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Bekker, Anecdota græca, p. 529 et suiv

2. "Exipénua ἐστι λέξις ἄχλιτος, χατνγοροῦσα τῶν ἐν τοῖς δήματιν ἐγχλίσεων, χαθόλου À μεριχῶς, ὧν ἄνευ οὐ χαταχλείσει διάνοιαν. Définition reproduite textuellement (sauf la variante χαταχλείει pour χαταχλείσει) sans nom d'auteur, dans les scholies sur Denys le Thrace, p. 931-932. Priscien, XV, éaitio : « Adverbium est pars orationis indeclinabilis, cujus significatio verbis adjicitur, » Priscien, qui écrit ou du moins prétend écrire beaucoup de memoire, ne s'est pas assez souvenu ici d'Apollonius. Il est vrai

quil ajoute, une page plus loin : « Adverbium vero sine verbo vel participio, quod vim verbi possidet, non habet plenam sententiam, »

tenu dans le verbe appartient à Tryphon. Dans Τρύφων τύπτει Διονύσιον, l'acte passe de Tryphon à Dionysius qui en est l'objet. De même avec la voix passive : « Dionysius est frappé par Tryphon. » Les mots déclinables qui ne se joignent pas de cette facon à un verbe construit de cette même façon avec d’autres mots déclinables, ne s'appellent plus des mots déelinables, mais des adverbes, puisqu'ils ont la construction propre aux adverbes. Celui qui dit : Ταχὺ περιπατεῖ, peut bien rapporter le mot ταχύ à quelque nom déclinable, comme dans: Τὸ ταχὺ περιπατεῖ μειράχιον. Dans ce rapport, ταχύ s'appelle encore rom adjectif , et il s'accorde avec μειράχιον : τοῦ ταχέος μειρακίου, τῷ τὰν εἶ μειρακίῳ. Au contraire, s'il n'est pas lattributif du nom, mais du verbe, comme dans: Ταχὺ περιπατεῖ μειράκιον, 11 devient synonyme de ταχέως, et dés lors il est invariable. On comprend par là quelle règle il faut suivre pour distinguer les sens divers d’une même locution. Nous avons du moins une preuve de l'invariabilité de l’adverbe dans ce fait, qu'un mot déclinable, s’il est employé adverbialement, devient aussitôt indéclinable!.

« Que l’adverbe soit un attribut des modes du verbe, c'est ce que démontrent d’abord les raisonnements précédents, où l’on ἃ vu que tout adjectif déclinable servant d’attribut, non pas à un nom mais à un verbe, devient par là même un adverbe et cesse d'être déclinable. Maintenant, de même qu’un nom propre où un nom appellatif peut se passer d'adjectif, tandis qu'un adjectif demande toujours un nom sur lequel il s'appuie , excepté certains ad-

4, Même démonstration dans la Syntaxe, I, 9.

é jectifs particuliers, tels que reorixépuuvos et ἐννοτίya [que l'usage admet comme des noms propres]; de méme on peut toujours concevoir un verbe qui, sans adverbe, complete une pensée, mais non pas un adverbe sans un verbe, ou sans un participe, le parlicipe renfermant en puissance les propriétés du verbe (je ne dis pas pour cela que les participes à eux seuls complètent une pensée, mais que les adverbes se rapportent même aux participes.….)' Cette règle se peut démontrer par des exemples: « Tryphon «lit » forme un sens complet, mais non pas « Fryphon « bien, » si nous n'ajoutons pas le verbe... Nous disons encore : « L'homme écrit bien, » et le discours est régulier, car chaque mot se rapporte à celui qui lui convient : | l'article au nom, l'adverbe au verbe]. Mais si l'adverbe est enfermé entre l'article et le nom, il n'y a plus de régularité, comme dans : « Le-bien-homme- « écrit, » chaque partie étant enlevée à sa construction naturelle. » L'auteur montre ensuite qu'il n'y a qu'un moyen de rendre ces sortes de phrases régulieres, qui est de placer un participe entre le nom et le verbe, ce dernier, du reste, étant toujours nécessaire pour (ormer un sens complet. Exemple : Ὁ χαλῶς ἄνθρωπος γρά- Vas ἐτιμήθη *, « L'homme ayant bien écrit fut honore. »

1. lei commence (p. 530) une longue digression, qui s'étend jusqu’à la page 331, 1. 22, et qui se compose de deux parties, l'une sur l'importance relative des parties du discours, où l’auteur renvoie à la Syztaxe (1, 3), l’autre sur une propriété des adverbes qui sera mentionnée ci-dessous (p. 193, n. 2); puis le raisonnement se continue comme dans notre analyse, Évidemment il y a eu là quelque transposition dans les manuscrits. Comparez, plus bas, p. 194, n. 1.

