À CORNES. | ORDINAIRES MÉRINOS
975.171 473.430 .364.411 DAT 125.785 300.556 497.400 262.971 334.813 266.383 .b35 .o11
Sur 100 habitants (hommes) Sur 100 dessiatines on comptait : de prairies on comptait :
GOUVERNEMENTS
Moutons
ordinaires, à cornes
Moutons ordinaires.
Arkhangel Clone SEE
St-Pétersbourg Pskoff
KOSTOMA. ee ae Vladimir .
Sur 100 habitants hommes) Sur 100 dessiatines on comptait : de prairies, on comptait :
GOUVERNEMENTS
Chevaux Moutons ordinaires.
Merinos Moutons ordinaires Mérinos.
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Nijni-Novgorod. ....
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P. des cosaq. du Don
Moyenne
Les chiffres du premier tableau ne se rapportent qu'à la Russie d'Europe. Au Caucase on a compté, en 1856, 469.522 chevaux, 2.024.022 bêtes à cornes, 4.425.443 moutons et 428.375 porcs. Pour la Sibérie, le nombre des chevaux était de 3.036.011, le nombre des bêtes à cornes 2.463.013, le nombre des moutons 6.250.651 et le nombre des pores 516.990. En outre, on comptait environ 1.700.000 chèvres, 60.000 chameaux {dont 30.000 en Europe, au gouvernementd’Orenbourg, d'Astrakhan et de la Tauride) et environ 4 million de rennes (dont 680.000en Europe, dans les gouvernements d'Arkhangel, Vologda et Perm). Dans le nombre des moutons sont compris
plus de 41.600.000 mérinos et brebis à laine fine. En additionnant tous ces chiffres, on obtient pour tout l’empire, sans la Finlande et la Pologne, les sommes suivantes :
RACE M CDBVANNE ES: secte se interet sè1e ee à 18.723.167 têtes. RACODOYINE an comes rhin rentes 27.475.335 Race} 0vIne GTAIMAITB: 2: 24 ele ones 42.804.025 MÉPIROS ABLE Mesdames c-tecsee 11.642.289 RAGE DOICINE ch olemne se emloee soie « 10.230.777 CHEVILLE MR een sui es 1.700.000 Chameatx.. Shane te. SRE DO 60.000 ROAD ur ae os pue david 1.090.000
La proportion de l'étendue des prairies sert à déterminer le nombre des animaux domestiques et l'importance de leur élève. De même que la population russe fait fort peu pour le développement et pour l'amélioration des prairies, elle n’accorde que peu de soins à l’amélioration des races et à une éducation systématique. Dans la plupart des provinces, le bétail est chétif, de petite taille et en nombre insuffisant. Cela tient principalement au système agronomique généralement adopté en Russie, qui exclut la culture des plantes fourragères et laisse le bétail paître librement et sans surveillance. De là des épizooties, qui déciment cruellement les troupeaux, et le mauvais état du bétail, qui ne trouve qu'une nourriture uniforme et insuffisante et reste souvent exposé aux rigueurs du climat et de la saison. Dans les steppes, où le manque de prairies est moins sensible vu l'abondance des terrains libres pouvant servir de pâturage, on entretient un nombre très-considérable de bêtes à cornes, de chevaux et de moutons, en sacrifiant pourtant la qualité à la quantité. Aussi, c’est au sud qu’il faut chercher les lieux qui font de l'élève du bétail leur occupation principale et où cette occupation s'élève au rang d’industrie spéciale.
Pour le nombre des chevaux, les gouvernements de Smo-
lensk, Toula, Orël, Koursk, Voronège, Riasan, Tamboff, Pensa, Viatka, Perm, Orenbourg, Ssamara, Astrakhan, ainsi que le pays des cosaques du Don, présentent la proportion la plus avantageuse. Les races les plus répandues sont : la race des steppes à laquelle appartiennent les chevaux du sud, du sudest, du pays des cosaques et du Caucase, race peu élégante, mais excellente pour la course et les fatigues ; la race du centre, se distinguant par une taille plus élevée et par sa force ; la race de Viatka, très-répandue dans tout le nord, petite de taille, mais forte et endurante; la race lithuanienne, petite, faible et abâtardie. La race du centre, améliorée par le croisement avec les chevaux arabes, anglais, etc., donne de magnifiques chevaux de cavalerie et de luxe et surtout des chevaux de courses (trotteurs). Le nombre total des haras est de 2.500 Le plus grand nombre se trouve dans les gouvernements de Tamboff, Kharkow, Yékathérinoslaw, Poltawa, Orël, et dans la Tauride. Les haras les plus importants pour les chevaux pur-sang sont ceux de Tamboff, Voronège (bords du Bitioug qui donne son nom à une race de chevaux de trait), Nijni-Novgorod (Potschinki), Koursk, Orël, Riasan, Toula, Pensa, Moscou.
