MM. PO U Y AT
et travailler les matières dont ils se sont servis. Le modelage et le tournage? La critique la plus sévère ne peut trouver un défaut aux pièces sorties des mains des ouvriers de MM. Pouyat. La translucidité, la blancheur? Limoges fait aussi blanc que Sèvres, et le service dont nous parlons est le plus blanc de tous. Que reste-t-il donc? le talent de l’artiste? Celui-là, nous venons de le juger.
Nous n’hésitons donc pas à dire que ces honorables fabricants se sont acquis, par leur exposition, un droit sérieux à la reconnaissance du pays. Leur œuvre est la consécration du progrès qui s’est fait depuis quelques années dans l’industrie du pays; avec M. Haviland, nous voudrions dire avec M. Dubois, elle est l’expression vraie de la perfection où nous sommes arrivés, et l’on doit être fier d’un succès qui résume ainsi le travail de tant d’intelligences.
La* maison Pouyat a consommé, en 1854, en pâte,
830.000 kil. ; en émail, 104,000 kil. ; en terres à gazettes et en sables réfractaires, 105,000 kil. ; en plâtre, 35,000 kil. , et en bois, 17,184 stères.
La fabrication qui, en 1843, était de 278,000 fr., est arrivée progressivement, en 1854, au chiffre de