‹ Aperçu statistique de l'Exposition de Limoges en 1855Chapitre 49 sur 58 · LA CIRE · texte numérisé non relu

LA CIRE

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douane qu’elle avait à payera la sortie de la province, et conféra des privilèges de noblesse au propriétaire de l’usine. — Et qu’il nous soit permis de le faire remarquer ici, les honneurs nobiliaires ont été plus fréquemment accordés «à l’industrie française qu’on ne le pense : la plupart des armes qui servent encore à quelques familles bourgeoises, qu’on retrouve sur les frontispices des livres, sur le portail des maisons, ont été le plus souvent concédées par lettres-royaux bien et duement enregistrées.

Avant la révolution , il existait dans le Limousin cinq manufactures , à la tète desquelles se trouvait la maison Ardant-Masjambost , et qui fabriquaient ensemble près de 200,000 kil. de cire. Cette industrie commença à décliner vers 1790, et elle était réduite d’un tiers en 1808. Les cultivateurs attribuaient cette décadence à la rigueur de quelques hivers ; mais, en réalité, la véritable cause de cette perte était le peu de soin qu’on mettait à garantir les abeilles des divers accidents auxquels elles sont exposées.

En effet, ies ruches ont pour la plupart conservé une simplicité primitive qui ne permet pas d’espérer de bons produits ; des troncs d’arbre , des cylindres formés de paille grossièrement tordue ou clayonnées avec des côtes de ronces, sont recouvertes d’un chaperon de paille, et ne préservent l’abeille ni du froid, ni des attaques des animaux nuisibles ; c’est â peine si on se préoccupe de nourrir les essaims dans les

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