‹ Aperçu sur les Unionidae de la péninsule italiqueChapitre 6 sur 12 · LEE RE · texte numérisé non relu

LEE RE

tes d’une nacre blanche, extérieurement recouvertes par un épiderme marron, plus foncé vers les contours, qui sont plus fortement sillonnés. Bord supérieur régulièrement arqué-descendant jusqu’au rostre. Région antérieure peu haute, arrondie, décurrente à la base. Bord inférieur légèrement descendant, avec une large sinuosité peu prononcée à la partie médiane. Région postérieure très longue, conservant la même hauteur jusqu’à 29 en arrière de la perpendiculaire, puis s’atténuant en une partie rostrale obtuse bien arrondie. Sommets, en avant, à peine proéminents, très obtus(toujours érosés). Charnière robuste ; cardinale épaisse, triangulaire et saillante; latérale forte, assez sensiblement épaisse, fimbriée. Ligament très allongé. Lunule médiocre. — Long. 91 ; haut. perp. et max. 38; épaiss. 25 ; dist. des sommets à l'angle 44, et de l’angle au rostre 35 (chezle Lawleyianus, la distance des sommets à l'angle est seulement de 38, tandis qu’elle est de 4? de cet angle au rostre) ; rég. ant. 24, post. 66 millim.

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UNIO LADERELIANUS.

Unio Laderelianus, Pecchioli, in : Bull. mal. ital., II, 1869, p. 163, pl. v.

Cette espèce, qui a été trouvée par Pecchioli dans un bassin de la villa du sig. C. Larderel, sur la colline de Pozzolatico, près Florence, est une forme remarquable par l'épaisseur insolite de ses valves,

qe 5 surtout au contour antéro-inférieur. Cette épaisseur

est très bien rendue sur la planche v des Bullettino.

UNIO PECCHIOLII.

Petite coquille de forme oblongue peu allongée, d'apparence un tant soit peu subquadrangulaire dans le genre de l’umbricus, de plus, très ventrue (convexité régulière, sauf vers le bord inférieur, où l’on remarque un léger méplan), à test pesant, très épais en avant, intérieurement pourvu d’une nacre blanche, légèrement saumonée sous les sommets, et extérieurement d’un marron-olivâtre avec des zones plus foncées, et sillonné de stries assez fortes. Sommets obtus, gros, ventrus, proéminents, avec quelques rugosités tuberculeuses. Bord supérieur rectiligne jusqu à l’angle, puis descendant sur le rostre, en formant un contour en dos d'âne. Région antérieure anguleuse supérieurement à l’origine du bord supérieur, puis arrondie. Bord inférieur rectiligne, très faiblement remontant à son extrémité. Région postérieure égalant à peu près deux fois la longueur de l'antérieure, conservant la même hauteur jusqu’à 25 en arrière de la perpendiculaire, puis s’atténuant brusquement en une partie rostrale à contour inférieur et arrondi. Cardinale élevée, assez épaisse, subquadrangulaire. Latérale très longue, peu saillante. Ligament médiocre. Lunule exiguë. — Long. 62 ; haut. perp. et max. 30; dist. des sommets à

DLRSR Ta l'angle 28, et de l’angle au rostre 27; rég. ant. 20,

post. 4? millim.

L'Arno, près Florence.

UNIO MOLTENII.

Unio Moltenii, Adami, in : Bull. Soc. mal. ital. VIITL, 1882, p. 191,:F%,70e 4. j

Le type, que j'ai reçu de l’auteur, a été recueilli dans le Tibre au-dessous du village de Torgiano, à 8 kilom. S. O. de Pérouse. Ce type concorde bien avec la description et avec la figure données par le cap. Adami.

Je connais encore cet Acéphale des environs de Spolète, et de la rivière du lac de Bientina.

UNIO UMBRICUS.

Unio Moltenii, var. Umbrica, Adami, in : Bull. Soc. mal tal, WII, 1882, p.191, 4, 0'ete.

Cette forme que je sépare du Moltenii, parce qu'à mon sens, elle en est bien distincte, est une espèce plus commune que la précédente, qui est fort rare. Elle se rencontre, d’après Adami, dans tout le cours du Tibre, en Ombrie, d’où cet auteur a eu la bonté de m'envoyer de forts beaux échantillons.

J'ai recueilli l’umbricus dans le canal des Marais- Pontins, entre Terracine et Velletri ; enfin, cet Unio m'a été encore adressé de l’Arno, à Empoli, naturel-

lement sous le nom de l’inévitable Requieni, et des environs de Settignano, près Florence, sous celui de Laderelianus.

