LE BOIS
Un bois sacré, planté de cyprès et de sycomores. Une tomb^ tu milieu des fleurs. — Clarlé lunaire.
Myrto et Rhodis entrent, portant le corps de Chrysis»
TOUTES DEUX ensemble
Sans torches et sans char funèbfe, Pauvre Chrysis, nous l'apportons Sous les rayons froids de la lune.
Dans la- paix de ce bois sacré.
alternat ii/ement
0 Chrysis, lu fus la plus belle Naguère et la plus adorée.
Et si semblable à là Déesse Que le peuple te prit pour Elle.
Jamais fruit ne fut aussi doux, Aussi savoureux que ta bouche.
En loi la volupté flottait
^74 APIÏhODlTE
Comme une odeur perpéluelle.
Quand tu dénouais tes chevaux Tous les désirs s'en échappaient* El quand tu reformais tes bras On priait les Dieux pour mourir I
Elles enaevel l'usent le cadavre sous les fleuri. Fuis elles disent :
Déposons-la, puisqu'on nous Ta permis A l'ombre de ces beaux cyprès Dans cette tombe abandonnée Avec une obole en sa main :
Sinon, son ombre infortunée Resterait errante à jamais Au bord du fleuTe des Ënfeml