‹ Aperçu sur les Unionidae de la péninsule italiqueChapitre 2 sur 12 · PRE UE · texte numérisé non relu

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faiblement convexe dans une direction descendante. Région postérieure deux fois plus longue que l’antérieure, conservant la même hauteur jusqu'à 27 en arrière de la perpendiculaire, puis s’atténuant en un rostre arrondi un peu inférieur. Sommets (toujours érosés) très obtus, à peine proéminents et arrondis. Ligament très saillant, de moyenne longueur. Cardinale très élevée, comprimée, de forme triangulaire, tronquée au sommet où l’on remarque quelques denticules. Latérale régulièrement saillante dans toute son étendue, comprimée, à arête tranchante. Lunule assez grande (6 millim.).—Long. max. 52 ; haut. perp. et max. 27 ; épaiss. 18 (la convexité est surtout accentuée sur la région ombonale) ; dist. des sommets à l’angle 26, et de l’angle au rostre 20 ; rég. ant. 16; post. 36 inillim.

Cet Unio à été recueilli par M. le conseiller Letourneux, en 1879, sur le bord du lac Majeur, près de Laveno.

UNIO GLAUCINUS.

Le glaucinus de Ziegler (espèce inédite) est une forme italienne, connue seulement des auteurs de la péninsule, forme qui cependant n’a jamais même été bien comprise par eux. Les uns la regardent comme une variété du sempiternel Requieni; les autres ont pris pour elle d’autres espèces, comme Stabile (fig. 75), qui a donné, à sa place, une mau-

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vaise représentation du polamius, ou comme Porro (Mal. com. p. 115, 1838), qui a décrit incontestablement sous l’appellation de glaucinus une forme différente (1), qui m'est inconnue.

J'ai reçu d’un grand nombre de malacologistes, sous le vocable de glaucinus, des échantillons très distincts les uns des autres. Je dois avouer que si je n'avais pas eu la chance d’avoir pu me procurer, dans le temps, un individu type de cette espèce, je ne serais jamais parvenu à me reconnaitre dans le dédale de ces noms fantaisistes.

Le glaucinus est une petite espèce (1. 40-45 ; h. 21-22; ép. 7-9 mill.) de forme ovalaire-allongée, peu ventrue, même parfois légèrement méplane, à valves assez délicates, bien brillantes, très finement striées, d’une belle couleur jaunacée-verdâtre, avec des tons verts plus accentués en arrière. Les sommets médiocres, peu proéminents, très antérieurs, sont chargés de fortes rugosités. Le bord supérieur, arqué, descend d’une façon bien convexe jusqu'au rostre qui est inférieur, mais non incurvé. La région antérieure est exiguë ; la postérieure, trois fois plus longue, s’atténue dans une direction un peu descendante. Le bord inférieur est rectiligne-descendant. Le ligament, court, est saillant. La cardinale subquadrangulaire, bien denticulée, est assez épaisse. La latérale est fort saillante et la lunule très allongée.

(D. Ce glaucinus de Porro possède notamment un rostre qui s'incurve inférieurement, des sommets gonflés, etc... Ces signes ne conviennent pas au vrai glaucinus.

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On rencontre cette Mulette dans un grand nombre de petits cours d’eau ou de canaux du Milanais. Je l’ai reçue dernièrement des environs de la Chartreuse de Pavie, près de Milan. Les échantillons de cette localité sont un peu plus ventrus que le type.

Les espèces de ce groupe, très voisin de celui de l’'amnicus, sont des formes italiennes que je laisse dans une série à part, parce qu’elles ont un cachet tout particulier, et qu'elles ne paraissent pas pouvoir rentrer exactement dans aucun des groupes que je connais.

UNIO BRACHYRHYNCHUS.

