‹ Aperçu statistique des forces productives de la RussieChapitre 16 sur 92 · BASSINS DE LA MER CASPIENNE · texte numérisé non relu

BASSINS DE LA MER CASPIENNE

17. Bassin du Koura. Le Koura avec son affluent l’Araxe, qui légale presque en longueur, est le principal fleuve de la Transcaucasie. Ayant sa source dans l'Arménie turque, il ap-

partient pourtant presque dans sa totalité à la Russie. L'Araxe sort, comme le Koura, du plateau de l'Arménie. Le cours des deux fleuves est presque égal; chacun a une longueur de près de 110 milles géographiques ou de 770 verstes (820 kilomètres), en comptant seulement la partie appartenant à la Russie. Après sa réunion avec l'Araxe, qui se fait non loin de la mer, le Koura devient large et assez profond; il se divise en deux bras et forme un delta, dit delta de Ssaljan, ainsi qu'une série de lagunes. l'étendue du bassin du Koura et de l’Araxe est à peu près de 2.000 milles carrés géographiques ou 98.000 verstes carrées (soit 114.000 kilomètres carrés). 18. Bassin du Koïssou. Le Koïssou, dont le cours est à peine de 400 verstes (407 kilomètres), est formé par la réunion de plusieurs torrents, portant tous le même nom de Koïssou et sillonnant en tous sens le Daghestan. C’est une rivière profonde, encaissée et rapide, surtout pendant la fonte des neiges. 19. Bassin du Térek. Le Térek prend sa source au pied du Kasbeck et, comme le Koïssou, se forme de la réunion d’un grand nombre de torrents descendant de la crête du Caucase. Parmi ces torrents nous avons déjà cité le Dariel, dont la gorge profonde est traversée par la grande route de Wladikawkas. Depuis sa source, située sur une hauteur de 2.800 mètres, jusqu’à sa sortie des montagnes, sur une étendue de 70 à 80 verstes, le niveau du Térek présente une chute de plus de 2.000 mètres, ce qui en fait une rivière des plus impétueuses. Son lit est semé d’écueils et profondément encaissé. Au-dessous de Wladikawkas, le Térek débouche dans la plaine, son lit s'élargitet son cours devient plus tranquille. À Yékathérinograd, il change de direction et tourne vers l'est. Presque tous ses affluents lui viennent du côté des montagnes, c'est-à-dire du

côté droit. À Kislar, à une distance de 30 verstes de la mer, il

se divise en plusieurs bras, et forme le delta du Térek. La longueur de tout son cours est près de 65 milles géographiques ou 455 verstes (485 kilomètres). L'étendue du bassin est près de 600 milles carrés géographiques ou 42.000 verstes (47.800 kilomètres).

20. Bassin du Kouma. Le Kouma prend sa source dans la chaîne extérieure du Caucase, près de Piatigorsk, et a une longueur de 60 à 70 milles géographiques ou de 420 à 490 verstes (environ 500 kilomètres). C'est une rivière de steppes, presque sans affluents et peu profonde. Son bassin, assez difficile à déterminer, a une superficie d'environ 500 milles carrés géographiques ou de 35.000 verstes carrées (soit 40,000 kilomètres carrés).

21. Bassin du Volga. Aucun fleuve de l'Europe ne peut rivaliser en dimensions avec le Volga qui par le réseau de ses affluents couvre à lui seul près de la moitié de toute la Russie d'Europe. Ayant une longueur de 530 milles géographiques ou de 3.710 verstes (3.958 kilomètres), il embrasse la superficie de 20 gouvernements, dont 13 appartiennent exclusivement à son bassin. Le Volga prend sa source sur la pente sud-est du plateau de Waldaï, sur une hauteur d'à peine 250 mètres. Sa chute est insignifiante comparativement à la longueur de son cours et donne à peine 4 mètre sur 14 kilomètres. Aussi le Volga est-il un des fleuves les plus tranquilles du monde. Coulant toujours dans la plaine, il présente une largeur de 4 à 2 verstes, surtout après sa réunion avec l'Oka qui lui apporte un grand surcroît d’eau. Après avoir reçu la Kama qui lui apporte les eaux des montagnes de l’Oural, le Volga change de direction et arrive à une largeur de 2 à 3 verstes (3 kilomètres). En général, le Volga, depuis Kasan, doit compter parmi les fleuves les plus larges du monde, Le Volga se forme