2. Comparez : Sync, Il, 8, et 1, 43, 44. L'auteur y renvoie lui-même deux fois, p. 532.

« Nous disons que les adverbes se rapportent aux verbes d’une facon générale ou particulière, parce que quelques-uns peuvent s’accordér, sans que leur signification s’y oppose, avec tous les modes, toutes les personnes, comme, par exemple, Üten, ainst, et beaucoup d’autres. De même quelques adjectifs peuvent s'appliquer à tous les noms, d’autres n'admeltent qu'une construction plus spéciale. Ainsi blanc et noir peuvent s'appliquer à tous les corps; éloquent, intelligent, ne peuvent se rapporter qu’à des êtres qui ont la parole ou l'intelligence , c'est-àdire aux animaux raisonnables. De même le sens particulier à quelques adverbes en restreint l’application. Ἄγε, qui exprime l’encouragement ne peut se construire avec l'indicatif, ni avec l’optatif, ni avec aucun autre mode que l'impératif... Les adverbes de temps s'accordent et se construisent avec les temps du verbe. Par exemple, Lier s'accorde avec un passé... au contraire, demain ne se construira qu'avec les temps qui marquent une action non accomplie'. Toutefois, ceux qui ne déterminent pas un temps spécial, mais qui expriment seulement la durée d’un fait à quelque moment que ce soit, peuvent se construire avec tous les temps; par exemple alors...» |

L'auteur démontre ensuite que les adverbes de temps modifient quelquefois aussi la valeur des temps auxquels ils se joignent, et il termine par les deux remarques suivantes :

« Il faut ajouter que les adverbes ne se construi-

4. Comparez, dans la Syntaxe, 1.1. le développement de la même idée.

DE L'ADVERBE. 193 sent pas nop plus avec toutes les personnes. Tel est ὦμοι, mot sur lequel nous aurons à discuter plus bas, s'il ne renferme pas, comme l'ont supposé quelques grammairiens, le pronom μοί. »

« N'oublions pas non plus de dire pourquoi, si les adverbes se mettent avant ou après les verbes, ils tirent leur n e ce premier usage. » La raison de ce fait est , selon Apollomus, que l'usage de placer l’'adverbe avant le verbe était plus naturel que l'usage contraire ᾽,

Eufin une observation qu'il ne faut pas négliger ici, et qui, dans le texte d’Apollonius, ne se trouve pas à sa place, c'est que l’adverbe sert d’attribut, non-seulement aux verbes exprimés, mais encore aux verbes sous-entendus, comme dans les exclamations de joie, Lien! et autres, qui sous-entendent toujours le verbe de l'action *.

Nous avons fort abrégé ce préambule et pourtant on ἃ dù y remarquer encore de la diffusion et du désordre, défauts habituels d'Apollonius, que les copistes ont pu augmenter encore par des transpo-

1. De l'Adv., p. 535 : Τί δή ποτε [ei] χαὶ ἐν ὑποτάξει ἐστὶ τὰ ἐπιῤῥήματα τοῦ ῥήματος χαὶ ἐν προτάξει, ἀπὸ τοῦ προτετά θαι τὴν ὀνομασίαν ἔλαδε; πρὸς ὅ ἐστιν ὑπαντῆσαι ὅτι ὅμοιόν ἐστι τῷ χαὶ τὴν αὐτὸς ἀντωνυμίαν ἐπιταγματιχὴν χαλεῖν, ᾿Ἐπιτάσσεται μέν' Αὐτὸς ἐχών οἱ δῶχα — .... ὑποτάσσεται δὲ οὕτως" Σοὶ δ᾽ αὐτῷ μελέτω᾽᾽ καὶ ὁμοίως ἀπὸ τῆς χατὰ τὴν ἀρχὴν συντάξεως ἐπιταγματιχὴ ὠνόμασται. Οὐδὲν οὖν χωλύει χαὶ τὸ ἐπίῤῥημα τῇδε ἐτχηματίσθαι.

2. De Γ Ade., p. ὅ31, dans la seconde moitié de la digression signalée plus haut (p. 191, n. 1)... Καθὸ τοῖς εὖ ἀναγινώσχουσι τὸ κάλλιστα ἐπιφωνοῦμεν χαὶ rois εὖ διατιθεῖσιν ἡμῖν τὸ ἥδιστα, χαὶ τοῖς ἀχριδοῦσι τὰς ἰδίας πράξεις χαὶ τέχνας τὸ χαλῶς ἐπιφωνοῦμεν. Où ἡμῖν, qui est bien la leçon du ms., semble une faute de copiste pour ἡμᾶς, si toutefois il n’y a pas là dans le texte quelque altération plus grave encore.

sitions maladroiles ‘, mais qui semblent tenir ici à la rédaction même du livre, et qui ne se remarquent pas seulement dans le préambule,

Après avoir justifié sa définition, Apollonius annonce tout de suite qu’il va traiter (comme il ἃ fait dans son livre sur le Pronom), des formes dont Île caractère adverbial parait contestable, et, en eflet, il discute successivement sur les mots : οἴμοι et ὦμοι, χρή et δεῖ", Enr, ὑπόδρα, πύξ et λάξ, ὄφελον, ἀχέων, ἄνεῳ. Puis il passe à l'examen des formes diverses de l’adverbe proprement dit (περὶ τῶν ἐν ταῖς φωναῖς σχημάτων), et dans l’'énumération que renferme ce morceau, il y a encore des adverbes douteux, par exemple les mots terminés en φι et le mot αὕτως ", sur lesquels on retrouve des discussions fort semblables à celles du chapitre précédent. Bien plus, ce chapitre des locutions douteuses semble avoir dû contenir autrefois le détail des discussions que nous trouvons résumées dans les trois derniers chapitres de la Syntaxe : là, en effet, l'auteur démontre le caractère adverbial des mots : εἰσό, σήμερον et ἐξαίons; puis il explique l’étymologie de ces mots et leurs rapports avec la préposition , en renvoyant sur plusieurs points à son traité de l’Adverbe*. 1] était

4, Voyez, plus haut, p. 191, n. 1, et plus bas, p. 197, πη. 2. Il y a encore, p. 534, lignes 9-17, un passage sur les adverbes οὗ et ναί qui est évidemment transposé et qui interrompt un raisonnement relatif aux adverbes de temps.