Unio brachyrhynchus, Drouët, in : Journ. Conch.. p.220, 1881:

Cette coquille, abondante dans le lac de Garde, à Sermione et à Desenzano, est une forme que plusieurs auteurs italiens, entre autres de Betta (Mal. Veneta, 1870, p. 136), ont prise pour le Gurkensis de Ziegler.

UNIO GURKENSIS.

Unio Gurkensis, Ziegler, mss.

Le Gurkensis est un Acéphale ressemblant par sa coloration au brachyrhynchus du lac de Garde, avec lequel, du reste, il vit en communauté,

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Le Gurkensis, d’une taille généralement plus forte, d’une convexité plus prononcée, possède des sommets plus gros, plus obtus et plus proéminents. Il se distingue notamment du brachyrhynchus par sa région postérieure différente, ainsi que par son bord inférieur.

Chez le brachyrhynchus, la région postérieure s’atténue en une courte partie rostrale inférieure ; son contour supérieur, des sommets au rostre, d’abord arqué, se convexe ensuite fortement en descendant sur le rostre;le bord inférieur, sur lequel on remarque parfois un sentiment de sinuosité peu sensible, rectodéclive dans toute son étendue, remonte à peine à son extrémité. :

Chez le Gurkensis, le rostre n’est pas inférieur, mais presque médian; plus étroitement arrondi, il se détache mieux du corps de la coquille, parce que les contours de la région postérieure sont différents de ceux de l’espèce précédente.

Ainsi : le bord supérieur, recto-déclive jusqu’à l'angle, descend, ensuite, sous une inclinaison rectiligne, jusqu’au rostre. Le bord inférieur, de son côté, après un contour arqué jusquà 15 millimètres en arrière de la perpendiculaire, où il offre en cet endroit une convexité sensiblement prononcée, remonte vers le rostre d’une façon rectiligne.

Cette convexité du bord inférieur est due à un léger renflement, malgré tout assez sensible, de la ventrosité des valves, renflement qui commence àse faire sentir à la région ombonale pour s'étendre jusqu’au

bord inférieur, où il s’accuse par cette convexité que je viens de signaler. Chez le brachyrhynchus, à la place de ce renflement, le test présente parfois un sentiment de sinuosité, ce qui est bien différent.

Long. max. 49; haut. perp. et max. 25 {cette même hauteur se poursuit jusqu’à 15 millim. en arrière de la perpendiculaire); dist. des sommets à l'angle 24, et de l'angle au rostre 19 (chez le brachyrhynchus, l'angle est également distant des sommets et du rostre); rég. ant. 13, post. 35 millim.

Le Gurkensis provient du lac de Garde, où on le trouve, ainsi que l'espèce précédente, près de Desenzano.

UNIO DELPRETEI.

Petite espèce ovalaire dans une direction descendante, à partie rostrale inférieure, à valves médiocrement épaisses, intérieurement pourvues d’une nacre blanche, irisée de nuances livides, extérieurement recouvertes d’un épiderme d’une teinte marron uniforme très foncée, et sillonnées par des stries assez grossières, légèrement feuilletées vers les contours. Sommets très antérieurs, chargés de rugosités, arrondis, très obtus, à peine proéminents. Bord supérieur arqué, descendant jusqu’au rostre. Région antérieure exiguë, arrondie, décurrente à la base. Bord inférieur convexe-descendant, fort peu remontant, à son extrémité, vers le rostre. Région postérieure près de trois fois plus longue que l’antérieure, conservant à

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peu près la même hauteur jusqu'à 12 millim. en arrière dela perpendiculaire, puiss’atténuanten üunrostre assez aigu et inférieur. Convexité peu prononcée, régulière. Ligament saillant, très court, n’arrivant qu’à moitié de la latérale (comme presque, du reste, chez toutes les espèces de ce groupe), ce qui fait que l'angle postéro-dorsal, qui est fortement émoussé chez cet Unio, se trouve en contre-bas de l’extrémité du ligament. Cardinale assez robuste, subquadrangulaire. Latérale très allongée, médiocrement élevée. Lunule très longue. Empreinte musculaire antérieure zonulée, comme chez toutes les espèces de ce groupe.— Long. max. 46; haut. perp. 24, et max: 25 à 12 en arrière della perp:; épaiss. 15; dist. des sommets à l'angle 22 1/2, et de l'angle au rostre 19 1/2; rég. ant. 12, post. 34 millim.

