‹ Aperçu statistique des forces productives de la RussieChapitre 67 sur 92 · POUDS. ROUBLES. QUINTAUX. FRANCS · texte numérisé non relu

POUDS. ROUBLES. QUINTAUX. FRANCS

MINES enter 12.000. 000 36.000.000 2.000.000 144.000.000 Chanvre. :... 7.500.000 20.500.000 1.250.000 82.000.000 COION 5 Res 70.000 350.000 10.600 1 400.600 Graine de lin...] 22.500.000 16.875.000 3.750.000 67.500.000 Chènevis....... 7.500.000 5.825.000 1.250.000 23.300.000 Tournesol et autres plantes oléagineuses... 2.000.000 2.000.000 333.000 8.000.000 Total....[ 51.570.000 81.550 000 8.600.000 326.200 .000

Sur 32 millions de pouds de graines oléagineuses, on exporte, en moyenne, 15 millions (valeur 48 millions de roubles); sur 12 millions de pouds de lin brut, on exporte, en moyenne, 4 millions (valeur 16 millions de roubles); «et sur 7.500.000 de pouds de chanvre, 3 millions (valeur 9 millions de roubles). Par conséquent, il reste pour alimenter la fabrication intérieure.

Graines, déduction faite de 2 millions de pouds pour lensemence-

MON TPE A en bio em een eee einen 15.000.000 pouds. ISA TR TOUTE DO EURO LE MAO OU AOL DOTE RC die 8.000.000 CRAYONS osent ce sens cecile 4.500.000

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Ces chiffres servent à déterminer d’une manière générale l’importance des industries qui se rattachent à la culture des graines oléagineuses et des plantes textiles. Ces industries sont : la fabrication de l'huile, l'industrie linière, l'industrie chanvrière et la fabrication des cotonnades.

4. Fabrication de l'huile. Elle est pratiquée dans tous les gouvernements où la culture des plantes oléagineuses a pris quelque développement, mais cette fabrication est tellemant morcelée qu'il est presque impossible de connaître au juste le nombre des établissements, des ouvriers et la valeur des produits. La plupart de ces établissements n'appartiennent

pas à la catégorie des entreprises industrielles fixes. Dans le gouvernement de Koursk on ne compte que 42 fabriques d'huile permanentes, tandis qu’il y a dans le même gouvernement près de 150 établissements ruraux dans les grandes propriétés et chez les paysans, qui produisent au moins le triple de la production officielle des fabriques. Le même cas a été constaté pour les gouvernements d'Orël, Kharkoff, Pensa et dans plusieurs localités du centre. Au total, on compte of ficiellement 760 fabriques (dont 51 en Sibérie et 4 au Caucase) avec 3400 ouvriers et une production de 1.700.000 roubles (d’après d'autres renseignements 2.200.000 roubles). Pour approcher de la vérité, il faut prendre en considération la consommation de l'huile et surtout la quantité de la matière brute dont, déduction faite de la quantité nécessaire pour l’ensemencement, il reste pour la fabrication au moins 45 millions de pouds de graines. Or, comme, grâce aux méthodes usitées en Russie, 4 pouds de graine ne donnent que 4 poud d’huile, la quantité produite annuellement doit être de 3.750.000 pouds, ce qui suffirait à peine à la grande consommation de l'huile de chènevis, tant pour la nourriture du peuple pendant les longs carèmes, que pour l'éclairage et différents usages techniques. Au prix moyen de 3 roubles (le prix de l'huile est de 2 à 5 roubles, et même plus), la valeur totale de la fabrication de l'huile doit être estimée au moins à 41.250.000 roubles (45.000.000 de francs). Selon toute probabilité , cette évaluation est au-dessous de la vérité.

L’exportation moyenne de l'huile a rapidement augmenté pendant les dernières années. En 1864 et 1865, elle a été de 200 à. 300.000 pouds, présentant une valeur de 1.800.000 roubles.

