COMPRESSION DES CAROTIDES
M. le docteur Blaud de Baucaire a fait connaître il y a quelques années le bon effet qu’il a obtenu de la compression des carotides. Ce moyen fort ingénieux lui fut suggéré dans un cas pressant, où il ne pouvait pratiquer une saignée fortement indiquée. Voici les préceptes qu’il donne à cet égard : On peut exercer la compression des carotides, en les rapprochant l une de l’autre, et en les appuyant fortement contre la partie inférieure des régions latérales du larynx, avec le pouce et 1 index chez les enfans, avec le premier de ces doigts et celui du milieu chez les adultes , ou bien en les comprimant d’avant en arrière avec le pouce et l’index , et en prenant le point d’appui sur la colonne vertébrale.
Le premier procédé peut être employé lorsque
le malade est maigre , que les carotides sont trèsapparentes, faciles à saisir, ou que le larynx est peu proéminant ; le deuxième est applicable aux individus gras , dont les carotides sont entourées d'un tissu cellulaire très-abondant.
Un effet constant de cette compression , a été une diminution très-grande dans la fièvre et la fréquence du pouls, ce qui a engagé M. Blaud à ne jamais la prolonger au-delà de 5o à 60 minutes. On peut lire les détails relatifs à ce moyen, que ce savant praticien a consignés dans le (j2.c volume de la Bibliothèque médicale .
Les frictions mercurielles, faites aussi près du siège du mal que possible , ont été conseillées ; on affirme même que cette médication a réussi quelquefois aux docteurs Percival et Dobson . Toutefois, de nouvelles expériences ont démontré que ce moyen échouait plus souvent quil ne réussissait.
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