XVI PREFACE
Nous avons ainsi résumé, en quelques lignes, la principale et la plus intéressante partie du travail si complet et si nouveau de Chantelauze, et nous ne saurions trop conseiller au lecteur de s'y reporter, pour lire ensuite, avec plus de fruit et de plaisir les Mémoires que nous réimprimons aujourd'hui.
Mais c'est surtout la vie d'une grande dame italienne, et la peinture de la société même de
« le sera au dernier point si elle s'applique tout de bon à « profiter de la tendresse que j'ai pour elle et de l'estime (( que j'en fais par l'action qu'elle vient de faire, car, sans « l'exagérer, je vous déclare qu'elle est telle qu'il eût été a malaisé d'en attendre une semblable d'une personne de a quarante ans, qui eût été toute sa vie nourrie parmi les ce philosophes.
a: Et, puisqu'elle se plaît à la morale, il faut que vous « lui disiez de ma part qu'elle doit lire des livres qui en « ont bien parlé, particuHèrement Sénèque , dans lequel a elle trouvera de quoi se consoler et se confirmer avec « joie dans la résolution qu'elle a prise.
a Je suis persuadé qu'elle aime trop sa gloire, son avance tage et sa réputation pour y apporter le moindre chan- « gement, et vous lui direz de ma part que je serais au « désespoir si cela arrivait, et qu'elle perdrait le mérite (c de la plus belle action qu'elle puisse faire de sa vie. » {Louis XIV et Marie Mancini, pages 135 et suiv.) ^