TIMO
Très volontiers. Voici pour toi, petite, Pour Théano, la sœur, et Myrii^ ton amie...
HIIODIS
Grâces le soient rendues !
Elle s'clujya;
SKSO à Trvphérn
Iras-tu, Tryphcra, chez la riche liacchis?
THYrni.KA
Chez Bacchis?
SKSO
Le second jour des Aphrodisies :
Elle afifranchit sa belle esclave Gorinna, Et donne* un grand baiiquet. N'es-tu pas invitée?
TKYPIIÉRA
Non, Séso, pas encore...
SÉSO
Je lui dirai qu'elle t'invite.
Elles passent.
MO'iSAHION
aborda il PLilodèm»
Philûdème, salut..,
PniLODEMfi
Salut, Mousanon. ^
ils s'cioKjueat easombh
Cependant, Rhodis a fini sa iourace. Elle retient auprès de l'héano et de Myrlo.
i;ii()i)is
Tiens, Myrto, voici ma recelte.
El- maiiUeiiant il faut que Thcaiio s'en aille Pour danser au souper du riclie Callidès;
Mais nous n'irons pas avec elle.
MYUro
Non, ma lUiodis, rentrons. Viens avec ton amie : Elle le bercera, dans ses bras endormie.
Elles sortent. — Thcano s'éloigcz dans une autre direction. — Brouhaha dans la foule.
VOIX niVEUSES
^u'y a-l-il donc ? Quel est ce mouvement?
PHILODÈME quittant Mousarion et remontant
Ah ! c'est le fier Démétrios qui se promène...
En offety Démétrios vient do paraître tout au bout de la jetéOy produisant une vive sensation dans la foule. — // traverse lentement la scène. Pair hautain et ennuyé. — Sur son passage^ on s'arrête, on Je regarde et tous chuchotent.
Philolis, Tryphéra, Séso, se pressent sur son passage^ cherchent à l'aguicher^ à attirer son attention. Il les évito.y détourne la tête, poursuit son chemin dédaigneusement.
PIIILOTIS
Salut, ô beau sculpteur.
TRYPHÉRA
Est-ce moi que tu cherches ?
SÉSO
A nos baisers tu te refuses, Et jamais au mur Céramique Sous le nom d'une courtisane
Tu ne vas inscrire Ion nom...
Regariie-moi, de grâce...
MOUSAIllOn iDterveasat
Es-lu folle, Séso ?
Nulle de nous ne séduira Le fier sculpteur à qui la reine Bérénice A voulu servir de modèle Quand il sculpta TAphrodile du temple ' Il est l'amant royal, le maître de l'figyple, Aussi puissant que la Reine elle-môme...
SÉSO
D'où vient qu'il a l'air triste ?
MOUSARIO:^
Il est toujours ainsi !
TRVPIIÉRA Mvec un soupir
C'est grand dommage, en vérité!
Démélrios est allé s'accoudor sur lo parapet. — Entrée" de la vieille CbimairiSy qui détourna l'attention des courti' s a nés.
PllILOTIS
Ah ! voici Chimairis, la juive qui sait lire Aux lignes de la main...
A.ussitôt, Séso, Tryphéray Philotis, d'autres courtisanes courent à la vieille^ l'entourent et lui tendent leurs mains.