eh ΠῚ, 24 : Πολλάχις τὰ ἰσοδυναμοῦντα παραλλήλως
Mais si les explétives ont un sens, pourquoi leur avoir donné le nom d’explétives ? C’est, répond sensément Apollonius, que lorsqu'elles ont un sens, elles se distribuent, en vertu de leur sens même, entre les classes précédemment énumérées : elles ne forment une classe à part que grâce à la propriété, qui leur est commune, de perdre presque toujours leur signification particulière pour servir seulement à l'élégance et à l'harmonie du langage familier ou du style poétique‘. En cela, comme en plusieurs autres parties de la science, ce qui détermine l'emploi d'une dénomination, c’est la pluralité des exemples ἢ.
Rien, ce me semble, de plus clair ni de plus vrai que cette théorie des particules explétives. Si M. G. Hcrmann l'avait pu connaître, en 1801, lorsqu'il publiait son traité sur la Réforme de la Grammaire grecque, il se serait certainement autorisé d’Apollonius contre les préjugés de quelques grammairiens modernes qu'il combat sur ce sujet°.
πατεῖ, Cf. III, 28, même observation sur ce genre de pléonasme ; et II, 12, p. 118, où 1] montre que souvent ces répétitions ajoutent de la force au mot principal.
1. P. 520 : Ἥτε γὰρ ἀνὰ χεῖρα ὁμ'λία χαὶ af συντάξεις at ἀρ-χαῖαι καὶ πᾶσα ποιητικὴ γραφὴ τρέπεται ἐπὶ τὴν εὐφωνίαν, καὶ διὰ τοῦτο εὔχρηστα τὰ προχείμενα μόρια. CF. Syntaxe, 1, 2, quelques exemples de ce genre de pléonasmes.
2. De la Conj., p. 520 : Δέδοται ὅτι où σύνδεσμοι δηλοῦσί τι, τὸ δὲ πλεῖον ἀεὶ ἐπικρατεῖ τοῦ ἐλάττονος. ... Οἱ μέντοι παραπληρωματικοὶ σύνδεσμοι χαλούμενοι, τὸ πλέον πλεονάσαντες ἤ περ δηλοῦντες, χατὰ τὴν ἐναντίαν παράθεσιν τοῦ συνδέσμου ἀπὸ τοῦ πλεονάσαντος τὴν ὀνομασίαν ἔσχον. Même doctrine résumée dans la Syntare, IIT , 28, où il se réfère au traité spécial de la Conjonction, et de l’Adv,, p. 568, 1. 26 et suiv., où il y a peut-être aussi une allusion à la partie aujourd’hui détruite du περὶ Συνδέσμων.