‹ Aperçu statistique de l'Exposition de Limoges en 1855Chapitre 34 sur 58 · MM. ARDANT ET BARBOU · texte numérisé non relu

MM. ARDANT ET BARBOU

MM. Ardant ; les Episodes chevaleresques , les Légendes pittoresques , de MM. Barbou, sont des chefs-d’œuvre de grâce et de sentiment.

MM. Ardant et Barbou mettent au frontispice de leurs livres les armes de leur famille : MM. Barbou, un dextrochère sur champ d'azur, portant un épi et une plume en sautoir avec la devise : Meta laboris honor ; MM. Ardant, un soleil rayonnant avec la devise : Omnibus Ardens. On voit, d’après ce que nous venons de dire, que ces Messieurs ont dignement compris le précepte : Noblesse oblige.

MM. Martial Ardant frères exercent leur industrie à Limoges et à Isle. Ils ont un dépôt à Paris (25, quai des Augustins).

Dès 1808, M. Martial Ardant, leur père, jetait les premières assises de leur maison.

Ils fournissent annuellement au commerce de la librairie, en France et à l’étranger, environ 1,500,000 volumes, non compris 300,000 almanachs.

Ils sont les premiers, en France, qui aient employé la force hydraulique comme moteur des presses mécaniques , et qui aient tenté de fonder, loin des villes, un établissement typographique.

C’est à Isle, sur les bords de là Vienne, à quelques kilomètres de Limoges, qu’est le âiége le plus important de leur fabrication : trois presses mécaniques, treize presses Stanhope y fonctionnent; un atelier de composition y a été établi depuis quelques

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