‹ Apologie pour FénelonChapitre 119 sur 250 · II · texte numérisé non relu

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tit's réel quoique invraisemblable, Bossuet n'a pas de parti. Qu'est-ce à dire, sinon qu'il ne veut pas, qu'il ne croit pas en avoir et donc qu'en vérité il n'en a pas. Il ne faut pas prendre Fénelon à la lettre quand il fait de Bossuet l'auteur responsable de tout le scandale. Les apparences lui donnaient assez raison sur ce point et s'il en savait plus long — ce dont, pour ma part, je ne doute guère, — la peur d'achever la disgrâce de ses amis, lui commandait une réserve absolue sur les menées profondes de ses vrais adversaires. Quoi qu'il en soit, Fénelon exagère quand il reproche à Bossuet d'avoir été le principal agent de la cabale. Qu'il y ait eu cabale, sauf M. Crouslé, personne ne le met en question. Mais « l'innocent théologien », mais (( le plus simple de tous les hommes » ne s'est jamais douté des intrigues sans nombre qui exploitaient sa passion et se couvraient de son génie. Ni premier mobile, ni grand meneur^ mais occasion guettée et saisie au vol, mais instrument de M"'^ do Maintenon et de plusieurs autres. M. Crouslé se demande finement :

Il y a donc eu, paraît-il, une cabale montée pour discréditer la perfection de l'amour ^

Vous l'entendez rire d'ici. Quand il aura fini, je lui proposerai les textes sans nombre que j'ai cités dans la première partie de ce livre. Encore n'ai-je pas tout dit. Mais reprenons notre récit oii nous l'avons laissé tout à l'heure, au moment de la publication des Maximes. Bossuet écrit le 23 février :

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