Quant à la race bovine, elle est assez nombreuse dans tout le nord et dans le nord-ouest, c’est-à-dire dans les gouvernements d’Arkhangel, Vologda, Olonetz, Pskoff, Yaroslaw, Kostromà, Viatka, Perm, dans les provinces baltiques et dans quelques provinces de l’ouest. La meilleure race se trouve dans les gouvernements d’Arkhangel et de Vologda (race de Kholmogory) ei dans les provinces baltiques. Le sud, c'est-à-dire Kherson, Yékathérinoslaw, la Tauride, le pays du Don et Astrakhan, présentent la plus grande proportion de gros bétail et, en général, une race très-bonne
pour la boucherie et pour le produit du suif (race de Tscherkassk). La même race se trouve en petit nombre dans les gouvernements de la Petite-Russie. Des troupeaux de bœufs, partant du sud, approvisionnent en viande Moscou, Saint- Pétersbourg et, en général, les villes du centre et du nord.
Les principaux centres de la race ovine se trouvent au sud, à Poltawa, Kharkow, Kherson, Yékathérinoslaw, en Bessarabie, en Tauride et, au sud-est, dans Ssaratoff, Ssamara et Astrakhan. Dans les gouvernements de la première catégorie, les races améliorées prédominent, et on compte plus de la moitié de mérinos et de moutons à laine fine. Dans le sud-est on ne trouve que des moutons ordinaires, et surtout la race kirghiz à queue de graisse, donnant une laine trèsgrossière, mais beaucoup de suif. L'élève de brebis à laine fine fait des progrès remarquables, non-seulement dans le sud, mais dans presque tous les gouvernements du centre et de l’ouest, surtout dans les provinces baltiques.
Les produits livrés à l’industrie par l'élève du bétail en général consistent en viande, laitage, suif, peaux, poils et laine.
Le produit en viande se calcule d’après le nombre des bœufs, vaches, veaux et moutons abattus annuellement. Ce nombre n'est pas connu exactement et ne peut être déterminé qu'approximativement. Il faut compter qu’au moins 3.500.000 pièces de gros bétail sont livrées à la boucherie, dont 2.200.000 bœufs et 1.300.000 vaches. Le nombre des veaux tués est, en moyenne, de 4 millions; le nombre des moutons, de 42 millions. En comptant, d’après des données authentiques, pour chaque pièce de gros bétail, en moyenne, 450 livres de viande et 60 de suif (un bœuf donne 550 livres de viande et 400 livres de suif; une vache 250 à 300 livres
de viande et 150 livres de suif), on obtient un produit total de 44.000.000 de pouds de viande et 5.200.0000 pouds de suif. Les # millions de veaux peuvent donner, à raison de 80 livres la pièce, 8 millions de pouds. En comptant le mouton à 30 ou 40 livres de viande et 10 livres de suif, on obtient encore la valeur de 10.500.000 pouds de viande et ae 3.000.000 de pouds de suif. Reste le produit en viande des porcs, qu'on peut estimer, en comptant 6 millions de porcs tués annuellement, à 12 millions de pouds.
Les prix de la viande sont très-variables, et ont surtout augmenté pendant les derniers temps. En général, on ne saurait estimer la viande à moins de 4 cop. la livre, ce qui donnerait pour la consommation annuelle (70.500.000 pouds ou environ 40 livres par tête), une valeur de 112 millions de roubles (448 millions de francs).
D'après les données susmentionnées, la production annuelle du suif serait de 8.200.000 pouds, ce qui, à raison de 3 roubles 50 copecks par poud, donnerait une valeur de 28.700.000 roubles (114.800.000 francs). Sur cette quantité, on exporte annuellement de 3 à 4 millions. Le reste (5 millions de pouds environ) est livré à l’industrie intérieure. Le nombre des peaux, provenant du bétail tué, serait de 20.500.000, dont 1.000.000 de peaux de cheval (déduction faite des peaux perdues), 2.200.000 de bœufs, 1.300.000 de vaches, 4.000.000 de veaux et 12.000.000 de moutons. A raison de 1 rouble par peau brute, la valeur totale du produit des peaux serait de 20 millions de roubles (80 millions de francs). Sur cette quantité on exporte annuellement pour 4 million de peaux brutes. Le reste est livré à la fabricalion intérieure.
D'après les calculs les plus vraisemblables, le produit an-
nuel en laine peut être fixé à 2 ?/, livres par mouton, ce qui donnerait pour 42.000.000 de moutons ordinaires (avec la Sibérie et le Caucase) environ 2.800.000 pouds de laine ordinaire, et pour 11.000.000 mérinos, environ 790.000 pouds de laine fine. Le prix de la laine ordinaire est de 3 à 7 roubles le poud ; celui de la laine fine de 10 à 46 roubles et plus, En comptant, en moyenne, 5 roubles pour la laine ordinaire et 13 roubles pour la laine fine, la valeur totale de la laine brute serait de 24 millions de roubles (96 millions de francs). L'exportation à l'étranger des laines russes augmente chaque année et absorbe annuellement de 1.200.000 à 1.400.000 pouds, dont 400.000 pouds de laine fine, pour une valeur de 15 à 17 millions de roubles (60 à 68 millions de francs). Le reste de 2.200.000 pouds, d'une valeur de 7 à 8 millions de roubles, est livré à la fabrication intérieure.
La valeur de la soie de pore, du crin et des poils, peut être estimée à 6 millions de roubles. Plus de la moitié de cette production est exportée à l'étranger (100.000 pouds de soies de pores, soit 3 millions de roubles, et pour 600.000 roubles de crin). |
La valeur totale des produits bruts de l'élève du bétail, sarfs compter le laitage, dépasse 190 millions de roubles (760 millions de francs).
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