2. Morceau traduit plus haut, p. 174-179, d’après l’abrégé que notre auteur en a donné lui-même dans la Syntaxe, 111, 15.

ὃ. De l’Ado., p. 574 et p. 585.

4. Par exemple, IV, 12, au commencement , ἔφαμεν paraît se rapporter au traité de l’Adverbe, p. 593; ibid., p. 342,

d’une fois défini et analysé avant Apollonius. Les

he

difficile sans doute de distinguer nettement, sur ces questions, la syntaxe et la théorie des parties du discours. On pouvait cependant attendre d'Apollomius une meilleure distribution des matieres comprises dans ses recherches.

Ce qui m'étonne plus encore, c'est de ne trouver mentionné dans les premières pages du traité de l'Adverbe aucune.opinion antérieure à celle d’Apollonius sur la nature de ce mot, quand le traité du Pronom et celui de la Conjonction nous offrent chaeun une critique, plus où moins étendue, des définitions et des dénominations adoptées jusque-là par les grammairiens. L’adverbe cependant avait été plus

Stoiciens déjà le signalent, plutô® d'après sa forme, « intermédiaire , disaient-ils, entre celles des trois

genres de l'adjectif! ; » ou bien ils l'appellent παν-

δέχτης, parce que dans la classe de l’adverbe ils font rentrer tous les mots et toutes les locutions qu'ils ne peuvent autrement définir*. Le Manuel de Dervs le Thrace appelle l'adverbe « une partie du ‘discours qui est indéclinable, qui modifie le sens du verbe ou qui se joint au verbe », et il donne une division des

1. 15, ἔφαμεν répond à la page 581 ; ébid., p. 343, 1. δ, ἔφαμεν δὲ χαὶ ἐν ἑτέροις, aux pages 545, 549, etc,

1. Diog. Laerce, VII, #7. Cf. Schol. sur Denys, pages 641, 939. Simplicius ad Aristotelis Categ., p. 43 (textes réunis par Lersch, 1. c., p. 44, 45). On citait pour exemple χαλῶς, intermédiaire entre χαλοί, χαλαΐ, χαλά.

2. Charisius, 11, p. 171, 173 et 175, éd, Putsch, Dans le dernier passage , il explique ainsi l'idée des Stoiciens : « Nam omnia in se capit quasi collata per satiram concessa sibi rerum varia potestate, » L'idée des Stoiciens est naivement développée

par Sergius, p. 1852, éd. Putsch.

adverbes qui ne vaut pas mieux que cette définiüon'. Enfin Tryphon avait écrit un livre spécial sur l’Adverbe, auquel Apollonius renvoie souvent pour des questions particulières ἢ. Mais un passage de la Syntaxe permet de conjecturer que tous ces travaux avaient un caractère peu philosophique et que les faits y étaient réunis, mais non expliqués” : de là sans doute l’oubli où Apollonius les ἃ laissés, contre son usage, dans le préambule du traité de lAdverbe.

On cherche aussi, mais inutilement, dans ce traité, une division plus simple et moins superficielle que celle de Denys le Thrace; car la classification suivante, qui commence ce que je puis appeler le troisième chapitre‘ me repose que sur la forme des mots, etse rapporte seulement à ce que les grammairiens nommaient les espèces de l’adverbe :

1. Chapitre xxiv : Ἐπίῤῥημαά ἐστι μέρος λόγου ἄχλιτον, χατὰ δήματος λεγόμενον , ἢ ἐπιλεγόμενον ῥήματι. Sa division ne contient pas moins de vingt-cinq classes.

2, P. 548, sur ὑπόδρα. P. 558, sur) éydec. Β, 569, sur otav, etc. Voyez aussi De Velsen, 7ryphonis fragmenta, p. 47 et Sulv.

8. Synt., IV, 11 : “EËÿs ῥητέον καὶ περὶ τῆς πρὸς τὰ ἐπιῤῥήματα συντάξεως τῶν προχειμένων μορίων. To δὴ ἐπάνω, περιχύχκλῳ, ὑποχάτω, ἀποδίς, ἀποψέ, τὰ τούτοις παραπλήσια ἔχεσθαι συνθέσεως τῆς πρὸς τὰς προθέσεις αὐτὸ μόνον ὑπέλαύον οἱ πρὸ ἡμῶν, οὐδεμίαν ἀχριδὴ ἀπόδειξιν ποιησάμενοι δι᾿ ἧς τὸ δισταζόμενον τῆς συντάξεως περιεγράφετο.

4. Le manuscrit intitule cette partie : Δευτέρα διάλυσις, διερ-μηνεύουσα χαὶ διαλύουσα τὰ τῶν φωνῶν σχήματα τῶν ἐπιῤῥημάτῶν * ἣ γὰρ πρώτη περὶ τῆς ἐννοίας αὐτῶν διελέχθη. Maïs ce titre ne peut être d’Apollonius, qui dit ici simplement et selon son habitude : ᾿Εχομένως σχεπτέον καὶ περὶ τῶν ἐν ταῖς φωναῖς σγηυνάτων. De même, p. 558. Cf. δγηέ., III, 45 et 27 : ἘἜχομένως ῥητέον. Du Pron., p. 128 : ᾽᾿Εχομένως καὶ ὑπὲρ τῶν χτητικῶν ῥητέον,