L'umbricus, qui est fort bien représenté sur la planche qui accompagne le mémoire du cap. Adami, est une forme allongée, d'apparence un peu subquadrangulaire, à bord inférieur rectiligne, parfois légèrement concave ; les sommets sont relativement plus antérieurs que ceux du Moltenii ; le bord supérieur droit jusqu’à l’angle postéro-dorsal, descendensuitesur le rostre en un contour peu arqué, presque rectiligne ; tandis que chez le Moltenii, il est régulièrement arqué jusqu'au rostre ; la sinuosité ventrale, si accusée chez le Moltenii, n'existe pas chez l’umbricus; à sa place, se montre une surface peu convexe, presque méplane, avec un sentiment de légère concavité, chez quelques échantillons ; il résulte de ce caractère une répartition plus régulière de la convexité, qui, chez le Moltenii, par suite de la sinuosité, se trouve très accusée sur une portion de la région antérieure et sur l’arête dorsale.

Au point de vue de la charnière, il existe des différences notables : la cardinale est plus longue, un peu moins épaisse, à sommet plus largement tronqué; la latérale est, de son côté, bien plus longue que celle du Moltenii : ainsi, elle dépasse de près de 10 millim. l'extrémité du ligament, tandis que chez le Moltenti, elle se prolonge à peine au delà de 4 ; d’où il résulte que la lunule terminale ligamentaire est fort courte chez le Moltenii et très allongée chez l'Umbricus.

ur ro Quant à la coloration : le Moltenii est d’une teinte uniforme jaune plus ou moins olivâtre ; l'umbricus, d'un marron presque noir passant au rouge vers les sommets, etc.

UNIO MONTEROSATI.

Cette espèce, à laquelle j’attribue le nom de notre ami le marquis de Monterosato, de Palerme, provient des environs de Lentini, en Sicile.

Coquille oblongue-subovoïde dans une direction descendante, sans sinuosité ventrale, d’une convexité régulièrement répartie, caractérisée par un bord supérieur formant arc de cercle parfait depuis l’origine du contour antérieur jusqu’au rostre, qui est inférieur ; par une région antérieure très peu haute, à contour arrondi assez restreint, et fortement décurrente à sa base ; par un bord inférieur légèrement convexe-descendant ; enfin, par une région postérieure oblongue, augmentant insensiblement jusqu'à 30 millim. en arrière de la perpendiculaire, tout en suivant une direction déclive, et s’atténuant ensuite assez brusquement en une partie rostrale inférieure d’un contour arrondi peu développé. Valves épaisses, pesantes, intérieurement pourvues d'une nacre blanche bien irisée, et extérieurement recouvertes d'un épiderme uniforme olivâtre avec deux zones noires concentriques., Sommets très obtus, comme écrasés, non proéminents, regardant en avant et chargés de deux lignes divergentes de tubercules. Charnière très puissante. Car-

D Ve dinale robuste, allongée tout en restant épaisse, à sommet arrondi, fortement denticulé. Latérale arquée, très saillante à son extrémité. Ligament fort long, peu saillant. Lunule exiguë. — Long. 79 ; haut. perp. 38, max. 40 ; épaiss. 24 ; dist. des sommets à l'angle 34, et de l'angle au rostre 32; rég. ant. 26, post. 93 millim.

UNIO GARGOTTÆ.

Unio Gargottæ, Philippi, Enum. Mall. Sic., I, 1836, prabpliv fu 0%" et: It, 1944, p: 4287 Rossmässler, Iconogr., VII et VIIT, 1838, p. 26, f. 493 ; et Drouët, in : Journ. Conch. 1881, p. 25.

La meilleure figure de cette espèce est celle donnée par Rossmässler (fig. 493).

Philippi signale cet Unio des rivières du nord de la Sicile. Je l’ai reçu des environs de Lentini (ou Lentimi), où il vit en compagnie du Monterosati. Seulement je n'ai pu savoir si cette coquille a été trouvée dans la rivière qui coule au-dessous de Lentini, ou dans le petit lac voisin de cette ville.

L. Benoit (in : Bull. Soc. mal. ital., 1, 1875, p. 163) indique le Gargottæ de la Giarretta, du Simeto et du lac de Lentini. Est-ce bien une seule et même espèce qui vit dans ce lac et dans ces deux rivières ?

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