Grottes de Beni-Hassan. — Ces beaux mou
ments appartiennent aux seizième et dix-septième dy-
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nasties {deux mille ans ct plus avant J. C.). Les belles peintures qui les décorent sont du plus haut intérêt pour l'histoire civile de l'Égypte, et pour les renseignements qu’elles nous fournissent relativement à la caste militaire. Elles ent conservé une fraicheur de coloris remarquable. On sait que les Égyptiens n'employaient pas de clair-obscur et de demi-teintes dans leurs peintures ; leurs couleurs étaient très-vives, ils les faisaient contraster avec beaucoup d’art.
En remontant vers lest sur les bords d’un ancien ravin, on rencontre un temple-hypogée, destiné à recevoir les momies des animaux et dont la porte fut sculptée du temps d'Alexandre.
Plus haut est un autre temple appelé par les Arabes Establ-Antar, dédié par le roi Mæris à la déesse Pacht (Bubastis).
12. Syout.—Ce qu'il y reste de plus remarquable, ce sont les grottes creusées dans le roc et appartenant à la plus haute antiquité. Elles se trouvent dans un état de dégradation presque complet. On y remarquedes figures de soldats armés , d’après le costume le plus ancien.
15. Denderah (Tenthyris). — On y voit un temple dédié à la déesse Athys. Les plus anciennes sculptures qui le décorent appartiennent au règne de Cléopâtre et de Césarion , et elles se trouvent sur le mur extérieur du fond du temple ; tous les autres bas-reliefs se rapportent au temps des empereurs Néron, Tibère . Caligula.
Le petit temple est un éyphonium ou manimisi (lieu de l'accouchement) , sculpté sous le règne d’Antonin et de Trajan.
14. Thèbes (Diospolis). — Côté droit ou d’orient (monument appelé palais de Louqsor).—£C'est un grand temple d’Ammon , bâti et orné de sculptures par plusieurs pharaons de la dynastie dix-huitième, et en dernier lieu par Rhamsès III (Sésosiris) , qui y ajouta le pylône , les colosses et les obélisques. Le sanctuaire à l'extrémité du monument , vers le Nil, ayant été détruit probablement par les Perses , fut restauré sous le règne d'Alexandre , fils d'Alexandre le Grand.
15. Karnac. — À en juger par l'emplacement de ses vastes ruines, le palais de Karnac est le plus grand monument de l'Égypte, et peut-être du monde. Plusieurs dynasties de rois ont successivement contribué à l’agrandir. Fondé par les premiers rois de la xvure, il recut ensuite de considérables augmentations de la reine Amensé, qui y éleva deux obélisques, les plus hauts qu’on connaisse et dont l’un reste encore debout à sa place vers le milieu du monument. Après elle. l'édifice de Karnac fut encore agrandi par de nouvelles constructions de son fils Touthmesis IV (Mæris), par Rhamsès II et III, auxquels est dù l’achévement de la grande salle hypostyle. La première grande cour appartient aux temps de la dynastie xxvi° des Saïtes, et probablement à des époques postérieures ; à gauche de cette cour est renfermé un petit temple, bâti par Ménéphtah IL, avant-dernier roi de la xvrm° dynastie : à droite on y a enfermé la partie antérieure d’un monument de Rhamsès VI ( Meïamoum) , chef de la x1x° dynastie. Sur les côtés extéricurs du mur qui correspond à la salle hypostyle, on remarque les beaux bas-reliefs historiques représentant les conquêtes en
Asie de Ménéphtah Ier, ainsi que celles de son fils Rhamsès III (Sésostris) ; mais les bas-reliefs de ce dernier sont très-endommagés.
Quatre grands propylées, partant du côté sud du palais de Karnac , vont se diriger sur un grand espace encombré des ruines d’un ancien monument qu’on appelle ruines du Sud.
Tout près du village moderne de Karnac et au sudoucst du palais se trouve le beau temple dédié par les rois grecs au dieu Chous, fils d’Ammon-Ra et de Math. Une grande porte ou propylée ouvre l'allée de sphinx à têtes de bélier qui joignait autrefois ce temple avec le palais de Louqsor à une distance d’un tiers de lieue.
Côté gauche ou d’occident. Ce côté de Thèbes avait le nom particulier de Memnonia , à cause de la nécropole qui se voit encore , par une quantité innombrable de tombeaux creusés dans la montagne et riches de toute espèce de représentation relative à la vie civile des anciens Égyptiens. Le principal et le plus grand monument au sud-est ( celui que les Arabes appellent Médinet-Abou ) est un palais du roi Rhamsès [IV (Meïamoum) ; on y représente ses conquêtes en Asie et ses actes solennels de religion. Dans la même enceinte est renfermé un monument de Touthimosis IV (Mæris).
Trois petits teinples dédiés à Athys, à Toth, à Isis, , subsistent encore sur ce côté de l’ancienne métropole. Vers le milieu de la plaine , on admire les deux colosses de Memnon ; celui du nord était célèbre, dans les temps romains, par son chant pré-
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