« Les adveibes sont primitifs ou dérivés. Les dérivés viennent : ou d’autres adverbes, comme ἀνωτέρω de ἄνω: ou de noms, comme βοτρυδόν de βότρυς ; ou de verbes, comme χλέξδην de #érrw; ou de pronoms, comme ἐχείνως de ἐχεῖνος, αὐτόθεν de αὐτός ; ou de participes, comme ἐπισταμένως de ἐπιστάμενος ; ou de prépositions, comme ἔξω de ἐξ, et ἔνδον de ἐν". » Si imparfaite qu'elle nous semble, cette division pourrait du moins étre observée utilement dans l'énumération des adverbes ; or il s'en faut bien qu'elle le soit. Par la faute de l’auteur ou par celle des copistes , les adverbes dérivés et les primitifs se succèdent l'un à l’autre à peu près sans ordre. A la page 585, l’auteur ferme expressément le chapitre des adverbes dérivés de formes casuelles’, et cependant on trouve tout de suite apres cette déclaration, l'analyse des mots αὕτως et νουνεγόντως, celle des adverbes en οἵ comme Μεγαροῖ, en de comme οἴχαδε, celle du mot ἔναγχος et d’autres, qui ne peuvent étre à ses yeux des primitifs.

1. Morceau reproduit avec quelques variantes dans les Scholies sur Denys le Thrace, p. 936; on trouve encore dans les mêmes scholies quelques débris anonymes de l'érudition d’Apollonius.

2. Καὶ τοσαῦτα μὲν περὶ τῶν παρὰ τὰ πτωτιχὰ παρηγμένων. Δοχεῖ δὲ πρωτότυπον τὸ ἕως "οὐ γὰρ προὐνέστηχέ τι" τό τε ἀνταποδοτιχὸν αὐτοῦ τέως. ᾿Η ππόορηται δὲ χαὶ τὸ αὕτως, etc. La discussion sur ἕως se réduit donc à deux lignes. Elle est peut-être mutilée aujourd'hui dans le manuscrit, comme la discussion sur ὄφελον, p. 552. L'auteur parait y faire allusion, p. 612 : Ὅτι πρωτότυπόν ἐστι τῶν εἰς ὡς ληγόντων τὸ ἕως δῆλον où μὴν τὸ ἰσοδυναμοῦν εἰσό, ete. Un peu plus haut, p. 607, il dit en propres termes, contrairement à l'assertion de la page 5SS : Τὰ εἰς ou λήγοντα ἐπιῤῥήματα περισπᾶται " ἔστι δὲ παραγωγά, Suivent les exemples.

On aperçoit bien çà et là, dans le cours du livre, des traces d’une division logique des adverbes. L’auteur distingue, en effet, des adverbes de temps, χροvd; de lieu, τοπιχά; de commisération, cyeraxστικά,, etc.;s mais on ne trouve ni dans Priscien ni dans les commentateurs de Denys le Thrace, ni dans la Syntaxe de Michel le Syncelle le moyen de ramener ces divisions à un plan régulier.

La Grammaire de Théodore Gaza, au xv° siecle, range les adverbes conformément aux neuf classes d’attribut qui, avec la substance, forment les dix Catégories d’Aristote , et parmi les modernes, Regnier Desmarais distingue d’après le même principe, les adverbes qui marquent : 1516 temps, 2° le lieu ou Ja situation, 3° l’ordre ou le rang, 4° la quantité ou le nombre, 5° la qualité, 6° la maniere, 7° l’affirmation, la négation et le doute, 8° la comparaison ΄. C'est peut-être le meilleur moyen de mettre quelque ordre dans l’infinie variété des locutions adverbiales. Aucun grammairien n'y avait-il pensé avant Théodore Gaza ? L'esprit systématique d’Apollonius semblait mieux préparé qu'aucun autre à cette application, d’ailleurs si simple, de la philosophie à la grammaire. Mais, s’il l’eût même essayée, comment croire quil n’en restât nulle trace ni dans les cent pages de son traité sur l’Adverbe, ni dans la Syntaxe, ni dans les commentateurs de Denys le Thrace, ni dans aucun des grammairiens latins ? Ces derniers surtout avaient une occasion bien naturelle d’en

4, C’est à peu près où aboutit la division de G. Hermann, dans un bon chapitre de son traité : De emendanda ratione Grammaticæ græcæ, ΤΙ, 11,

parler, lorsque, par une innovation heureuse, ils signalaient la nature toute particulière de l'interjection, restituant à leur rang parmi les autres parties du discours, ces mots qui, chez les grammairiens grecs, se partagent entre la classe des adverbes et celle des conjonctions".

Une autre lacune se remarque dans la théorie d'Apollonius sur l’adverbe. L'auteur, s’attachant avec trop de rigueur à l’étymologie du mot, s’obstine à ne voir dans l’adverbe qu'un attribut du verbe ou tout au plus du participe. Il ne considère pas que, si l'adverbe modifie dans le verbe l'idée de l'action ou de l’état exprimée par ce dernier, il doit pouvoir aussi modifier cette même idée quand elle est exprimée par un adjectif; en d'autres termes, que l'adverbe est un véritable attribut d’attribut, comme l'ont justement défini quelques grammairiens modernes. Et pourtant Apollonius a fort bien dégagé par l'analyse l'élément attributif et la préposition contenus dans l’adverbe*; il a fait plus, il a décomposé les comparatifs en un positif et un adverbe de quantité, tel que μᾶλλον, ce qui lui montrait clairement l’adverbe modifiant un adjectif”, mais il n’a pas tiré de cette analyse la conclusion qui nous semble en ressortir comme d'elle-même.

