AVATAR US
y « Ée F z à + d
» teints de suppuration, empoisonnait lasouris, produisant . chez cet animal l’hypertrophie de la rate, l’hépatisation
pulmonaire, donnant lieu à des épanchements dans la
. plèvre, le péritoine ; le poison ainsi trouvé dans le sang S’élimine par l'urine qui devient plus toxique.
Semmola a observé que dans l’influenza, l’urine injec-
téeà un animal produit de l’hyperthermie, une profonde
dyspnée, etc.
Dans la scarlatine, Albu de 4 litres d'urine, a retiré un alcaloïde dont 0 gr. 006 tue la souris. Griffiths a signalé des ptomaïnes urinaires dans les oreillons, dans la coqueluche, dans la rougeole. Cependant, dans cette dernière maladie, la toxicité urinaire est diminuée, d’un quart dans
les cas graves, d’après Ausset.
Dans limpaludisme, Roque et Lemoine ont observé
. qu'avant l'accès la toxicité urinaire ou normale est dimi-
nuée ; le coefficient urtoxique peut tomber à 0,13, à 0,2; après l'accès, on arrive à des chiffres très élevés : à 0,542, à 1.244 à 1.443. Cette toxicité suit une courbe comparable à celle qu’on trouve dans la pneumonie, dans’ l’ictère grave et sans doute dans les affections à crises.
A l'exemple de l’hématozoaire qui occupe un rang plus élevé que les microbes dans l'échelle des êtres vivants,
les moisissures, les mycoses, le favus, les ascarides, les
hydatides, les trichines fabriquent des toxines et donnent lieu du côté de l’organisme envahi à des réactions, à des
troubles de nutrition analogues à ceux que nous venons
d'étudier.
Nous nous en voudrions dans cet énoncé des modifications nutritives, d’omettre la phosphaturie qui joue un
rôle si important dans la constitution du squelette.
Les troubles physiologiques, sont, on le voit, considérables dans un organisme malade, le microbe y déverse ses poisons, la cellule lutte contrel’envahisseur en mettant en jeu ses propriétés phagocytaires ; d’autre part, elle sécrète, elle aussi, des poisons, qui sont en partie un moÿen de défense, en partie aussi l'indice de sa vitalité amoindrie. :
L’hyperthermie, l’état du sang, la quantité des urines, leur richesse en produits normaux eten éléments nouveaux, l’étatde la pression sanguine,donnent une idée quoique faiblede ce qui se passe au sein des tissus malades.
Nous avons voulu esquisser à grands traits ces phéno-
mènes afin de montrer combien la nutrition est troublée.
par l'infection.
La maladie guérira, comme nous le disions plus haut, le microbe disparaîtra, les toxines microbiennes et cellulaires seront éliminées, mais la cellule conservera son nouveau mode de nutrition ; son anatomie, sa chimie, sa physiologie sont changées. Qu’arrivera-t- si cet ee nisme vient à se reproduire ?
Le nouvel être héritera de toutes ses qualités physiologiques, car enfin, la cellule nouvelle ne sera qu’une émanation, qu’une division d’une des cellules de l’ascendant.
Que la reproduction se fasse par germination, par
bourgeons germinatifs, par cellules germinales ou, comme. chez l’homme, par un processus beaucoup plus compli-
qué, l’enfantest toujours une partie détachée d’une cel-
lule du producteur. Le protoplasma de la cellule fille est le même que celui de la cellule mère, ses propriétés ana-
pe db A AA Pr om)
enr à 9e 4 a vom
tomiques, chimiques, physiologiques sont les mêmes.
C'est dire que si l’un des ascendants a une nutrition modifiée par une infection, le rejeton reproduira cette
nutrition, il viendra au monde avec un mauvais terrain. L’expérimentation, nous l'avons vu plus haut, a montré combien cette facon de voir est exacte, la clinique donne des résultats analogues à ceux du laboratoire.
Voyons par exemple les rejetons de tuberculeux, tout le monde sait qu'ils présentent un milieu favorable à la culture du bacille de Koch. Les plasmas d'un'ou des deux procréateurs étaient un bon bouillon de culture de ce microbe, il en sera de même de ceux du procréé. Les enfants de tuberculeux ont donc bien des chances de devenir tuberculeux.
