‹ ApologieChapitre 6 sur 59 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

cependant celui qui lui vaudra à jamais la célébrité de son nom. En effet, si son oncle s'y fut prêté jusqu'au bout, elle devenait reine de France. Le roi, dans l'ardeur de la première passion véritable qu'il éprouvait, lui en avait donné toutes les marques les plus précieuses, et les heures d'absence, les séparations calculées, les obstacles imaginés par la vigilance d'Anne d'Autriche n'avaient réussi qu'à exciter, qu'à allumer davantage les feux naissants du royal amant. C'est à la reinemère elle-même, à elle seule, que revient l'honneur d'avoir repoussé une alliance, qui ne servait en rien les intérêts de la monarchie et qui se lût effectuée au détriment du mariage espagnol lequel allait assurer la paix entre les deux pays et donner dans l'avenir le trône de Charles-Quint à un petit fils de Louis XIV.

En effet, c'est grâce aux résistances absolues de la reine que Mazarin, peut-être hésitant \ fit son devoir. La place nous manque pour entrer ici dans le détail des amours si vifs et si passion-

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