Il soutient aussi trop rigoureusement que l’adverbe est invariable, puisque ce mot reçoit des degrés de comparaison. Mais Apollonius considère, en général, tout adverbe au comparatif ou au superlatif comme le

4. Voir plus haut, chap, m1, p. 72, note 9, 2, Voir plus haut, chap. vi, S 14, p. 186, note 4, 3. ϑδυηξιν 1, 28; II, 12; de la Conj., p. 492 et 508.

dérivé d’un adjectif employé au même degré de comparaison, et non pas comme le comparatf ou Île superlatif d’un positif adverbial. Ainsi, comme ἐῤῥωμένος forme j’adverbe ἐῤῥωμένως, de même ἐῤῥωμενέστερος formera ἐῤῥωμενεστέρως ; mais ἐῤῥωμενεστέρως n'est pas, selon A un comparatif directement dérivé de ἐῤῥωμένως. Toutefois il ne peut méconnaitre que certains adverbes, surtout des adverbes de lieu, ont des comparatifs et des superlatifs qui ne se rattachent à aucune forme adjective, ainsi ἐγγυτέρω et ἐγγυτάτω viennent directement de ἐγγύς, ἀνωτέρω et ἀνωτάτω viennent de ἄνω, sans qu'il soit besoin de recourir aux formes adijectives ἐγγύτερος, ἀνώτερος, etc.; et la preuve de cela, c’est que, si ces adverbes venaient des adjectifs correspondants, ils se termineraient en ὡς ou en «, non pas en ο΄. L'observation est juste, au point de vue spécial de Ja grammaire grecque, et elle est développée avec beaucoup d’érudition et de finesse par notre auteur; mais on regrette de voir la discussion s'arrêter à ces minuties d’une utilité toute pratique. Les distinctions consacrées ici par la grammaire grecque ré-

4. De PAde., p. 556, et p. 578-580 : Εἴπερ παρὰ τὸ ἀλλο χαὶ παρὰ πάντα τὰ ὑπερθετιχὰ τὸ τοιοῦτον ἂν παρείπετο, ὥστε ἀπὸ

QU / οὦ \ , / τοῦ pe ΡΣ ἡμᾶς τὸ OP ER DR no ταχὺς TATU.... ἀλλ᾽ oÙy ὡς ἔστι (. ὡς οὐχ ἔστι) τὰ τοιαῦτα ἐπιῤῥήματα παντὶ προῦπτον. —"Eorr μὲν οὖν παρὰ μὲν ὄνομα τὸ ᾿ἐγγύτερος ἐπίῤῥημά τὶ συγκριτικὸν ὀνουατικὸν τὸ ἐγγύτε βον, οὗ ὑπερθετιχὸν τὸ ἐγγύτατα ᾿ χαὶ ἔτι παρὰ τὸ ἀνώτερος ἐπίῤῥημά τι τὸ ἀνώτ ε--

+ \ \ f , / \ ρον, οὗ ὑπερθετικὸν τὸ ἀνώτατα ὡς με ῦτοι ee Los παρὰ τὸ ἀνωτέρω δμοισκατάληχτον πεσεῖται τὸ ἀνωτάτω, ὥστε Rmpeon τὸ ἀνωτάτω τοῦ ἀνώτατα, à τὸ μὲν ὀνοματιχόν ἐστιν ἐπίῤῥημα, τὸ δὲ ἐπιῤῥηματιχόν.

pondent à une vérité générale que la philosophie du langage devait approfondir.

« Tous les adverbes, dit Apollonius, n'admettent pas de compare » 1] fallait dire nettement lesquels l’admettent et lesquels s'y refusent. Apollonius ne le dit que pour les adverbes de lieu. À prepos de ces mêmes adverbes, Apollonius fait plus loin un rapprochement ingénieux. De même, dit-il, qu'il y a des noms qui ont des terminaisons pour les trois genres, d’autres qui n'ont que deux genres, d’autres enfin qui n'en ont qu’un ; de même il v ἃ des adverbes de lieu qui ont trois formes, l'une pour la station , la seconde pour l'égression, la troisième pour la tendance ou l'entrée dans un lieu : οἴχοθε, οἴκοθεν, οἴχαδε ; d'autres, comme ἄνω, s'appliquent à déux de ces idées, à l'exclusion de la troisième qui a besoin d'un mot distinct, ἄνωθεν; d'autres enfin, comme πρόσθεν, servent pour les trois idées. L'auteur est tout près de remarquer que les principaux cas de la déclinaison grecque répondent aux relations élémentaires, σχέσεις, qu'il appelle ἐν τόπῳ, ἐχ τόπου, εἰς τόπον. Mais il s'arrête avant d’avoir déterminé le rapport qu'ilsemble avoir aperçu*,

1. De l'Adv,, p. 579 : Τὰ ἐπιῤῥήματα οὐχ ἅπαντα τὴν σύγκρισιν ἀναδέχεται, ὅτι μὴ μόνον τὰ ἀναδεόμενα εἴη τοπιχά, εἰς.

2. De l'Adv., p. 615 (comparez avec ce morceau la Syntaxe, IV, 12, et un chapitre de la Syntaxe de Planude dans Bachimann, Anecd. gr., t. 11, p. 119-425, sur ce que nous appelons aujourd’hui les questions de lieu)... : Toÿrov τὸν τρόπον ἔστιν εὑρέσθαι καὶ τὴν τῶν τοπιχῶν ἐπιῤῥημάτων σχέσιν οὐ μόνον μοναξιχὲν οὗταν, ὥστε μὴ xal ἐξ ἀχολουθίας ἐγγίνεσθαι τὰς ὑπολοίπους σχέσεις τῶν τόπων, ὥσπερ ἐπὶ τοῦ πῇ ἐπιῤῥήωματος χαὶ ἄλλων ὧν παριθέμεθα, ἢ ἐξ ἀκολούθου προφορᾶς τὴν τρισσὴν διάστασιν ποιεῖσθαι, ὥτπερ τὰ Lou” δ παρὸ τὴν οἴχου ἀποτελεῖται τὸ οἴχοθι, οἴχοθεν, οἷ-

