‹ Aperçu statistique des forces productives de la RussieChapitre 11 sur 92 · MER CASPIENNE · texte numérisé non relu

MER CASPIENNE

C’est le plus grand lac salé du monde, ayant une étendue de 8.413 milles carrés, ou de 407.075 verstes (434.349 kilomètres), et méritant le nom de mer, non-seulement par ses dimensions, mais, en général, par la nature de ses eaux. La profondeur de la mer Caspienne est très-variée ; près des côtes on trouve souvent des bas-fonds, surtout vers l’entrée des rivières. En jetant un coup d’œil sur la carte hydrographique de la mer Caspienne, il est facile de remarquer qu'elle se compose, en quelque sorte, de deux bassins séparés par une ligne tirée du cap Apcheron à l'ancienne embouchure de l'Oxus. Au sud et au nord de cetteligne, le bassin de la mer Caspienne se renfonce et présente deux maximum de profondeur. Pourtant la plus grande se trouve dans la partie méridionale. La configuration des côtes présente la même division. La partie du sud a des rivages hauts et escarpés, tandis que la partie du nord ne présente pour la plupart qu'une côte unie et plate. Font exception les rivages de la presqu'île de Mangyschlak, formés de hautes falaises en calcaire. Le périmètre total de la mer Caspienne est d’environ 6.000 verstes, dont 3.500 appartiennent à la Russie, en y comprenant la steppe des kirghiz et le Mangyschlak. Pourtant le nombre des ports est très-restreint. Sans compter les embouchures des rivières qui, comme nous l'avons déjà indiqué, sont pour la plupart fermées par des bas-fonds, il n’y a que le port de Bakou qui mérite. quelque attention. Derbent n’a qu’une rade. Pour arriver à Astrakhan, il faut remonter le Volga, rempli d’îles et de bancs

de sable. Dans le golfe de Mertwoï-Kouttouk et dans le Mangyschlak il y a plusieurs ports, mais la nature des lieux est telle que ces ports n'ont presque aucune valeur. Aussi la navigation caspienne n'a pas d'importance, et les principaux avantages économiques de cette mer consistent dans ses pêcheries. Il faut surtout mentionner les pêcheries de l’île de Salyan (embouchure du Kour) et celles de l'Oural et de l'Emba. La quantité de poissons est inépuisable. Sur les bancs de sable environnants le Mangyschlak, on chasse le phoque. Le produit de la pêche maritime donne annuellement un revenu de plusieurs millions de roubles, et sert à l'entretien de plus de 20.000 individus vivant exclusivement de cette industrie.

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