‹ Aperçu sur l'état typhode et les fièvres dites typhoïdesChapitre 2 sur 11 · L. BREMOND · texte numérisé non relu

L. BREMOND

Aux mois de Septembre et d’Octobre de cette année ? chargé du service médical de l’hôpital civil et militaire du Pont Saint-Esprit (*) , pendant une ma-

(*) Qu’il me soit permis de remercier ici MM. les Administrateurs de l’hospice de la confiance qu’ils me témoignèrent dans cette circonstance.

ladie grave que fit mon père , et à laquelle il faillit succomber , j’eus occasion d’observer plusieurs cas de fièvres dites typhoïdes , parmi les jeunes soldats de la garnison.

Je fus frappé, à cette époque, de la répétition de quelques symptômes qui apparaissaient constamment à la seconde et à la troisième période de la maladie , malgré les formes diverses qu’elle présentait au début.

Ne voulant et ne devant pas avoir une confiance aveugle dans les observations qui me sont propres , j’ai préféré prendre pour base de ma dissertation l’esquisse de quelques épidémies de fièvre typhoïde observées à diverses époques, et quelques observations des médecins qui illustrent, par leurs travaux, le dix-neuvième siècle.

J’aurais vivement désiré mûrir ce sujet difficile qui divise encore le monde médical ; mais pressé par des mesures universitaires que j’étais loin de prévoir, je me vois contraint de jeter à la bâte sur le papier les idées qu’un simple aperçu m’a suggérées.

J’ose espérer que mes juges daigneront prendre en considération ces circonstances indépendantes de ma volonté.

dddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddd»

Page 1