Tout le livre sur l’Adverbe est plein de ces remarques. qui contiennent parfois le germe d'une théorie philosophique , mais qui jamais ne l’achèvent. Aussi nous y ferons plus d’un emprunt dans notre dernier chapitre, en appréciant l'utilité des écrits d’Apollonius pour l'histoire de la langue grecque ; mais il nous conviendrait moins de nous y arrêter longuement dans un chapitre consacré surtout à l'analyse philosophique de l’adverbe,

$ 3. De la Conjonction,

Le traité de la Conjonction nous est parvenu en-— core moins complet que le traité de l’Adverbe‘; mais les débris qui en restent sont pleins d'intérêt, et peuvent heureusement être en partie complétés à l'aide de la méthode que nous avons suivie jusqu'ici dans ces recherches.

Apollonius entrait en matière par des considérations peu bienveillantes, mais instructives pour nous, sur les travaux de ses prédécesseurs :

« Les traités précédemment écrits sur la Conjonction par beaucoup de grammairiens, étant trop imparfaits, ne satisfaisaient point ceux qui partageaient

χαδε, καὶ τοῦ ἐπιῤῥήματος χατὰ τὸ δέον τὴν ἀκόλουθον φωνὴν ἀπενεγχαμένου. Les mots ὧν παρεθέμεθα, ἢ ἐξ etc., offrent évidemment quelque altération. Après οὐ μόνον on attendrait ἀλλὰ χαί. Au lieu de ἢ le manuscrit porte à (fol. 179, verso), variante que Bekker n’a pas notée ; à défaut d’une correction plus complète , l'éditeur aurait pu, du moins, mettre un point en haut après παρεθέμεθα.

4, Voyez plus haut, chap. 1, p. 23, 24. | pe

les exercices de notre école’. Les uns, en effet , se sont bornés à énumérer les conjonctions et les échanges qui ont lieu de l'une avec l'autre, c'est-à-dire les synonymies qu'elles présentent ; d'autres, à noter dans quel cas elles se placent avant ou après les mots | qu'elles unissent |, négligeant tout ce qu'il y avait de plus important, je veux dire la valeur méme des conjonctions, leurs figures, et beaucoup de choses encore dont nous parlerons. D'autres enfin , se servant de termes étrangers à la grammaire, introduisent | dans cette discussion | des idées stoiciennes qui n'ont pas grande utilité pour la technologie grammaticale. Il y a, du moins, tout un ensemble d'observations , difficiles ; à comprendre, sur la forme des mots, observations nécessaires pour bien connaître les règles de tous les dialectes et les traditions de la langue hellénique dans tous les genres d'écrits, et auxquelles ne touche même pas la théorie des Stoiciens sur le langage”. Et il est évident que le même défaut se retrouvera dans ce qu'ils disent sur

2. "Ἔστι γοῦν πολλή τις καὶ δυσπερίληπτος περὶ τὰς φωνὰς τήρησις [δι᾽ ἧς] κατορθοῦται πᾶσα διάλεχτος, πᾶς σχηματισμὸς συντείνων εἰς Envy (1. πανὶ παράδοσιν ἀναγνωσμάτων, ἧς οὐδὲ war” ὀλί- Ὧον ἐπιψαύει ὁ παρὰ τοῖς Στωϊχοῖς περὶ τῆς φωνῆς λόγος. Après τήρησις le copiste ἃ laissé en blanc un espace que M. Bekker se contente de noter par des points et que j'essaye de combler par les mots δι' ἧς, qui remplissent convenablement l’espace vide et qui satisfont au sens, Le style d’ Apollonius est, dans tout ce morceau, d'une obscurité que je ne me flatte pas d'avoir toujours pénétré Pour le sens de ἀνάγνωσμα, comparez : Sync, 1, 14 I,1

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ces parücules ᾿.... Nous, au contraire, nous parlerons séparément de la forme et du sens des conjonctions”; nous en définirons les figures d’après les mots qui les accompagnent (?), distinguant ainsi les simples des composés; puis nous examinerons les prétendues conjonctions qui ne méritent pas ce nom, enfin celles qui deviennent enclitiques , et celles qui ue peuvent pas le devenir. Pour traiter ces divers faits, il nous ἃ fallu nécessairement quêéter parmi l'École’, et emprunter à chacun de nos devanciers ce qui nous était utile. Nous y ajouterons, avec la clarté convenable, ce que nous avons pu trouver nous-mêmes, sans nous écarter absolument de l'opinion des Stoïciens. »

1. Il y a encore ici une lacune de cinq ou six lettres dans le manuscrit. Peut-être cependant faut-il, sans rien suppléer, rattacher xat δῆλον ὡς καὶ ἐπὶ τῶνδε τῶν μορίων τὸ αὐτὸ παραχολουθήσει, à la phrase suivante, où Apollonius expose sa propre méthode en lPopposant à celle des Stoiciens. Le sens serait alors : « Et il est évident qu'à propos de ces particules nous suivrons encore la même méthode; car, etc. » Cf., p. 495, 1. 22 : Δῆλον ὡς καὶ ἐπὶ τοῦ προχειμένου ταὐτὸν παραχολουθήσει.