2. Industrie linière. Malgré l'essor formidable pris par la fabrication des cotonnades en Russie, l’industrie linière occupe toujours encore le premier rang parmi les industries ayant pour objet la mise en œuvre des plantes textiles. Cette industrie, disséminée dans les villages et parmi les ménages des paysans, échappe au calcul statistique et ne peut être évaluée qu’approximativement. Il n'y a pas de village en Russie où l’on ne trouve des appareils de filature et de tissage. Le plus grand développement de cette industrie domestique, qui en Russie porte un nom caractéristique et s'appelle industrie des buissons, se trouve comme de raison dans les gouvernements qui produisent le plus de lin, hormis toutefois le gouvernement de Pskoff et celui de Livonie qui, grâce à leur position favorable pour le commerce, préfèrent l'exportation à la fabrication. Là on ne s’occupe que des opérations préparatoires, c'est-à-dire du rouissage, broyage, teillage et peignage ; on y file peu et le tissage joue un rôle tout à fait secondaire. Les procédés de préparation première du lin usités par les cultivateurs en Russie laissent encore beaucoup à désirer. Des améliorations sont toutefois introduites dans quelques localités, et même on a tenté d'organiser quelques établissements pour le rouissage, le teillage et même le peignage du lin en gros. Le filage à la main continue à prédominer. Avant la crise américaine on ne comptait que deux ou trois filatures de lin à la mécanique et qui ne rapportaient pas de bénéfices suffisants. La rareté et la cherté du coton depuis 1862 à réagi favorablement sur l'industrie linière en Russie : des capitaux considérables se sont portés sur les filatures ; par suite, des établissements considérables ont surgi, surtout le long du Volga, dans les gouvernements de Yaroslaw et de Kostromà. En 186%, ces filatures employaient déjà plus de

5000 ouvriers et produisaient du fil pour une valeur de trois millions et demi de roubles.

Ce sont les gouvernements de Vologda, Vladimir, Kostromà, Yaroslaw, Novgorod, Twer, Arkhangel, où le tissage et la fabrication des toiles grossières et moyennnes occupent le plus de bras. Parmi les localités qui se sont fait une juste renommée pour la qualité de leurs produits, il faut nommer Vélikoyé Sselo (gouv. de Yaroslaw) pour ses toiles fines, façon d'Irlande, et Vytschouga (gouv. de Kostromà); ce dernier excelle surtout dans la fabrication de tissus damassés et de linge de table. Wiasniki, dans le gouvernement de Vladimir, et Mourom, dans celui de Nijni-Novgorod, sont deux autres centres remarquables de la production linière : leurs prineipaux articles consistent en ravendouks, toiles dites de Flandres et pour draps de lit.

En 1864, le nombre des grandes fabriques travaillant à la mécanique et produisant des tissus d'une certaine valeur était de 73, occupant près de 13.000 ouvriers et produisant pour une valeur de quatre millions et demi de roubles environ. En même temps, onévaluait à 3.000.000 fileuses et à 500.000 tisserands le nombre d'individus travaillant directement dans l’industrie linière, mais en dehors des fabriques.

Pour arriver à une estimation générale de la production linière en chiffres, il est nécessaire de recourir au calcul suivant. D'abord il faut porter en compte la matière première qui représente 23 millions de roubles. En comptant 6 cop. par jour et seulement 200 jours de travail par an, le gain annuel d’une fileuse serait de 12 roubles par an, ce qui donnerait pour 3 millions de fileuses environ 36 millions. Un tisserand gagne de 47 à 50 cop, par jour. En portant la moyenne à 30 copecks eten comptant seulement 240 journées de travail, le sa-

laire d’un tisserand serait de 72 roubles par an, ce qui donnerait pour le tissage encore une somme de 36.000.000. La production des filatures et des fabriques peut être évaluée à 10.000.000 de roubles, et il faut en ajouter au moins autant pour les frais du blanchissage, le bénéfice des entrepreneurs, des marchands en gros et les frais de l'entretien du matériel. En additionnant tous ces chiffres on obtient pour la valeur de la production un total de 115 millions de roubles (460 millions de francs). Sur ce total on exporte, en moyenne, pour 3.000.000 d’étoupes, de fils et de tissus de lin. La toile dite de Flandre et le ravendouk figurent dans cette somme pour un million de roubles.

3. Industrie chanvrière. Les mêmes particularités qui caractérisent l'industrie du lin se rencontrent dans l’industrie du chanvre. La préparation préliminaire du chanvre brut se fait chez les paysans; le filage et le tissage de même. Les procédés sont loin d’être irréprochables. De tous les tissus de chanvre, les toiles à voile constituent seulement en Russie une branche d’industrie proprement dite. Elles ont acquis depuis longtemps une réputation justement méritée, qu'elles conservent jusqu’à présent, malgré la décadence de cette branche d'industrie par suite de l'extension donnée à la fabricaton de ces tissus en Allemagne et aux États-Unis, et surtout de la navigation à vapeur qui use moins de voiles. En revanche, la production de câbles, cordages, etc., présente en Russie un mouvement ascendant. En général, l'industrie chanvrière présente un développement local beaucoup plus étendu que l'industrie linière. On la trouve établie, non-seulement dans les gouvernements qui s'adonnent de préférence à la culture du chanvre, c’est-à-dire dans le centre, mais encore elle est très-développée dans le nord, le nord-est, dans