par la réunion de deux petites rivières servant de découlement à plusieurs lacs. Le Volga proprement dit sort du lac Sterje, traverse le Péno et arrive au lac Volga, dont il prend la dénomination. La Ssélyarowka, qui sort du lac Sséliger, se réunit au Volga à quelque distance de ce lac. La navigation commence à Rjew. A Twer, le Volga présente déjà un beau fleuve, portant une masse de grandes barques lourdement chargées. Depuis. Twer, où commencent les courses des bateaux à vapeurs et où le Volga recoit la Twerza, rivière assez importante, jusqu’à Rybinsk, la navigation est souvent gènée par des bas-fonds. Depuis Rybinsk jusqu'à Nijni-Novgorod, le fleuve recoit un grand nombre d'affluents. La Mologa le met en rapport avec la partie moyenne du gouvernement de Novgorod. La Scheksna, qui sert de découlement au lac Biélo- Ozero, lui sert de communication avec la partie septentrionale du même gouvernement et avec le gouvernement de Yaroslaw. La Kostroma, se trouvant en rapport avec les lacs de Galitsch et de Tchoukloma, l’'Ounsha et la Vitlouga et plusieurs affluents de moindre importance, lui apportent les produits du gouvernement de Kostroma. Tous ces affluents ont une longueur de 400 à 600 verstes (480 à 650 kilomètres) et sont navigables. A Nijni-Novgorod le Volga reçoit son principal affluent du côté droit, l’Oka, qui à une longueur de plus de 440 milles géographiques ou de 980 verstes, (plus de 1.000 kilomètres) et qui lui apporte les eaux de l'Ougra, de la Moskwa, de la Kliasma, de la Mokcha et de la Zna. En aval de Nijni-Novgorod, la navigation change de caractère. Le fleuve, après avoir reçu l'Oka, devient plus large et plus profond; les dimensions des barques et des navires, destinés à la navigation du cours inférieur, deviennent plus grandes. A Vassil, le Volga recoit la Soura (600 verstes ou 650 kilomètres) venant du côté

droit; à Kasan, la Kama (220 milles géographiques ou 1.540 verstes, soit 1.640 kilomètres) venant du côté gauche. La Kama a une pente beaucoup plus considérable que le Volga ; aussi son cours est plus rapide et souvent encaissé. Au-dessous de l'embouchure de la Kama, qui décharge dans le Volga une mulitude d’affluents (dont quelques-uns comme la Viatka et la Biélaya sont très-considérables), le bassin du Volga se rétrécit. Sur une étendue de près de 1.500 verstes, il ne recoit que des affluents sans importance. Un peu au-dessus de Tsarytzine, 1l se divise en deux bras coulant presque parallèlement à quelque distance l’un de l'autre. Le bras gauche, appelé l’Akhtouba, reste en communication avec le bras principal par une multitude de passes. A son embouchure, ces passes se multiplient et forment un labyrinthe de plus de 60 îles et plusieurs lagunes. Le Volga et l’Akhtouba réunis se déversent, près d'Astrakhan, dans la mer Caspienne par sept bouches. Le bassin du Volga et de ses affluents est le plus grand en Europe. Il occupe tout le centre de la Russie et une grande partie du sud-est. Sa superficie peut être évaluée à 33.000 milles géographiques carrés ou à 1.617.000 verstes carrées (1.725.000 kilomètres carrés).

22. Bassin de l'Oural. L'Oural prend sa source au pied de l'Iremel et coule d’abord dans l'étroite vallée longitudinale, formée par les deux principales chaînes de l'Oural méridional. À Orsk, il se détourne vers l’ouest, pour reprendre sa direction primitive à Ouralsk. Depuis Orsk,son bassin devient assez vaste; à Ouralsk il entre dans la steppe. La longueur de son cours est de 220 milles géographiques ou de 4.540 verstes (1.640 kilomètres). L'Oural ne recoit des affluents que dans sa partie supérieure. Parmi ces affluents il faut citer la Ssakmara (côté droit) et l’'Ilek (côté gauche). La naviga-

tion de l’Oural est presque nulle, mais en revanche les pêcheries y jouent un grand rôle, surtout dans la partie inférieure du cours. Le droit de pêche appartient exclusivement aux cosaques et s’exerce en commun, à de différentes époques de l'année. Le bassin de l'Oural comprend une partie de . la steppe des kirghiz et peut être évalué à près de 4.500 milles géographiques carrés (220.000 verstes carrées ou 234.000 kilomètres carrés).

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