2. Πάλιν γὰρ ὑποσταλήσεται ὃ περὶ αὐτῶν λόγος ἐν φωνῇ καὶ δηλουμένῳ. De même, au commencement de l’Adverbe : Πάση λέξει παρέπονται δύο λόγοι, ὅ τε περὶ τῆς ἐννοίας καὶ ὃ περὶ σχήματος τῆς λόγους ὑποσταλήσεται. On aimerait mieux lire dans les deux endroits ὑποδιασταλήσεται, car Apollonius emploie ordinairement ὑποστέλλω dans le sens de ὑφαιροῦμαι. Voyez : Syntaxe, I, 3, et IV, 16, à la fin; de la Conj., p. 494. De même ὑποστολή, Syn., 1, 26; de la Conj., p. 497. Quant aux mots φωνή et δηλούμενον, ils sont, à chaque page du traité de la Conjonction , opposés l'un à autre, dans le sens qu’ils ont ici.

3. Καὶ ἕνεχά γε τῶν τοιούτων παραδόσεων ἀναγχαίως εἰς σχολικὴν ἀντιδολὴν χατέστημεν, ἐχλεγόμενοι παρ᾽ ἑχάστου τῶν πρὸ ἡμῶν τὸ χρειῶδες. Je cite le texte par défiance de ma traduction.

Ici Apollonius commençait à disputer contre le stoïcien Posidonius; de sa discussion il reste à peine une page, et celle page est interrompue par une lacune dont il est difficile d'apprécier l'étendue. Une autre lacune nous prive de toute la théorie générale de la conjonction, et le texte ne recommence plus qu'au milieu de l'ouvrage, dans le chapitre des conjonctions appelées διχζευχτιχοί. Nous tâcherons de suppléer à tant de pertes par quelques autres témoignages.

Avouons d'abord qu'Apollonius ne semble pas trop sévere, quand il bläme si nettement ce qu'on ἃ dit avant lui sur la conjonction.

Aristote, qui a peut-être le premier donné au mot σύνδεσμος le sens grammatical qu'il a gardé depuis dans les écoles grecques, se faisait une idée assez confuse du rôle de la conjonction ; car il lui arrive de comprendre sous ce mot non-seulement τέ, xx, γάρ, elc., mais encore les locutions comme ὁ μέν, ἐγὼ μέν, où la conjonction est unie à un pronom’; et quand il essaye de la définir dans sa Poétique, on ne peut que sourire des détours où il s'embarrasse :

« La conjonction est une voix non significative, qui n'augmente ni ne diminue le sens d'une locution composée de plusieurs voix; elle se place soit aux extrémités, soit au milieu, quand elle n'est pas faite pour étre au commencement, comme 57, #45. Ou

1. Entre les mots δύναμιν et ἵνα φαμέν, M. Bekker dit en note : « In cam vocem (δύναμιν) desinit folium eodicis 92, nulla lacunæ ποία. » Mais il aurait dû noter qu'entre le feuillet 92 et le 93 il “reste l'onglet d'un feuillet qui paraît avoir été coupe.

2. Rhctorique, WI, 5 et 12; Problèmes , XIX, 20. CI. Denys d'Halic., περὶ Συνθέσεως,, chap. v; Quintilien , 1, 4.

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bien : c’est une voix non significative, qui, de plusieurs voix significatives, forme une seule voix significative'. »

Posidonius combattait cette étrange idée qui faisait de la conjonction un mot dépourvu de sens”, et qui semble avoir eu cours même parmi les Stoiciens*. On peut donc lui faire honneur d’un essai de classification de ces particules, où il déterminait assez bien le rôle de chacune d'elles dans la syntaxe grecque ". Quelques-unes même des dénominations qu’il proposait sont admises par Apollonius. La définition qu'on trouve dans Denys le Thrace résume quelques-unes de ces observations, en attribuant à la conjonction la propriété de subordonner l'une à l’autre les parties du discours; mais elle consacre une grave erreur en reconnaissant des particules explétives qui n'ont pour objet que de remplir les vides de l'expression’, et elle satisfait si peu ses scholiastes qu’ils s’empressent d'y opposer celle d’Apol-

1. Chap. xx : Σύνδεσμος δ᾽ ἐστὶ φωνὴ ἄσημος, À οὔτε χωλύει οὔτε ποιεῖ φωνὴν μίαν σηυμαντικήν, ἐκ πλειόνων φωνῶν πεφυχυῖαν συντίθεσθαι, xal ἐπὶ τῶν ἄκρων καὶ ἐπὶ τοῦ μέσου, ἣν μὴ ἁρμόττῃ ἐν ἀρχὴ λόγου τιθέναι καθ᾽ αὑτόν, οἷον μέν, ἤτοι, δή" À φωνὴ ἄσημος ἐχ πλειόνων μὲν φωνῶν μιᾶς, σημαντιχῶν δέ, ποιεῖν πεφυχυῖα μίαν σημαντιχὴν φωνήν. Οἵ, Lersch, Sprachph. der Alter, XI, p. 266.

2, Apollonius, de la Conj., p. 480 : Ποσειδώνιος ἐν τῷ περὶ Συνδέσμων, ἀντιλέγων πρὸς τοὺς φάσχοντας ὡς οἱ σύνδεσμοι où δηλοῦσι μέν τι, αὐτὸ δὲ μόνον τὴν φράσιν συνδέουσι, etc.

