et Aboukir , auprès des ruines de Canope, n’est autre chose qu’une vaste enceinte fermée par un mur en briques à demi ruiné.

6. Ruines de Sais. — Non loin de Fouah se trouvent, auprès d’un petit village nommé Sa-el-Adjar (Saïs-de-la-Pierre), les ruines de l’ancienne capitale du Delta, Saïs. De vastes circonvallations, contenant beaucoup de décombres qui entouraient les nécropoles, sont tout ce qui reste de cette ville si fameuse.

7. De Bubaste. — À l'est du Della, dans la province de Charkyek, se trouve un viliage (Xlel!-Bastah) près duquel on a découvert, pendant l'expédition francaise, les ruines de la ville de Bubaste. Elles apparaissent, à une grande distance, sous l'aspect d’une montagne. Une vaste enceinte, de forme à peu près circulaire, les entoure. Elles se composent d’une multitude de débris et de fragments qui portent presque tous des inscriptions hiéroglyphiques.

8. D’Héliopolis. — Le petit village de Matarieh, au nord du Caire, renferme plusieurs édifices qui ont appartenu à l’ancienne Héliopolis. Les ruines du fameus temple du Soleil, des débris de sphinx et un obélisque monolithe de 6$ pieds de long sur 6 de diamètre à sa base, sont les seuls débris que nous ait laissés cette cité renommée.

9. Pyramides de Giseh. — En face du Caire est le peiit village de Giseh, qui a donné son nom aux pyramides de l'Égypte les plus fameuses par leur masse.

LA

Elles sont au nombre de six, dont trois très-célèbres et trois petites ; la plus grande, celle de Chéops , dont nous avons déjà parlé, a, pour hauteur verticale, d’après les mesures exactes prises par la commission d'Égypte, quatre cent vingi-huit pieds (deux fois la hauteur des tours de l’église de Notre-Dame de Paris) ; la base a sept cent seize pieds de longueur. Son volume total a été évalué à un million quatre cent quarante-quatre mille six cent soixante-quatre (toises cubes, en ne tenant pas compte des vides peu considérables qui existent à l’intérieur. Le sphinx colossal accroupi non loin des pyramides paraît avoir servi d'entrée secrète aux galeries souterraines qui communiquaient avec la grande pyramide. Cet énorme monolithe adhère au sol sur lequel il s'élève de quarante pieds de hauteur ; sa longueur totale est de cent dixsept picds , le conicur de la tête au front est de quatre

vingt-un pieds ; la hauteur, depuis le ventre jusqu’au sommet de la tête, est de cinquante et un pieds. On avait pratiqué une excavalion sur sa tête ; c'était dans cette partie du colosse que se trouvait l'ouverture par laquelle il communiquait avec la pyramide.

10. Sakkarah et Memphis. — Les tombeaux sans nombre qui sont creusés dans la vaste plaine qui entoure la pyramide constituent l’ancienne nécropole de Memphis. Ils appartiennent à toutes les époques, depuis les temps les plus recuiés jusqu’à la dynastie des rois grecs , Et aux empereurs romains ; On y à enterré des individus de toutes les classes : prêtres, militaires, ouvriers et hommes du peuple. Les pyramides de Sakkarah sont à euviron trais lieues de celles de Giseh,

MONUMENTS ET BUINES, 495

on en compte en tout dix-huit de grandeur moyenne, huit construites en pierres calcaires , et quelques-unes en briques. À Sakkarah se trouve l'antique cimetière de Memphis; c'est dans l'enceinte que M. Caviglia a découvert le fameux colosse de Sésostris , qui, sans les jambes , a trente-cinq pieds de hauteur ; il est près d’une autre statue qui est celle qu'Hérodote appelle Vénus étrangère.

Entre les villages de Zedrechein, de Mitraïneh et de Menf, on voit les ruines de Memphis , la seconde résidence des Pharaons; cette ville renfermait Ges temples magnifiques , mais qui, déjà du temps de Strabon, étaient presque ensevelis dans les sables sous lesquels leurs débris ont disparu aujourd'hui. Au sud de Menf se trouve Paschour , l’ancienne Acauthis, petit village remarquable par ses pyramides. Auprès d’Abousir, qui en est voisin, sont les fameuses catacombes d'oiseaux que la plupart des voyageurs ont mentionnées ; elles sont composées de vastes galeries remplies de petites jarres, où sont déposées des momies d'oi-

scaux.

À une lieue à l’ouest du village d'Elgoutouri, s’élève une pyramide connue sous le nom de e/-Kaddab ; elle se distingue de toutes les autres par sa consiruction , elle est formée d’un tronc de pyramide qui sert de base à une pyramide conçue dans de plus petites proportions.

On trouve deux autres pyramides dans le Fayoum : l’une , celle d'Ellhaoun, est construite en briques.

Page 1