XXIII. — Observation de Siredey
B..., âgé de vingt-sept ans, eut un chancre en 18â9 ; six ou sept mois après survinrent angine, alopécie et douleurs vagues dans la tète.
En 185â. roséole et plaques muqueuses.
En 1855, le malade ressentit de la faiblesse dans les jambes. On le soumit à Tusage de brucine en pilules.
En 1857, il s’aperçut de tremblements dans les membres, plus marqués dans les membres inférieurs ; douleurs dans le dos, sa marche devint chancelante. Il survint des douleurs dans les deux régions temporales, qui augmentaient la nuit et troublaient le sommeil. Sens du goût affaibli, ouïe obtuse, embarras de la parole, perte de la mémoire, idées incohérentes, peu lucides.
En mars 1857, le malade entre à l’hôpital de la Pitié : embarras de la parole, le malade s'arrête au milieu d'un mot; il comprend cequon lui dit, mais souvent le mot propre lui manque pour répondre. Perte de
(1) Gros et Lancereaux, Des affections nerveuses syphUit. 1861, p. 282, obs. CLXIX.
ntCHERCHES SUR L’APHASIE SYPHILITIQUE.
la mémoire, un peu de délire ambitieux, le malade se croit grand musicien et poëte. Marche très-chancelante ; le sens du toucher est vague; anesthésie des jambes et des cuisses; douleurs dans la tète, pendant la nuit surtout. Urines involontaires. Licpieur de van Swieten et iodure de potassium.
25 juin. La mémoire est un peu revenue ; parole moins embarrassée ; le tremblement des membres a beaucoup diminué; marche facile. Il continue son Iraiteinenf.