‹ Aperçu historique sur le Parlement de ParisChapitre 247 sur 288 · BOCHARD DE SARON · texte numérisé non relu

BOCHARD DE SARON

« ses acclamations et ses transports, la joie dont elle est « animée en voyant son roi revenir dans son sein, donner « à ses fidèles sujets la preuve la plus éclatante de son « amour et de sa confiance. Déjà, Sire, votre présence a « dissipé de premières alarmes, déjà tous les cœurs s'ou- « vrent à la douce espérance de recueillir bientôt les « fruits de vos intentions bienfaisantes. Votre Parlement, « Sire, pénétré des mêmes sentiments, s'empresse de por- « ter à Votre Majesté ses vœux pour V entière restaura- « tion du calme et de la félicité publique, unique objet « des soins et de la bonté paternelle du prince^^K » Ces vœux remplacèrent les félicitations que le Parlement était habitué à présenter au monarque.

Louis XVI répondit : « Je recevrai toujours avec sa- « tisfaction les témoignages d'attachement et de fidélité « de mon Parlement de Paris. »

Les magistrats ayant demandé au roi son agrément pour rendre leurs respects à la reine et à M. le dauphin, le roi répondit : «Vous pouvez aller chez la reine; pour mon fils, « son appartement est trop petit pour vous recevoir. »

Le premier président, Bochard de Saron, exprima à la reine « que l'aifabilité avec laquelle elle s'était occupée « d'offrir aux regards d'une nation, qui chérit ses souve- « rains, l'auguste prince destiné à en perpétuer les ver- « tus, et que les actes de bienfaisance et de générosité « qu^elle venait d'exercer pour le soulagement des indi- « gents, lui avaient acquis de justes droits à leur recon- « naissance. »

La reine répondit, avec une vive émotion: « Le roi a « toujours voulu le bonheur de son peuple. Il n'a jamais « eu d'autres sentiments et je les ai toujours partagés. « Vous connaissez mes sentiments pour chacun de vous, « Messieurs^ ils seront toujours les mêmes. »

(.1) Le 9 octobre 1789. Arch. nat., Cons. sec, X. 16. c. 8990.

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