CINQUIÈME OBSERVATION
Le 28 avril 1828, les chaleurs cette année-là étaient déjà fortes, je fus appelé à 1 hôtel du Parc pour donner mes soins à M. ÂMÉDÉE de D....,âgé de 4 ans, malade depuis quelques jours. Cet enfant, d’une belle constitution , souffrait des douleurs aiguës dans tout l'abdomen , avait la diarrhée et beaucoup de fièvre ; le ventre était ballonné et douloureux au toucher; la peau était brûlante et sèche; le pouls, large , mou; la langue rouge sur les bords, blanche à la pointe , et jaune vers la racine.
( Boissons gommeuses sucrées , julep tempérant , fomentations émollientes sur le ventre, quelques demi-lavemens d’amidon. )
La nuit fut très-agitée , il y eut un peu de délire.
 ma visite du matin , je trouvai la pupille dilatée, la face alternativement rouge et pâle; le malade couché sur le dos, la tête fortement
portée en arrière* (Aux remèdes de la veille, j ajoute six sangsues autour du nombril, et des cataplasmes de riz saupoudrés de moutarde aux pieds. )
La nuit suivante fut calme ; le 3.e jour, 9.® de la maladie, le mieux se soutient; on continue les boissons mucilagineuses , on donne un peu de crème d'avoine. La guérison est prompte.