le bassin du Volga et enfin dans les ports de la mer Noire. En tout, on comptait en 1864, 176 établissements, avec 5000 ouvriers, qui produisaient des toiles, des câbles et des cordages pour lasomme de 4.300.000 roubles. Mais à côté de la fabrication proprement dite, une population de près de 500.000 âmes travaille le chanvre à la main, tant pour ses propres besoins que pour l'exportation et pour le commerce intérieur. Les coutils, les toiles grossières et les toiles à voile de Kalouga, Orël, Koursk, Yaroslaw et Tver, sont pour la plupart le produit de cette industrie rurale qui, en outre, livre au commerce d'exportation une grande quantité de filasse de chanvre et d'étoupes. La statistique est hors d’état de fixer la valeur de cette production qu'on ne peut évaluer qu’approximativement, d’après la quantité de la matière première employée à la fabrication. Si l’on admet que la main-d'œuvre, comptée au prix le plus bas, triple au moins la valeur de la matière première, la valeur totale de la fabrication des chanvres ne saurait être au-dessous de 36 à 40 millions de roubles. Sur cette valeur, on exporte annuellement environ 300.000 pouds de filasse pour 1.300.000 roubles et 400.000 pouds de cordages pour 1.400.000 roubles. Tout le reste de la fabrication, consistant principalement en coutils et toiles grossières, en cordages et étoupes, est consommé par la population de la Russie.

h. Fabrication du coton. I y a à peine quarante années que l'industrie du coton a été introduite en Russie. Autrefois c'était l'Angleterre qui fournissait les cotonnades, auxquelles les populations de la Russie accordaient, grâce au bon marché relatif, une préférence marquée sur les produits indigènes de l’industrie linière. Depuis 1820 la Russie s’est mise à fabriquer elle-même des cotonnades et, grâce à la protection

douanière, cette fabrication a fait des progrès si rapides qu’aujourd'hui elle rivalise avec succès avec l'industrie linière. Pour juger du mouvement ascendant de l'industrie cotonnière en Russie, il suffit de jeter un coup d'œil sur les chiffres de l'importation du coton brut. En 1830, cette importation était de 150.000 pouds; en 1840, de 500.000 pouds; en 1850, de 1.300.000 pouds; et en 1860, de 2.800.000 pouds. En même temps, la quantité de coton filé et ouvré, importée de l’étranger, a constamment diminué, de sorte que, de nos jours, la masse de la population ne consomme que les produits des fabriques russes. Les classes aisées aiment encore à recourir aux produits étrangers, mais seulement pour les étoffes fines, teintes et imprimées, qui constituent des articles de nouveautés et de modes. Du reste, cette importation, représentant une valeur de 2 millions de roubles, est balancée par l'exportation des produits russes en Asie, qui monte à # millions. La production du coton caucasien ne dépasse pas 70.000 pouds et suffit à peine pour alimenter les fabriques de Tiflis et satisfaire en partie aux besoins de la population indigène. Le reste de l'empire doit se pourvoir de coton brut provenant de l'Amérique et des Indes (Upland et Sea-[slands). Par suite de la guerre américaine, depuis 1861 l'industrie cotonnière a dû se restreindre, mais à défaut de coton américain, la Russie a su se pourvoir de coton asiatique venant de la Perse et de l’Asie centrale. Pendant les dernières années, l'importation du coton brut a présenté le mouvement suivant :

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(SGEN av end See hope 2.600.000 200.000 2.800.000 LOL Ts este asec et de ess eue es 444.000 410.000 854.000 Ten RS OR SE RE CEE ELEC D 587.000 490.000 1.077.000 SORT ete RE tie le ee cie 933 000 700.000 1.633.000

MODS een essences se 1.124.000 465.000 1.589.00

En attendant que l’industrie cotonnière en Russie ait repris sa marche ordinaire, on peut estimer le total de la matière brute employée par elle à 1.650.000 pouds, représentant une valeur de 22 millions de roubles.