3. Diogène Laërce, VII, 58, donne pour stoïcienne cette définition : Σύνδεσμός ἐστι μέρος λόγου ἄπτωτον, συνδοῦν τὰ μέρη τοῦ λόγου.

4. Diogène Laërce, VII, 71, 72, comparé avec Apollonius, de la Conj., p. 315, 518, 519; Synt., IV, 11.

3. Chap. xxv : Σύνδεσμός ἐστι λέξις συνδέουσα διάνοιαν μετὰ τάἕεως καὶ τὸ τῆς ἑρμηνείας χεχηνὸς πληροῦσα.

lonius, changeant même de rôle, à cette occasion, au point qu on Jes prendrait pour des commentateurs d'Apollonius qui ont seulement, en passant, mentionné une opinion de Denys. Apres quelques réflexions sur l'importance du sujet qu'il va traiter, un scholiaste ajoute : | « La conjonction s'appelle ainsi parce qu'elle réunit entre elles les parties du discours, comme on peut l'apprendre par sa définition, qui est conçue en ces termes : « La conjonction est une partie du « discours, qui ne se décline pas, qui réunit entre « elles les parties du discours, et qui signifie en com- « mun avec elles, pour marquer soit le rang, soit la « quaniité. » Voilà la définition transmise dans l’École; celle de Denys est erronée, comme on s'en convainera par le commentaire , etc.’ » Cette déjinition traditionnelle est évidemment celle d'Apollonius, dont on reconnait aussi les explications dans le commentaire grec. C'est bien notre grammairien qui distinguait deux rôles principaux de la conjonclion : juxtaposer les parties du discours (δύναμιν), et subordonner ces parties l'une à l’autre (τάξιν), dis-

4. Bekker, #necd, gr., p. 982 : Σύνϑδεσμος γὰρ διὰ τοῦτο χαλεῖται χαὶ λέγεται, διὰ τὸ εἶναι αὐτὸν συνδετιχὸν τῶν τοῦ λόγου μερῶν, ὡς ἔστι [τοῦτο] καὶ dx τοῦ ὅρου χαταμαθεῖν " ἔχει γὰρ οὕτως" Σύνδεσμός ἐστι μέρος λόγου ἄχλιτον, συνδετιχὸν τῶν τοῦ λόγου μερῶν, οἷς χαὶ συσσημαίνει, ἢ τάξιν À δύναμιν παριστῶν. Οὗτος ὁ ὅρος παραδέδοται, ὃ δὲ τοῦ Διονυσίου ἑπταισμένος ἐστίν, ὡς ἔστιν ἐχ τῆς ἐξηγήσεως καταμαθεῖν οὕτως, x. +. δ. Priscien, XV, 1 : « Conjunetio est pars orationis indeclinabilis, conjunctiva aliarum partium orationis, quibus consignificat, vim vel ordinationem demon strans. Vim, quando simul esse res aliquas signilicat, ut : Et pius et fortis fuit Æneas ; ordinem , quando consequentiam aliquarum demonstrat rerum, ut : δὲ ambulat, movetur, »

tinction juste, quoique exprimée en termes obscurs. En effet, dans cette phrase : « δὲ je me promène, je me meus, » σἱ détermine entre les deux propositions un ordre qui ne peut être changé sans que l'idée soit en même temps changée. On ne pourrait pas dire avec le même sens : «57 je me meus, je me promène. » Au contraire, dans : «Je me promène et je lis, » la conjonction rattache l’une à l’autre deux propositions dont l'ordre peut être interverti sans inconvénient pour l'idée qu'elles expriment. Denys le Thrace aperçoit, il est vrai, le second rôle de la conjonction, lorsqu'il reconnaît une classe de conjonctions appelées συμπλεχτικοί qui « forment le lien du discours prolongé à l'infini’, » et lorsqu'il oppose à l’idée de subordination (τάξις) celle de simple existence (ὕπαρξις, la δύναμις d'Apollopius). Mais on peut croire que chez Apollonius toutes ces idées étaient analysées avec plus de rigueur:

La division logique des conjonctions par Apollonius se retrouve, sans doute, dans la liste suivante, que nous offre Priscien ; l’auteur latin se réfère une fois, en propres termes, à son maitre Apollonius, et il est presque partout d'accord pour le reste avec les textes du traité de la Conjonction® et de la Syntaxe,

4. Chapitre xxv : Συμπλεχτιχοὶ μέν εἰσιν ὅσοι τὴν ἑρμηνείαν ἐπ᾽ ἄπειρον ἐκφερομένην συνδέουσιν.

2. XVI, 1, p. 637-639... « Causales, quas alii in una specie posuerunt, Apollonius, pater Herodiani, in quinque species dividit, quas supra ostendimus. » La classification d’Apollonius se retrouve aussi, en partie du moins, dans l'Abrégc de Syntaxe par Michel le Syncelle, dont il sera parlé à la fin de notre chapitre vir.

qui méme nous permettent d'augmenter encore sa nomenclature :

1. Copulativa , Ve συμπλεχτιχός d'Apollonius, de la Conj., p.484, ou ἀθροιστιχός, p. 497, et Syntare, 1, 43. Exemple : Καί, et.

2. Causalis, αἰτιολογικός, qui se subdivise en cinq espèces :

15 causalis, αἰτιολογικός proprement dite, p. 497, ou αἰτιώδης, p. 505, 512. Exemple : Ὅτι, parce que.

3. 2° Continuativa, συντπτιχός, p. 501 ; Cf. p. 486, et Syrnr., ΠῚ, 28. Exemple : El, sé,

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