‹ Aperçu statistique de l'Exposition de Limoges en 1855Chapitre 30 sur 58 · L IMPRIMERIE · texte numérisé non relu

L IMPRIMERIE

on lit ces mots de la Genèse : Et la limiére fut faite. Cette pensée a souvent traversé notre esprit en parcourant les vastes magasins qui renferment les produits de MM. xMartial Ardant et Barbou des Courrières.

La lumière se fera toutes les fois que des hommes de cœur et d’intelligence voudront , comme l’ont fait ces industriels, consacrer à l’éducation du peuple, les facultés que Dieu leur a départies.

L’introduction de l’imprimerie à Limoges remonte à 1494; si nous en croyons M. Tramaux-Malhet , le premier livre qui y aurait été. publié serait dû à Jean Berson , qui , en 1495 , fit une édition du Ere viarium Lemovicense in-8(i.

La maison Barbou vint s’établir en cette ville en

Avant cette époque et depuis 1524, Jean Barbou, le chef de cette famille , exerçait à Lyon la profession d’imprimeur; il y avait publié en 1539 la première édition connue des œuvres de Clément Marot. Ce livre, écrit en caractères italiques, d’un texte très correct, se fait aisément reconnaître par cette devise placée en tête et tout à fait dans le goût du temps : Mort ri y mord.

En 1594 Hugues Barbou imprima en beaux caractères gothiques et avec rubriques rouges les Heures de Notre-Dame à l'usage de Lymoges. Ce livre porte au frontispice la devise : De Long travail Fruict et honneur.

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