‹ Aperçu statistique de l'Exposition de Limoges en 1855Chapitre 50 sur 58 · LA CI HE · texte numérisé non relu

LA CI HE

temps rigoureux, et il est bien rare qu’on nettoie les ruches et qu’on les assainisse.

Cette incurie qu’on rencontre trop souvent dans les diverses branches de l’industrie agricole, a contribué plus encore que l’emploi de la stéarine dans l’éclairage de luxe, à la diminution de la cire.

Bien que menacée par Toulouse, qui depuis vingt ans a commencé à blanchir la cire , Limoges est encore le centre d’un marché important, qui ne peut suffire à toutes les demandes de la consommation ; il y a donc là aussi un progrès à suivre, une source de produits à signaler à l’agriculture

Aujourd’hui, la Haute-Vienne , la Creuse et la Corrèze livrent chaque année à Limoges environ 125,000 kil. de cire, dont 95,000 se revendent bruts au prix moyen de 3 fr. 50 c., et 35,000 sont blanchis à Limoges même. Le kilogramme de celte qualité varie entre 4 fr. 75 c. et 5 fr. C’est donc un produit net de près de 500,000 fr.

Les ventes en gros se font pendant la foire de la Saint-Loup (22 mai); il suffit quelquefois d’un jour pour écouler cette masse de produits.

M. Ardanl-Masjambost envoie à l’Exposition plusieurs échantillons de cire blanchie par lui ; ces cires, quoique d’une pureté remarquable, ne sont que des échantillons de sa fabrication courante ; c’est assez dire que cette maison soutient dignement sa vieille et honorable réputation.

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