XXVI PRÉFACE
pour en faire son neveu. Un prince de la maison de Portugal, et un autre prince de la maison de Savoie la demandèrent successivement en mariage, sans plus de réussite. Mazarin la donna enfin le i^' mars 1660, au duc de la Meilleraie^ fils du maréchal de ce nom et qui était alors grand maître de l'artillerie. Il l'obligea, en raison de ce mariage, à prendre le titre de duc de Mazarin.
C'était un fort singulier personnage que ce nouveau Mazarin : un peu illuminé, fantasque, l'esprit dérangé, passant même pour fou et qui fit de son ménage un véritable enfer. Les scènes violentes, les querelles conjugales, suivies de séparations et de raccommodements, entremêlées de la retraite momentanée d'Hortense au couvent, puis de nouveaux rapatriages suivis aussitôt de nouvelles brouilles, tel fut d'abord le tableau de cette vie désormais manquée. Le tout finit par la fuite d'Hortense qui « planta » là tout net son impossible époux.
Elle partit pour l'Italie où elle alla rejoindre sa sœur Marie qui raconte avec quelques détails,