L'industrie cotonnière présente plusieurs branches qui offrent chacune un caractère particulier. Le filage à la mécanique a pour principaux foyers les gouvernements de Saint- Pétersbourg, Vladimir et Moscou, et se concentre dans de grandes fabriques occupant un nombre considérable d'ouvriers. Le nombre des filatures était en 1864 et 1865 :

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SAINT PÉIETS DOUTE. 25 ses some 8 5.419 11.000.000 MIAIMIT ES de 2e osent ds de 6 6.969 9.035.000 MORCQUES Re Pen ets ue 12 5.600 8.912.000 IVBLER TE de se tie ares NET AR ct 5 3.197 4.553.000 HSthOnIe. tie. ner MM e 1 1.908 3.410.000 RABAT ER res cn lens cree 1 888 1.750.000 ATOSIAW:. 2 a cu ces us ot RTE 1 600 1.350.000 NIGER Re Res sic 1 76 40.000

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Le nombre des broches en activité n'était pas moins de 1.600.000. Le tissage des cotonnades se concentre de préférence dans le bassin du Volga et de l’Oka, c’est-à-dire dans les gouvernements de Moscou, Vladimir, Tver, Yaroslaw, Kostromà, Kalouga, Riasan. En dehors de cette région du centre, dile aussi région manufacturière, la fabrication des tissus occupe une place marquante dans le gouvernement de Saint-Pétersbourg et en Livonie. Dans tous ces gouvernements on comptait 360 établissements pour la fabrication des cotonnades, avec 33.000 ouvriers. Indépendamment de ces fabriques, une partie de la population rurale travaillait dans les villages à la fabrication des tissus ordinaires, pour le compte des fabricants qui leur fournissaient la matière pre-

mière. Le nombre de ces ouvriers externes était de près de 350.000. Le blanchissage, la teinture et l’impression des tissus s'exerçcaient en partie dans les fabriques sus-mentionnées, en partie par 371 établissements spéciaux, avec 22.000 ouvriers. En somme, la fabrication des cotonnades occupait 766 établissements avec 80.000 ouvriers, et, en outre, environ 350.000 ouvriers externes faisant partie de la population des campagnes. La valeur de la fabrication des cotonnades, vu la grande différence des prix et de la qualité des tissus, ne saurait être déterminée avec précision. La valeur du coton filé employé pour ces tissus étant de 45 millions environ, on doit estimer celle des cotonnades fabriquées au moins à 80 ou 90 millions de roubles (320 à 360 millions de francs). Avant la crise, la production devait être plus grande, et dépassait probablement 100 millions de roubles (400 millions de francs).

5. Fabrication du papier. C'est une des industries qui se développent le plus rapidement en Russie. En 1845, 158 fabriques produisaient pour 3 millions de roubles ; en 1864, 184 fabriques, avec 13.000 ouvriers, avaient déclaré une production de plus de 6 millions. Il y avait des fabriques de papier presque dans tous les gouvernements, à l'exception d'Arkbangel, Astrakhan, Vitepsk, Grodno, Kovno, Minsk, Voronège, Ssaratoff, Poltawa, Kherson, Yékathérinoslaw, la Bessarabie et la Tauride. En tête de la production du papier marche le gouvernement de Saint-Pétersbourg, avec 23 fabriques et une production de 2.050.000 roubles, c'est-àdire un tiers de toute la production. Quant aux autres gouvernements, leur importance relative peut être appréciée d'après les chiffres du tableau suivant :

NOMBRE NOMBRE VALEUR GOUVERNEMENTS. des fabriques des de la production de papier. travailleurs. déclarée.

Saint-Pétershourg. 2.54% 05e 2 30 2.200 2.040.000 MOSCOU, 5.020 asp Peer: opte 24 2.500 554.000 TÜVONIE TR Re R M EER SE An ee 9 1.471 545.000 Kalougas tre sh she dE ATe Tee 15 1.042 539.000 PERS Er hautes are & 450 310.000 MALO. ME ES enae bete Diane seeds 7 483 447.000 Volbynie ne er sseceec Douce retese 9 267 221.000 MANR near p eee de dns e l 142 205.000 VIadiMir ire mc RER EE SE CRLRA 6 2.144 169.000 Or ususts ete ROLL UE 8 287 132.000 ROUTSK. 2: OAEE ARR OREENUALE E 4 150 131.000 Watan ee Ne Creme ee 11 284 97.000 TOUR EE res Dee ere S PS M IEIEre re 8 252 94 000 Volga LL Re Re rene URee 5 235 93.000

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