SOUBERBIELLE
Nous nous garderons d'affirmer qu'il doit-en-être ainsi || dans tout les cas. Heureusement, iln’en est rien,-et nom-
breux sont les enfants de parents malades ‘qui font de beaux enfants et plus tard des constitutions robustes.
Dans les expériences même, une même portée nousmon- ||
trera des sujets normaux à côté d'animaux qui iront
enrichir les collections de tératologie. ; Mais enfin, les cas que nous avons euen vue dans
notre thèse, sont fréquents. Il:s'agitde les expliquer. Y-a-t-il une interprétation plus rationnelle ? |
L'hérédité indirecte ou de terrain ‘existe donc réellement et par terrain nous savons peut-être un peu maintenant ce qu'il faut entendre. Cette hérédité indirecte est beaucoup plus fréquente que l'hérédité directe ; et heureusement. Car n'est-il pas consolant de savoir par exemple quele microbe de la tuberculose passe exceptionnellement des parents à l'enfant.
Le terrain, chez celui-ci,sera plus mauvais, il est vrai ; il seprêtera mieux à la culture du bacille de Koch ; mais ne SAVOns-nous pas que le terrain peut être modifié ; ne sommes-nous|pasarmés contrelatuberculose parl'hygiène (combien plus que par la pharmacopée!) ét la prophylaxie de cette terrible maladie, ne vient-elle pas d’être codifiée par MM. Grancher et Thoinot ?
Ce que nous disons dela tuberculose est applicable à toutes les autres infections. :
L’hygiène pénétrant de plus en plus dans tous les mi: |
lieux sociaux, il està prévoir que, si l’hérédité directe est un danger dont n’a guère à se soucier le médecin, l’hérédité indirecte, infiniment plus redoutable, perdra beaucoup de sa gravité.