II, p
23f) APOLOGIE POUR FÉNELON
lesse de Louis XIV. Or, à parler selon les probabilités normales, Fénelon eût été plus qu'octogénaire à Tavènement du duc de Bourgogne. Ceci soit dit uniquement pour prendre une fois de plus sur le fait la préoccupation de M. Grouslé. Pour le reste, je laisse aux pharisiens cette pitoyable querelle. Des hommes tels que Bossuet et Fénelon ont le droit de viser à tout. Bossuet a voulu être cardinal, Fénelon, premier ministre. On le sait pour le premier, on le conjecture pour le second. Honni soit qui mal y pense ! Passons à des questions plus sérieuses.
Au seul M. Crouslé, l'histoire du quiétisme ne présente pas de mystère. Rien de plus simple. Fénelon s'est voué, tôte et cœur, à la cause de madame Guyon. Pour défendre cette cause, il a, non seulement écrit un livre fort dangereux, mais encore remué tous les ressorts de la politique. Contre ce novateur, contre ce conspirateur, Bossuet s'est dressé, assisté de deux évêques presque aussi admirables que lui, armé des seules forces de l'invincible vérité. D'un mot, pas trace de cabale dans cette histoire, sinon du côté de Fénelon.
Toute la cabale de l'évêque de Meaux, c'est d'être d'accord avec la majorité de l'Eglise K
L'évêque de Meaux possédait l'estime du roi... mais, de parti, aucun 2.
Une telle candeur nous permettant de renoncer à plusieurs de nos avantages, soyons beaux joueurs et, négligeant la correspondance de Bossuet avec son neveu, concédons à M. Crouslé qu'en un certain sens,