Mais le bacille ne s’introduira pas nécessairement dans ces organismes. La tare héréditaire pourra ne se traduire que par la débilité; les bronches, les méninges, le tube
digestif auront une propension marquée à l’inflammation.
Chez les jeunes filles, la chlorose sera, comme l’a montré Trousseau, l'empreinte de la tuberculose Les troubles de la nutrition, autrement dit le mauvais terrain, se traduisent par un certain nombre de phénomènes bien connus.
C’est le sang quiest plus fluide qu’à l’état normal, quoique sa coagulabilité ne soit pas modifiée, c’est le nombre des hématies qui est diminué; leurs dimensions sont amoindries, les petits globules sont en majorité, mais c'est surtout l'hémoglobine dont la quantité est moindre. = Les digestions ont une lenteur anormale; les vomissements muqueux ou alimentaires, le pyrosis, la gastralgie dénoncent ce mauvais état digestif.
Le chimisme stomacal est troublé; l'analyse du suc gastrique démontre l'existence de lhyperpepsie plus souvent que celle de l’hypopepsie. L’aménorrhée, la leucorrhée sont l'indice des phénomènes anormaux du côté du système génital. Les urines sont peu abondantes, pâles ou rougeâtres, peu denses et fortement urobiliques. La présence de l'urohématine, la diminution très marquée de l'urée, dénotent l’anomalie de la diminution.
Ainsi donc, la chlorose qui est le type de l'hérédité indirecte, nous fait entrevoir ce qu'il faut entendre par terrain. Mais l'étude des nouveau-nés, issus de mères atteintes d'une infection‘ quelconque, avant laccouchement, confirmera davantage encore l'existence de l'hérédité indirecte et nous donnera une idée plus nette de ce qu'est un mauvais terrain, expression qui cache beaucoup d'ignorance.
MM. Charrin et Nôbecour, puis MM. Charrin et Riche
ont publié des observations démontrant que les enfants.
de mères portant une tare quelconque, présentent un développement plus ou moins complet. Leur poids reste stationnaire ou diminue, l’urée, l'acide phosphorique augmentent, les urines deviennent très toxiques.
Avant d'étudier ces différents phénomènes, voyons comment se comporte un enfant bien portant. D'après Parrot, un enfant sain doit augmenter de poids dans les proportions suivantes: 30 grammes par jour pour les cinq premiers mois; 20 grammes pour les trois suivants et 10 grammes jusqu à la fin de la première année. La quantité d'urine émise dans les vingt-quatre heures est de 200 à 300 centimètres cubes; la densité de 1003 à 1004.
Pa
ét CET
VPN TP ARR TES ORNE } UE 28 pe à
La quantité d’urée dans un litre d'urine chez des enfants de un jour à un mois est de 3 gr. 03. ce qui fait par kilogramme d'enfant, 0 gr. 80.
Tout nouveau-né qui, dans les vingt-quatre heures, donne 300 grammes d’uriue, rend donc pendant cet espace de temps 0 gr. 90 d’urée, soit 0 gr. 28 par kilogramme de son poids.
Pendant les quatre premiers jours, l'urine contient des quantités d'urée graduellement décroissantes de 7 gr. 03 à 2 grammes par litre, et de 1 gr. 89 à O0 gr. 55 par kilogramme d'enfant. Du cinquième au neuvième jour, Pabaissement est plus grand encore en urée, on trouve 4 gr. 70 par litre et O gr. 47 par kilogramme.
Le dixième jour, il y a tendance à l'augmentation, et Von trouve les chiffres de? gr. 39 par litre et de O gr. 60
par kilogramme. Du onzième au trentième jour, l’augmentation s’accuse encore plus nettement par le chiffre -2 gr. 73 par litre et 0 gr. 73 par kilogramme d'enfant.
L’urine des nouveau-nés de un à trente jours contient d'autant 5lus d’urée que le poids de l'enfant est plus considérable.
