‹ ApologieChapitre 7 sur 59 · PREFACE. XIII · texte numérisé non relu

PREFACE. XIII

nés du jeune roi et de la nièce de son ministre, des poursuites dont elle fut l'objet, des correspondances sans nombre qu'elle échangea avec

sage suivant des Mémoires de Madame de Moîteviîle, qui établit si péremptoirement, à ce sujet, la situation respective des deux personnages :

oc L'aversion que la Reine avait pour M'ie de Mancini s'était fort augmentée par un discours que lui avait fait son oncle. Il était esclave de l'ambition, capable d'ingratitude et du désir naturel de se préférer à tout autre. Sa nièce, enivrée de sa passion et persuadée de l'excès de ses charmes, eut assez de présomption pour s'imaginer que le Roi l'aimait assez pour faire toutes choses pour elle : de sorte qu'elle fit connaître à son oncle qu'en l'état où elle était avec ce prince , il ne lui serait pas impossible de devenir Reine, pourvu qu'il y voulût contribuer. Il ne voulut pas se refuser à lui-même une si belle aventure, et en parla un jour à la Reine, en se moquant de la folie de sa nièce, mais d'une manière ambiguë et embarrassée , qui lui fit entrevoir asseï;^ clairement ce qu'il avait dans l'âme pour l'animer à lui répondre ces mêmes paroles : « Je ne crois pas, Mon- « sieur le Cardinal, que le Roi soit capable de cette lâ- « cheté; mais s'il était possible qu'il en eût la pensée, je « vous avertis que toute la France se révolterait contre ft vous et contre lui, que moi-même je me mettrais à la a tête des révoltés et que j'y engagerais mon fils. »

« Sous le coup de cette foudroyante réponse, ajoute Chantelauze, Mazarin rentra sous terre, mais il en garda un implacable ressentiment. Soit qu'une déclaration si

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