‹ Aperçu historique sur le Parlement de ParisChapitre 70 sur 288 · SUPPRESSION DE DEUX CHAMBRES DES ENQUÊTES · texte numérisé non relu

SUPPRESSION DE DEUX CHAMBRES DES ENQUÊTES

gistrés immédiatement après la réponse du roi aux remontrances permises ; que nul membre du Parlement n'eût voix délibérative, dans les assemblées des Chambres, avaat dix ans de service, et que le cours de la justice ne pût jamais être suspendu parles magistrats, parce que le premier de leur devoir est de donner l'exemple de la soumission et de l'obéissance (i>.

Enfin, un édit du même jour(~^ supprimait deux Chambres des enquêtes et plus de soixante offices dans le Parlement de Paris. A la fin de la séance, le roi dit à haute voix : « Telles sont mes intentions, que je soutiendrai de toute mon autorité ^^K » Louis XV sortit ensuite à travers les flots d'un peuple immense qui laissait voir la consternation sur son visage. Pas un cri de vive le roi ne se fit entendre^"*'. Les réductions, motivées en apparence « par le désir de procurer une meilleure administration de la justice et de conserver l'honneur et la dignité de la magistrature, » frappèrent d'abord de stupeur le Parlement, mais lorsque le roi fut sorti, la plupart des membres des enquêtes et des requêtes, au nombre de 129, signèrent<^5) la démission de leurs charges. Cet acte de démission était ainsi conçu : «Nous, présidents et conseillers du Parlement, soussignés, déclarons que, dégradés et privés de nos fonctions les plus essentielles, par les dispositions dont nous venons d'entendre la lecture au lit de justice, plus sensibles encore à l'impossibilité totale à laquelle nous sommes réduits de pouvoir être à l'avenir d'aucune utilité pour le service du roi et de son royaume ; pénétrés de douleur d'une disgrâce que nous ne pouvons avoir encourue qu'en travaillant à assurer Tautorité dudit seigneur-roi et le repos de l'Eglise et de l'Etat, disgrâce

(1) Le 10 décembre 1753. Ane. lois, 22.270. — (2) Ane. lois, 22. — (3) D'Argenson, Mem., 9.363. — (1) Journal de Barbier, 6.407. — (3) Journal de Barbier, 6.410.

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