La température moyenne rectale est de 37°28, la température axillaire 37°16. Plus un nouveau-né se refroidit
facilement, moins son urine renferme d’urée.
Telles sont les observations de Parrot sur les enfants sains. | Revenons aux observations de MM. Charrin et Nobé-
cour, publiées dans les « Archives dé physiologie » de l’an-
née 1896. Nous y voyons d'abord un enfant né d’une mère tuberculeuse peser, à 9 jours, 3.850 grammes, quatorze
EDS
jours plus tard, son poids est le même. L’augmentation par jour est, on le voit, nulle. Ne
Un autre, né également d’une mère bacillaire, à six
semaines pèse 3.050 grammes. À onze semaines, 3.200 gr. Il n’a augmenté que de 150 grammes en cinq semaines, de 4 gr. 28 par conséquent par jour. re
Dans un autre cas, la mère a été atteinte un mois avant lPaccouchement, d’un vaste phlegmon. L'enfant à six semaines, pèse 2.750 gr., à 11 semaines 2.950 grammes.
L'augmentation en cinq semaines n’a été que de 200 gr, soit par jour, de 5 gr. 7.
Les observations qui se trouvent à 5 fin de notrethèse, sont analogues.
Nous y voyons (obs. IV) un enfant né d’une mère âgée, atteinte de phlébite, peser à son entrée à la crèche 3.750
grammes. Son poids reste stationnaire pendant cinq. mois, jusqu’au moment où on le met au lait de vache
stérilisé. La densité des urines dépasse le normale, elle est même plus élevée que celle de lurine de Padulte normal, elle va jusqu’à 1037. L’analvse fut faite à plu sieurs reprises, l’urée variait comme quantité de 12 gr. 56 à 13 gr. 45 par litre, soit par vingt-quatre heures de 2 gr. 72 à 3 gr.02, ce qui fait de 0,59 à 0,67 par 24 heures et par kilogramme. L’acidephosphorique variait de 4 gr. 62 à 2gr. 18 par litre et par vingt quatre heures. Les analyses faites le 31 décembre 1896 et Le 4 janvier 4897 donnèrent des résultats vraiment étonnants. La première fois
l'urée contenue dans un litre d'urine, atteint 30 gr. 60,
acide phosphorique 3 gr. 62. La seconde fois on trouva pour l’urée 43 gr. 37, et pour l'acide phosphorique 5 gr.26.
Apitiatah haies gites él D +
ue langmer arrache anime:
F #4 X hù
Et
A cette observation, il n’est pas besoin d’ajouter de
commentaires.
L'observation V nous montre un enfant dont la mère est tuberculeuse ; l'enfant reste longtemps au poids de son entrée à la.crèche, soit 2.300 grammes. Pas de vomissements, pas de diarrhée. L'analyse des urines décède la présence de 6 gr. 73 d’urée par litre (moyenne de quatre analyses), l'élimination de cet élément est encore ici con- Sidérable, mais un autre fait attirait l'attention. L'analyse des selles fit découvrir que l'extrait éthéré qui est presque exclusivement composé par le beurre variait dans les trois recherches faites; un jour.ila atteint la proportion de5060/0.
Quand l'enfant à commencé à augmenter de poids, le beurre a diminué tout à coup dans les selles. On peut donc être autorise à conclure que le défaut d’accroissement de l'enfant était dû à un trouble particulier de la nutrition, caractérisé par une assimilation insuffisante du beurre ingéré.
Dans l'observation VI, nous voyons qu'il s’agit encore dun enfant appartenant à une mère tuberculeuse, à la dernière période de sa maladie. Son poids, au moment de l'entrée à la crèche, est de 2,250 grammes ; en un jour, nous le voyons perdre jusqu’à soixante-quinze grammes ; finalement quand il meurt, il ne pèse que 300 grammes. Cependant, la quantité de lait ingéré n’a pas beaucoup varié. Mais il faut dire que la diarrhée est continuelle. La température n’a atteint qu'une seule fois 38,2, elle descend assez souvent à 36, même à 35, plusieurs jours avant la mort. Le dernier jour elle est à 35,5.
Si nous jetons un coup d'œil sur les résultats des ana-