‹ Aperçu statistique des forces productives de la RussieChapitre 36 sur 92 · GOUVERNEMENTS. HOMMES. FEMMES · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENTS. HOMMES. FEMMES

25.170 24.210 35.603 33.903 23.380 23.079 30.101 28.410 29.863 28.383 56 841 55.195 60.005 57.224 Orenbourg 39.481 37.448 Ssimbirsk 2.743 22.484 Ssaratoff -225 29.288 34.926 3.389 5.909 5.206 .130 3.970 .b49 .139 .260 .241 - 860 3.093 » 069 611 Pr .437 .130 065 3.140 " 13.689 5.986 5.515 Volhynie 5.045 .576 Podolie .839 ÿ.307 Kieff Mail 28.722 .482 3.119 999 .498 033 179 .677 9.731 Pays des cosaques du Don. 404 .349 Pays des cosaques de l'Oural. (V. le gouv. d’Orenbourg.) Pays des cosaques d'Orenbourg. (V. le gouv. d'Orenbourg.)

rhosrmmmrosuous HD EN NI 100 ND OUÉ 9 O0

C2 CO == D 23 LC O0 Ii ei mi On C0 k9 ©

SUOMI OÙ!

CHnIDOOR

19 LS UO NI NI KI NI 9 CO US HI NI O9 QUI LI KO KO O0 Le OS C0 > O7 OT OS = Où US Co

D'après cette table, la mortalité la plus forte se trouve généralement dans les gouvernements qui présentent le plus grand nombre de naissances. Pourtant, il y a quelques exceptions. La moyenne de la mortalité pour toute la Russie d'Europe est de 3,81 ou de 1 décès sur 26 habitants; mais cette moyenne ne se retrouve que dans les gouvernements du nordouest et dans quelques gouvernements du centre et de la Petite Russie. Au-dessus de la moyenne se trouvent le nord-est, Moscou et la plus grande partie des gouvernements du centre. Quant à l’ouest, c’est-à-dire dans les gouvernements

baltiques, la Lithuanie, l'Ukraïne, la Nouvelle-Russie, et même chez les cosaques du Don et dans quelques gouvernements du bas Volga, la mortalité est beaucoup plus faible ; mais c'est justement dans ces dernières provinces qu'il faut chercher le déficit de décès que la critique a signalé dans les rapports officiels. En général, le minimum se trouve dans les provinces baltiques et le maximum à Viatka et Perm. D’après le sexe, il meurt plus d'hommes que de femmes, ce qui est une règle générale pour toute l'Europe. Dans quelques gouvernements nous trouvons le fait contraire, mais c’est une suite de la répartition anormale des sexes dans quelques parties de la Russie, que nous avons déjà fait remarquer plus haut. Parmi les faits qui servent à commenter les chiffres de la mortalité, la répartition des décès par âges, certainement, joue le rôle le plus important, et il est indispensable de dire quelques mots sur cette répartition, vu qu'en Russie elle présente non-seulement des variations très-remarquables, mais encore quelques traits particuliers, propres à la Russie. Le trait principal est le nombre élevé d'enfants morts à l’âge de 1 à 5 ans, et surtout avant d’avoir atteint la fin de la première année. D'après les renseignements recueillis pendant sept années consécutives (1857-1863), le nombre des enfants morts dans le courant de la première année de leur vie dépasse toute proportion, et c'est surtout à cette particularité qu'il faut attribuer les grandes différences que nous remarquons entre la Russie et les autres pays de l'Europe par rapport à la distribution des âges dans la population et de la durée de la vie moyenne. Partout où des recensements spéciaux ont relevé la distribution de la population par âges, la statistique a constaté un excédant remarquable des âges improductifs, c’est-à-dire d'enfants et d'adolescents au-dessous de 16 ans,

ainsi que de vieillards au-dessus de 60 ans. C’est la suite inévitable d'un grand nombre de naissances accompagné d’un chiffre de mortalité tout aussi élevé et d’une grande proportion de décès précoces, Les calculs faits sur la durée moyenne de la vie constatent pleinement cette observation. L’extrême nord, les provinces baltiques et les provinces de l’ouest présentent en général moins de naissances et une mortalité moins grande que les gouvernements du sud-ouest et du sud-est, Aussi, c'est dans ces gouvernements que la distribution des âges est plus régulière, et la vie moyenne atteint le chiffre de 22 à 27 ans. Dans la Nouvelle-Russie et dans les gouvernements agricoles du Volga, et en général du sud-est, le chiffre des naissances est excessif, la mortalité, en général, très-considérable, mais les conditions de la vitalité sont surtout défavorables aux bas âges. Aussi, il meurt dans ces gouvernements un nombre énorme d'enfants, et la vie moyenne descend audessous de 20 ans. Les conditions les plus défavorables se trouvent dans les gouvernements de Viatka, Perm , Orenbourg, où la mortalité en général, et surtout celle des enfants, est trèsgrande, et où la durée moyenne de la vie est au-dessous de 15 ans. Les mêmes faits se reproduisent à Moscou, mais nous hésitons de les accepter, vu que la présence d'un hospice d'enfants trouvés, avec une population de près de 10.000 enfants, doit nécessairement influer sur la régularité de ces faits.

VF

L'accroissement de la population peut se calculer de deux manières : ou par la différence présentée par des recensements périodiques et réguliers, ou bien par la supputation annuelle de l'excédant des naissances sur les décès. La Russie ne possède pas de recensement régulier, et c'est pour cette raison ‘ que nous sommes obligés de recourir à la seconde méthode qui, en Russie, ne peut pas donner des résultats irréprochables, vu que l'enregistrement des décès est insuffisant et que le nombre total des décès doit être augmenté pour combler les lacunes que l'enregistrement y laisse.

Page 1