‹ Aphrodite, drame musical en 7 tableauxChapitre 16 sur 29 · MOUSARION · texte numérisé non relu

MOUSARION

Et nous allons la faire boire l

MYRTO bas à liîiodis

Partons, Rhodis ! Ils sont tous ivres I Partons...

APHRODITE Ai

lUIODlS

Mais Théano?

MYRTO

Elle saura bien nous rejoindre:

Vier.s !

Elle Ventrafoe ; toutes doux se retirent inaperçues.

On remplit la coupe. — Mousarion la prend ; elle soutient d'une main la tête de Théano et de l'autre la fait boire. — Tout le monde est autour d'elle, les uns lui tiennent les bras, les autres les Jambes. Elle boit ea riant, puis elle repousse la coupe.

PHILOnilME

Allons (fonc ! ne la liichez pas! Tenez-la bien I La coupe n'est pas vide ; il faut qu'elle l'acliève !

On continue à lui entonner de force du vin. — Elle se d'^bnt, le vin se renverse sur elle. — Elle pouffe de rirû et se met à tousser.

SÉSO

Allons ! vous n'allez pas l'étrangler à présent !

Laissez-la !

On la lâi^be. — Théano se lève. On lui jette une peau de bêle sur les épaules. — Tout le monde la regarde ca ^iant.

TOUS

y Ah ! ah! qu'elle est drôle et gentille ainsi !

BACcms Un miroir! un miroir! il faut qu'elle se voie!

VILLE DE BRUXELLES - STAD BRUSSEL Archives - Axchief

42 y^'^!I^ODlTK

Au mot miroir, CItrysis,<iuJ est toujours assiso et accoudée^ et qui a assisté à celte scène avec indifférence, trcssaiile léqhrement. — Séléné va pour donner un miroir quelconque à Bacchis, qui Je rc/)Ousse.

Non, non! pas cchii-là ! le miroir de Rhodope! Elle est digne de s'y mirer ; va le chercher.

SéJcûé sort. — Chrysis s'est levée d'un mouvement automatique.

CimYSIS à part.

Le miroir de Rhodope! elle l'a donc toujours? Il s'est donc psPi'jnré ? Mais peut-ôlre elle ignore... Une seconde encore — et nous allons savoir... Ah ! je respire à peine !

C'est cet instant qui va décider de ma vie, • En remplissant mon espérance Ou la détruisant à jamais !

Pendant cet aparté de Chrysis, les autres convives ont continué à s'occuper de Thcano et à la Juliner. — Séléné Feutre les mains vides.

BACCniS

Le miroir ?

SÉLÉ>É avec effarement.

Il est... Il n'est plus là...

Il est... On l'a... volé!

HACCniS avec un cri.

Volé !

Sur ce mot, le visage de Chrysis^ prend une expression de triomphe et d'cxtaso.

CnilYSlS aeuh, à l'écart de tous les assislaDta.

Le miroir de Rhodope !

Le miroir est volé !

Démélrios a leiui sa promesse !...

^ Cependant, au cri de Bacchis, Scléné s'est laissée tomber a genoux.

BACCIIIS

qui a bondi sur elle^ la saisissant violemment :

Tu dis? Tu dis?... C'est loi qui l'as volé! Petite misérable, avoue-le ! avoue-le I Sinon, je le ferai parler à coups de fouet !

SÊLÈNÉ

Non, non, ce n'est pas moi !... G'çsl Gorinna!

BACCIIIS

Ta sœur ?

coruNNA

Moi ?

LES CINQ AUTRES MULATRESSES, se Joignant à Scléné :

Oui, c'est Gorinna, c'est Gorinna, c'est elle !

Elles so ruent sur Corinna, et lé Jotlenl, af*^lée, évanouie^ aux /)i('ds de Bacchis :

Chienne! chienne! voleuse!

Elle a pris le miroir !

BACCIIIS

El qu'en a-l-ellé fait

SÉLÉNÉ

Présent à son amant.

BACCHIS

Cet amant, quel est-il ?

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