‹ ApologieChapitre 9 sur 59 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

son nom, de son trône, de la France, exigeaient qu'il renonçât à épouser sa nièce; enfin Marie Mancini elle-même renonçant au roi et facilitant ainsi la conclusion tant désirée du mariage espagnol '.

I. « Les choses en étaient là, lorsque le Cardinal reçut une lettre de sa nièce qui le combla de joie autant que de surprise. Marie Mancini, ayant appris d'une manière certaine, et sans aucun doute par les soins de Mazarin, que les clauses du mariage du Roi avec l'Infante allaient être signées, prit une résolution que l'on peut dire héroïque. Sa fierté fut plus forte que son amour et sa douleur. Elle eut le courage de ne plus écrire un mot à Louis XIV et, en même temps, elle fit sa soumission à son oncle.

ff A cette nouvelle inespérée et à laquelle il devait son salut, Mazarin prit la plume et écrivit sur-le-champ à Mme de Venel cette lettre, où éclate toute sa joie et dont jusqu'à ce jour on n'avait publié que quelques fragments ' :

« Je vous avoue que je n'ai pas eu depuis longtemps un « si grand plaisir que celui que j'ai reçu en voyant la lettre « que ma nièce m'a écrite et la nouvelle que vous me « donnez de l'assiette où est présentement son esprit, « après qu'elle a su que le mariage du Roi était tout à fait « arrêté.

■' Je vous prie de lui témoigner de ma part que je

« l'aime de tout mon cœur ; que je m'en vais songer sé- <r rieusement à la marier et à la rendre heureuse, et qu'elle

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