LA JETÉE
Parapet blanc, sur lequel on s'accoude pour regarder la mer que l'on voit au delà. — A gauche, lo mur Céramique sur lequel, de temps à autre, un galant va graver une inscription, tandis que, de leur côté, des courtisanes vont l'inspocler, et, si la proposition gravée leur agrée, atlundoal, droites, contre le mur, qu'oo revienne les chercher.
C'est avant la tombée du Jour. — La Jetée est couverte d'une foule qui va et vient. — Des vendeuses de fruits passent avec des corbeilles pleines. — Des mendiants demandent l'aumône. — Des groupes se forment, causent, puis se dispersent. — Des jeunes gens, entre .autres Timon et Philodème, des philosophes, des courtisanes, parmi lesquelles Séso, 'l'ryphéra, Mousarion, Philotis. Je croisent, se mêlent, s'arrêtent, s'en vont deux à deux.
Un certain nombre de promeneurs s'arrêtenTpour écouler les deux petites joueuses de flùlc, Hhodis et Mjrlo, qui cliantenl ea s'accompagnaut sur leur instrument, tandis que Tliéano. sœur de Rbodis, exécute des poses et d<-s pas.
MYIITO Cl unODlS
Le Clièvre-pieds Jusques au fleuve A chassé la Syrinx, éperdue el farouche ! Eros, le pâle Eros, qui de larmes s'abreuve,
Au vol a baisé sa Joue cl sa bouche.
Puis, sur la tombe humide il a cueilli pour uous Les rooeaux dont il fil la flùle, voix louchante
6 APUKOIMTi:
D'une âme morte, ô femmes ! qui nous chante Le désir douloureux el doux !
Théano danse quelques instaDts encore au son des Ûûtes, puis s'arrête. — Des applaudissements se font entendre. — Tandis que Théano va auprès de Myrto et lui parle bas, en réparant le désordre de ses cheveux, lihodis se détache du groupe et va tendre la main aux auditeurs.