Le type se trouve à Castelgoffredo (province de Brescia), d’où il m’a été adressé par M. R. del Prete, sous le nom de subtilis, nom que ce conchyliologiste devait tenir évidemment du père de la science qui, en cette circonstance, n’a pas fait preuve d’un coup d'œil bien drouët.

On rencontre encore cette forme dans le petit lac de Mergozzo, près le lac Majeur. Chez les échantillons de ce lac, le rostre n’est pas aussi nettement inférieur que chez ceux de Castelgoffredo.

* * Ce groupe établi pour les espèces ellipsoïdes, et dans lequel je place les ellipsopsis, ellipsoidæus (Bourg.), Rychholti (Malzine), etc.., est une série

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voisine de celle des Batavus. La Mulette italienne, que je comprends dans ce groupe, est l’

UNIO POTAMIUS.

Unio potamius, Bourquignat, in : Locard, Prodr. Fr., p. 289 et 359, 1882.

Cette coquille, qui vit en France et dans la plupart des lacs de la Suisse, est celle que Stabile a fait (très imparfaitement) représenter, sous le nom de glaucinus. dans sa Fauna elvetica, 1846, f. 75; puis, qu'il a mentionnée, sous l'appellation d’Unio Requieni, var. vulgaris (pars), dans ses Mollusques de Lugano (p. 48 et 62, 1859).

Le potamius de l’abbé Stabile provient de la Trésa, rivière qui sort du lac de Lugano pour; se jeter dans le grand lac Majeur.

UK La Mulette sicilienne, que je vais signaler, est une coquille qui, par l’ensemble de ses caractères et par le riche dessin des rugosités de ses sommets, appartient au groupe de l’Ionicus de H. Blanc, groupe qui comprend toute une suite de superbes espèces des îles Ioniennes, de Grèce et des Dardanelles, telles que les Cœcilianii, Santæ-Mauræ, Nicolaïi, Socolianus, Corcyrensis, campylus de Letourneux, 1878, Vescoiet Hellenicus de moi, Schwerzenbachi de Parreyss, etc.

RE on UNIO BENOITI.

Cette espèce, que j'ai reçue dans le temps de Luidgi Benoit, de Messine, vit en Sicile. Malheureusement je ne connais pas la station exacte où a été recueillie cette Mulette, par suite de la mauvaise habitude qu'ont tous les savants siciliens, à l'exception du marquis de Monterosato, de ne jamais fournir le nom d’une localité de leur pays.

Cet Unio, d’un cendré-olivâtre uniforme, s’éclaircissant vers les sommets, est une coquille d’une forme écourtée, très haute pour sa longueur, tantôt ovalairesubarrondie, ou tantôt ovalaire un tant soit peu subtétragone, à valves épaisses, pesantes, pourvues intérieurement d’une nacre blanche bien irisée, et sillonnées extérieurement par des striations émoussées, feuilletés vers les contours. Sommets gros, arrondis, proéminents , chargés d’une multitude de petites rides zébriolées ou fulgurantes, analogues à celles que l’on observe chez les espèces de ce groupe.

Bord supérieur arqué, descendant jusqu’à la partie rostrale. Région antérieure assez largement développée, bien ronde, quoique un peu décurrente à la base. Bord inférieur faiblement convexe-descendant. Région postérieure conservant la même hauteur jusqu’à 15 millimètres en arrière de la perpendiculaire, puis s’atténuant en une partie rostrale inférieure bien arrondie. Convexité régulière. Ligament allongé, saillant. Cardinale très forte, très élancée, assez épaisse,

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